Maison de Wittelsbach

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Wittelsbach

Description de l'image  Wappen Deutsches Reich - Koenigreich Bayern (Grosses).png.
Pays Drapeau du Royaume de Bavière Royaume de Bavière
Lignée Louis de Kelheim
Titres Rois de Bavière
Fondation 1803
Déposition 1918
Louis III de Bavière
Ethnicité allemand
Les Wittelsbach ont donné leurs armes, fuselées en bande d'azur et d'argent, à la Bavière, et leurs couleurs au drapeau actuel de celle-ci.

La maison de Wittelsbach est une famille souveraine d'Allemagne occidentale, l'une des plus anciennes et des plus puissantes du Saint-Empire romain germanique. Elle régna en particulier sur la Bavière et sur le Palatinat, et a donné des souverains au Saint-Empire, à la Suède et à la Grèce.

Origines[modifier | modifier le code]

Du bourg de Wittelsbach, au nord est d'Augsbourg, détruit en 1209 en représailles de l'assassinat de Philippe de Souabe ne reste qu'une église (de) élevée en 1418 par les Chevaliers Teutoniques.

C'est une famille princière, issue d'Othon Ier de Scheyern, comte palatin de Bavière, acquéreur du château de Wittelsbach au XIe siècle. Cette famille est en fait une branche de la maison de Babenberg qui avait déjà régné sur la Bavière.

Son petit-fils, Othon Ier de Wittelsbach, reçut en 1180 de l'empereur Frédéric Ier Barberousse le duché de Bavière confisqué à Henri le Lion, duc de Bavière et de Saxonie de la maison de Welf d'Este (ducs de Bavière depuis 1070). Surnommé Othon le Grand, il est la tige des Wittelsbach qui régnèrent sur la Bavière pendant 738 ans, jusqu'en 1918.

Le petit-fils d'Othon le Grand, Otton II l'Illustre, reçut en outre le titre de comte palatin du Rhin par son mariage avec l'héritière du Welf Henri de Brunswick, dignité assortie de la souveraineté sur le Palatinat.

Par la suite des Wittelsbach occupèrent les sièges épiscopaux de l’empire, tels Cologne — assorti de la dignité électorale — ou Liège.

Deux lignes dynastiques[modifier | modifier le code]

La maison de Wittelsbach se scinda en deux lignes au XIVe siècle, les possessions de Louis II de Bavière (1229-1294), comte palatin, étant partagées entre ses deux fils :

  • la branche aînée dite Rodolphine, issue de Rodolphe, reçut le Palatinat du Rhin. Cette branche palatine réunit les deux héritages (Bavière et Palatinat) à l'extinction de la branche cadette en 1777.
  • la branche cadette dite Ludovicienne, issue de Louis, eut la Bavière et, depuis 1621, le Haut-Palatinat.

La Maison palatine[modifier | modifier le code]

À partir de Robert III, qui fut élu empereur mais ne put régner, la maison palatine se scinda à son tour en plusieurs branches régnant sur des comtés palatins, l'électeur palatin se réservant la souveraineté sur le Palatinat électoral. Ces branches ou leurs rameaux se succédèrent ensuite sur le trône du Palatinat.

La branche de Palatinat-Simmern (de) (Étienne de Bavière, 1385-1459), comtes palatins de Simmern — qui passa au protestantisme—, succéda à la branche aînée en 1559 (Frédéric III du Palatinat, 1515-1576) et compta Charlotte-Élisabeth de Bavière (1652-1722), la Princesse palatine, qui devint belle-sœur de Louis XIV et duchesse d'Orléans, mère du Régent, épistolière renommée.

Cette branche s'éteignit en 1685 :

En 1620, l'électeur Frédéric V du Palatinat, également anti-roi de Bohême (le « roi d'un hiver »), est déchu de la dignité électorale, qui est donnée avec le Haut-Palatinat à son cousin le duc Maximilien Ier de Bavière.

Néanmoins, à l'occasion de la paix de Westphalie (1648), un huitième électorat est créé en faveur du fils de Frédéric V qui est rétabli dans ses États.

Les châteaux de la maison palatine[modifier | modifier le code]

La maison de Bavière[modifier | modifier le code]

La branche bavaroise issue de Louis IV de Bavière, empereur du Saint-Empire romain germanique de 1328 à 1347, donna ses ducs puis ses électeurs (à partir de 1623) à la Bavière.

Elle compta notamment :

À la faveur de la guerre de Succession d'Autriche, l'électeur Charles-Albert de Bavière, soutenu par la France, fut élu empereur du Saint-Empire romain germanique en 1742. Il mourut trois ans plus tard, et son fils abandonna la succession impériale aux Habsbourg-Lorraine. La ligne ludovicienne s'éteint avec lui en 1777 et la Bavière passa à la branche palatine qui réunit les possessions des Wittelsbach.

Réunion des possessions[modifier | modifier le code]

L'électorat de Bavière passa alors à Charles-Théodore, de la branche palatine de Soulzbach, déjà électeur palatin. Celui-ci associa l'empereur Joseph II de Habsbourg à un projet d'échange (abandon de la lointaine Bavière à l'Autriche, contre les Pays-Bas autrichiens plus proches du Palatinat)  ; mais ce projet échoue à l'issue de la guerre de Succession de Bavière, et à la mort de l'électeur en 1799 les états du Palatinat et de la Bavière passent à la branche de Deux-Ponts-Birkenfeld (Maximilien IV Joseph).

Maximilien dut renoncer aux territoires du Palatinat, sous la pression des guerres révolutionnaires et napoléoniennes, mais reçut d'importantes compensations territoriales par le traité de Lunéville (1801).

La maison royale de Bavière[modifier | modifier le code]

Les joyaux de la couronne royale bavaroise (trésor de la Résidence de Munich)

Le 26 décembre 1805, le duché de Bavière fut érigé en royaume par la volonté de Napoléon, et l'électeur Maximilien IV devint Maximilien Ier Joseph, roi de Bavière. La maison palatine, seule héritière des Wittelsbach, devint ainsi la maison royale de Bavière.

La Grèce nouvellement indépendante choisit en 1832 un cadet de la maison de Bavière pour être son roi, Othon Ier, détrôné en 1862.

Le roi Louis II de Bavière, célèbre pour ses châteaux, se vit contraint en 1871 d'associer sa couronne à l'Empire allemand édifié par Bismarck et Guillaume de Prusse.

Son cousin Louis III dut abdiquer en 1918 comme les autres monarques allemands, après la Première Guerre mondiale. Il a toujours des descendants à ce jour, l'actuel chef de la maison de Wittelsbach est François de Bavière (nè en 1933).

Les châteaux de la maison de Bavière[modifier | modifier le code]

Les ducs en Bavière[modifier | modifier le code]

Le chef de la branche cadette de la maison royale de Bavière, issue comme cette dernière de la branche palatine, porta le titre de duc en Bavière. Depuis la mort de son père adoptif, le duc Louis-Guillaume en Bavière, en 1968, Max Emmanuel von Wittelsbach de la branche royale, frère cadet de François de Bavière, est le chef de la branche des ducs en Bavière.

Maximilien Joseph (1808-1888), duc en Bavière, épousa le 9 septembre 1828 la princesse Ludovica de Bavière avec qui il eut 10 enfants, dont :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian Cannuyer, Les Maisons royales et souveraines d'Europe , Brepols, 1989, ISBN 2-503-50017-X