Maison natale de Jeanne d'Arc

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Maison natale de Jeanne d'Arc
La maison natale de Jeanne d'Arc, en 2011.
La maison natale de Jeanne d'Arc, en 2011.
Présentation
Date de construction XVe siècle
Destination initiale Habitation
Propriétaire Département des Vosges
Protection Logo monument historique Classé MH (1840)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Commune Domrémy-la-Pucelle
Localisation
Coordonnées 48° 26′ 31.7″ N 5° 40′ 28.2″ E / 48.442139, 5.674548° 26′ 31.7″ Nord 5° 40′ 28.2″ Est / 48.442139, 5.6745  

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La maison natale de Jeanne d'Arc est une maison bâtie au XVe siècle à Domrémy-la-Pucelle, connue pour avoir vu la naissance de Jeanne d'Arc en 1412. Il s'agit de la ferme de son père attenante à l'église de Domrémy[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La maison natale de Jeanne d'Arc dans une gravure illustrant un conte de Frédéric Soulié, publié par la revue Musée des familles en 1834. Le linteau de la porte en accolade datant de 1481 représente les armoiries de Jeanne d'Arc bûchées lors des Trois Glorieuses puis restaurées[3].

La maison natale de Jeanne d'Arc, identifiée comme telle dès le XVe siècle (Jeanne d'Arc la décrit précisément lors de son procès[4]), est à l'origine la ferme de Jacques d'Arc appuyée au coteau même dans le village-tas de Domrémy. Elle est composée de quatre pièces (désignées par la tradition chambre natale - pièce principale correspondant à la chambre des parents et la cuisine avec la cheminée monumentale ; chambre de Jeanne et sa sœur ; chambre des frères et cellier) couvertes par un toit en appentis abritant un grenier. Elle reste la propriété de la famille de Jeanne d'Arc jusqu'au XVIe siècle, elle est vendue en 1587 à Louise de Satinville, Comtesse de Salm[5]. Au XVIIIe siècle, les Gérardin possédant une ferme voisine la rachètent pour en faire une dépendance agricole. Ils font construire un corps de ferme moderne sur l'avant[6].

Des touristes prestigieux l'ont visitée très tôt, ainsi Michel de Montaigne au XVIe siècle, puis l'historien lorrain Dom Calmet au siècle suivant.

La maison a été achetée pour 2 500 francs à Nicolas Gérardin[7] le 20 juin 1818 par le conseil général des Vosges[8], a été restaurée (les constructions avoisinantes ont été détruites pour la mettre en valeur au centre d'un jardin arboré) et classée monument historique par la première liste de 1840[1].

En 1820, Louis XVIII finance l'érection d'un monument néoclassique en calcaire d'Euville (fontaine monumentale en forme de portique à quatre pilastres et un fronton de style grec) orné sur un cippe d'un buste de Jeanne d'Arc en marbre blanc sculpté par Jean-François Legendre-Héral ; il est sur une place voisine de la maison [9],[10].

Sur la façade principale, au-dessus de la porte d'entrée, une niche a été aménagée dans laquelle a été installée en 1839 une statue de Jeanne d'Arc agenouillée, en armure. Il s'agit d'une copie en fonte d'une statue conservée au centre d'interprétation johannique « Visages de Jeanne »[11]. Cette œuvre est une variante de la statue commémorative érigée sur le pont d'Orléans en 1562, détruite en 1793 mais bien connue par la gravure. On a émis l'hypothèse d'une commande des comtes de Salm, propriétaires de la maison de Jeanne depuis 1586, ou d'une statue provenant de la chapelle des Du Lys dans l'église paroissiale. Cependant, l'existence d'une statue identique (détruite en 1793), érigée en 1611 par Étienne Hordal dans la cathédrale de Toul, plaide pour le rattachement de cette œuvre à l'ensemble de l'oratoire du Bois-Chenu, emplacement actuel de la basilique du Bois-Chenu. Mutilée au niveau des bras et des jambes, il s'agit de la plus ancienne statue de Jeanne d'Arc actuellement conservée[12].

Galerie[modifier | modifier le code]

Inspirations[modifier | modifier le code]

La maison natale de Jeanne d'Arc vue par Henry Ossawa Tanner en 1918.

La maison natale de Jeanne d'Arc est représentée sur une toile conservée dans l'église Saint-Jacques-le-Majeur de Ménil-en-Xaintois[13].

Elle a inspiré le poète Pierre-Antoine Lebrun pour un poème écrit en 1815[14].

Elle est l'objet d'un tableau d'Henry Ossawa Tanner en 1918.

Elle est le sujet d'un timbre émis en mai 1996.

Elle est reproduite dans le Parc Miniature Alsace Lorraine.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Notice no PA00107138 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. « De Jeanette de Domremy à Jeanne d'Arc », documentaire de Perrine Kervran et Véronique Samouiloff avec Olivier Bouzy, Magali Delavenne, Jean-Luc Demandre, Catherine Guyon, La Fabrique de l'histoire, 31 janvier 2012.
  3. « Jeanne d'Arc : son blason et sa devise », Au blason des armoiries.
  4. Le 22 février 1431, Jeanne rapporte à ses juges le récit du premier appel de ses voix, vers l'âge de treize ans : «Et cette voix vint quasi à l'heure de midi, en été, dans le jardin de son père, et ladite Jeanne n'avait pas jeûné le jour précédent. Elle entendit la voix sur le côté droit vers l'église.»
  5. « La maison natale à Domrémy », stejeannedarc.net.
  6. « La maison natale de Jeanne : Guide du visiteur » [PDF], conseil général des Vosges.
  7. On donne également à ce vétéran des guerres de l'Empire la Légion d'honneur et la médaille de la ville d'Orléans)
  8. Annie Jourdan, « Images de la Pucelle à l'époque révolutionnaire », dans Ton Hoenselaars (dir.) et Jelle Koopmans (dir.), Jeanne d'Arc entre les nations, Rodopi B.V., coll. « Cahiers de recherche des instituts néerlandais de langue et de littérature française » (no 33), Amsterdam et Atlanta, 1998, 147 p. (ISBN 90-420-0338-3), p. 53–76 (72).
  9. « Jeanne d'Arc - Fontaine - Domrémy monument en l'honneur de la pucelle - 1820 - Médaille no 15 », medailles-jeannedarc.fr.
  10. Eusèbe Girault de Saint-Fargeau, Guide pittoresque du voyageur en France, vol. 3, Paris, Firmin Didot frères,‎ 1838 (lire en ligne), p. 11.
  11. « Notice no PM88001178 », base Palissy, ministère français de la Culture.
  12. Domremy-la-Pucelle, Histoire et patrimoine, Épinal, Conseil général des Vosges, 2013, p. 49
  13. « Notice no PM88001062 », base Palissy, ministère français de la Culture.
  14. Vers écrits à Domrémy en visitant la maison natale de Jeanne d'Arc, sur Wikisource.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Elsa Sené et Olivier Bouzy, La maison natale de Jeanne d'Arc à Domremy, Orléans, Maison de Jeanne d'Arc,‎ 1997, 24 p. : exposition à la maison de Jeanne d'Arc d'Orléans, du 9 octobre 1997 au 30 avril 1998, organisée par le Centre Jeanne d'Arc
  • Alexandre Sorel, La Maison de Jeanne d'Arc à Domremy, H. Champion, Paris, 1886, 115 p.
  • Jacques Choux, « L'authenticité de la maison de Jeanne d'Arc à Domremy », Le Pays lorrain, 1974
  • Charles-Nicolas-Alexandre de Haldat du Lys, Examen critique de l'histoire de Jeanne d'Arc, suivi de la relation de la fête célébrée à Dom-Remi en 1820 et de mémoires sur la maison de Jacques Darc et sur sa descendance, Nancy Grimblot et veuve Raybois, 1850, 336 p.
  • A.-Frédéric Huin-Varnier, Histoire populaire de Jeanne d'Arc, suivie de détails curieux sur sa chaumière, sur les lieux que la pieuse héroïne a visités, et sur l'établissement d'un musée à Domremy (Vosges), Paris, Garnier frères, Neufchâteau, Kienné, 1856, 174 p.
  • Jean-Baptiste Prosper Jollois, Histoire abrégée de la vie et des exploits de Jeanne d'Arc, surnommée la Pucelle d'Orléans, suivie d'une notice descriptive du monument élevé à sa mémoire à Domremy... et de la fête d'inauguration célébrée le 10 septembre 1820, Paris, P. Didot l'aîné, 1821, 202 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lieux johanniques lorrains[modifier | modifier le code]

Autour de Neufchâteau[modifier | modifier le code]