Malèna

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Malèna

Réalisation Giuseppe Tornatore
Scénario adaptation :
Giuseppe Tornatore
histoire :
Luciano Vincenzoni
Acteurs principaux

Monica Bellucci
Giuseppe Sulfaro

Pays d’origine Drapeau de l'Italie Italie
Sortie 2000
Durée 109 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Malèna est un film italo-américain de Giuseppe Tornatore (2000), avec Monica Bellucci.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Au printemps 1940, Mussolini a déclaré la guerre à la France et au Royaume-Uni. La ville (fictive) de Castelcutò (en Sicile) est en liesse. Renato Amoroso, un garçon de treize ans, est heureux pour d'autres raisons. Il vient de recevoir sa première bicyclette et de tomber sous le charme de Malèna, une ravissante veuve de guerre qui fait tourner la tête à tous les hommes du village et attire la haine des épouses jalouses. Renato, littéralement envoûté, la suit partout avec son vélo. Mais Malèna est victime des refoulements et des convoitises des habitants de Castelcutò. Le petit garçon va trouver le moyen de l'aider, et grâce à elle, il apprendra les leçons de la vie.

Résumé[modifier | modifier le code]

L'histoire se passe à Castelcutò, une région imaginaire de la Sicile, pendant la Seconde Guerre mondiale. Voilà que Renato Amoroso, âgé de treize ans et vivant chez ses parents avec sa sœur aînée, tombe amoureux en même temps que ses camarades de Maddalena Scordia, surnommée Malèna, la femme la plus belle et la plus convoitée du pays, qui habite seule puisque son mari vient de partir pour le front : chaque jour le jeune garçon se rend à bicyclette auprès de chez elle pour pouvoir la regarder et l'admirer. Mais dans la dure réalité sicilienne, la beauté de Malèna représente pour elle une malédiction puisque, devenue le rêve sexuel de chaque homme du pays, elle s'attire la haine de chaque épouse, qui voit le désir que son mari éprouve pour cette femme.

L'amour que Renato ressent pour Malèna est tout au contraire profond et sincère et elle devient pour lui une obsession, alors que son jeune âge l'empêche de se déclarer. Il commence alors à l'épier continuellement, à la suivre, et en vient même à lui voler un jour une pièce de sous-vêtement qu'elle avait étendue dans le jardin. Malèna ne se préoccupe pas des vilaines rumeurs qui circulent sur elle et continue sa vie difficile, puisqu'à cause de racontars infondés sur son compte, son père la chasse de la maison et lui tourne le dos, au nom de l'honneur de la famille.

Arrive un jour une terrible nouvelle : son mari est mort à la guerre. Voilà Malèna maintenant veuve et sans père : pour une femme belle comme elle, n'avoir personne pour la protéger équivaut à se retrouver sans défense, aussi bien contre la haine des femmes jalouses que devant la convoitise sexuelle de leurs maris. Des rumeurs ignobles courent et se multiplient : on s'imagine que cette femme, maintenant qu'elle est devenue veuve, a accordé ses faveurs à une foule d'hommes de la ville. Malèna se défend contre ces attaques mais, sous l'accusation d'adultère, elle est traînée devant le tribunal par une dame âgée, femme d'un dentiste célèbre (auquel a même été accordé l'honneur d'arracher une dent au duce) : elle obtient gain de cause, mais se voit violée par son avocat qui voudrait d'ailleurs l'épouser mais essuie un refus de la part de sa mère, qui ne veut pas voir son fils auprès d'une « donnaccia ».

Seule à présent, sans argent ni ami (pour manger, elle doit payer un paysan en lui donnant ses cheveux), elle endure tout dans la souffrance jusqu'au moment où elle se rend compte que son unique salut dans cette période de guerre ne peut venir que de sa beauté : elle change d'aspect et de comportement et, bien à contrecœur, elle décide de survivre en vendant son corps aux hommes les plus en vue de la région. Renato, bouleversé, voudrait la défendre contre tous mais il en est incapable et continue seulement à chercher à se faire voir et à penser à elle pendant ses nuits d'insomnie, se masturbant sans arrêt pendant qu'il imagine Malèna, suivant le cas, comme la Jane de Tarzan, comme Cléopâtre, comme la chérie du gangster ou la jolie pin-up des calendriers érotiques.

Entretemps les événements de la guerre se précipitent et les Allemands envahissent Castelcutò : pendant quelques mois Malèna se prostituera à tous les soldats allemands en même temps qu'une autre femme fatale du pays, qui auparavant avait été la maîtresse du baron. Mais, lorsqu'en 1943 les Allemands s'en vont et qu'arrivent les Américains, son destin change : les femmes du pays, toujours jalouses et remplies de haine contre Malèna, utilisent le prétexte de la collaboration pour la lyncher publiquement en lui coupant les cheveux et en la laissant pour morte. Dans son état lamentable, elle regarde tous les hommes de la ville et met à hurler comme pour leur reprocher de ne l'avoir pas défendue après leur convoitise envers elle.

Humiliée et meurtrie elle s'en va à Messine, mais contre toute attente son mari qu'elle croyait mort revient mais mutilé. Il a perdu un bras et contracté aux Indes une maladie qui a failli l'emporter. Il ne trouve pas Malèna, la cherche et se voit repoussé et mis à l'écart par les mêmes hypocrites qui, quand il était absent, n'avaient cessé de courir après sa femme. Renato, mûri et peiné en voyant la solitude dans laquelle vit cet homme, lui raconte tout dans une courte lettre anonyme, dans laquelle il conclut qu'il l'a vue partir pour Messine.

Le film se termine un an plus tard : Renato, qui a grandi, est maintenant fiancé avec une fille du même âge que lui. Il voit Malèna et son mari traverser la place du pays. Renato sourit légèrement, parce que dans le retour de Malèna il voit la revanche de l'amour, qui triomphe de la guerre et d'un passé qui l'avait souillée. Son mari l'aimait vraiment et c'est sans la moindre honte qu'il se promène avec elle, ayant bien conscience que la vie a été difficile à la fois pour lui et pour sa femme, jetée dans la solitude en pleine guerre. Malèna enfin va au marché et, après un instant d'hésitation, toutes ces femmes qui l'avaient haïe et l'avaient regardée avec mépris et envie s'empressent de la saluer, ce qui annonce des rapports normaux. Renato la regarde rentrer chez elle après avoir acheté des fruits : « Encore aujourd'hui, conclut le jeune alors devenu vieux, elle est la seule que je n'ai jamais oubliée ».

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]