Famille de Rougé

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de Rougé
Blason de la famille.
Blason de la famille : de Rougé
Blasonnement De gueules à la croix pattée (parfois alésée) d'argent[1]
Devise(s) Sans Plus
Rougé rugit mais ne rougit
« Deo Meisque »
(en français : « Pour Dieu et les miens »)
[réf. nécessaire],
Familles d'origine ou apparentées de Châteaubriand, de Derval, de Coëtmen
Branche(s) de Rougé
de Derval
de La Chappelle-Glain
des Rues
de Cholet
du Plessis-Bellière
de Caylus
Période XIe siècle-XXIe siècle
Pays ou province d'origine Drapeau breton (Kroaz du) Duché de Bretagne
Allégeance(s) Drapeau breton (Kroaz du) Duché de Bretagne
Royaume de France Royaume de France
Flag of the Sovereign Military Order of Malta.svg Ordre souverain de Malte
Banner of the Holy Roman Emperor with haloes (1400-1806).svg Empire romain germanique
Flag of the Habsburg Monarchy.svg Empire d'Autriche
Flag of the Kingdom of France (1814-1830).svg Royaume de France
Flag of France.svg France
Fief(s) tenu(s) Rougé, Derval, Grand-Fougeray, Sablé-sur-Sarthe, Chenillé-Changé, Cholet, Faÿ-les-Nemours, Moreuil
Vassaux Sires de la Minière, d'Hunières, de Chamballan, de Coesmes, etc.
Château(x) et hôtel(s) Rougé, Derval, Les Rues, La Motte-Glain, Coëtmen, Sablé-sur-Sarthe, Bois-Dauphin, Pontcallec, Tressé, Tonquédec, Baronville, Le Charmel, Moreuil, Villers-aux-Erables
Fonction(s) civile(s) Ambassadeur de France en Angleterre
Ambassadeur de France à Modène et à Rome
Pair de France (Chambre des pairs)
Professeur au Collège de France
Députés, Députés aux Etats généraux de 1789
Plusieurs sénateurs
Fonction(s) militaire(s) Deux chevaliers croisés
nombreux lieutenants-généraux
Gouverneur du Pays de la Mée, de Saint-Malo, d'Ingrandes, de Givet, de Charlemont, d'Armentières, de Dieppe, du Mans
Fonction(s) ecclésiastique(s) évêque de Périgueux, Abbés de Bonrepos
Récompense(s) civile(s) Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem
Récompense(s) militaire(s) Plusieurs commandeurs de Saint-Louis
Ordre de Saint-Michel
Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand
Ordre national de la Légion d'honneur
Preuves de noblesse
 - Admis aux honneurs de la Cour Honneurs de la Cour


La famille de Rougé est une ancienne famille noble d'extraction chevaleresque de Bretagne mentionnée dès 1045.

Sommaire

[modifier] Origines

La famille de Rougé est à l'origine un lignage du nord du comté nantais, qui tient une motte dans la paroisse de Rougé[2]. Lorsque ce nom est mentionné pour la première fois en 1045, dans la charte de fondation du prieuré de Saint-Jean de Béré par les puissants seigneurs de Châteaubriant, ils sont encore des vassaux de ces derniers. Dans cet acte est nommé feu Tudual ou Teher, dominus de Rougé.

Vers 1275, Olivier III de Rougé, grâce à la faveur du duc de Bretagne Jean III, épouse Agnès, héritière de la maison de Derval. Le duc récompense ainsi la fidélité d'Olivier de Rougé et peut-être de son père Bonabes III, attesté en 1248[2], car la famille de Derval a aussi bénéficié des faveurs des ducs pour accroitre ses terres et revenus. Cette branche s'éteindra en 1416. Tous ses biens passeront alors à son neveu, Patry de Chateaugiron.

Vers 1220 est mentionné Aymeri, seigneur des Rues, en Anjou, actuellement à Chenillé-Changé, dont les descendants sont issus des Rougé bretons[3]. Tous les porteurs actuels de ce nom en descendent. La filiation de cette branche de Rougé des Rues est prouvée depuis 1375[4].

[modifier] La Roche-Derrien

Lors du Combat de La Roche-Derrien, le 20 juin 1347, les seigneurs de Rougé combattent au premier rang au côté du bienheureux Charles de Blois, contre Jean de Montfort, demi-frère du précédent duc Jean III et père du futur duc Jean IV. Deux générations de chevaliers de la famille de Rougé y seront tués en une journée: Guillaume Ier de Rougé-Derval, et ses deux fils Jean Ier de Rougé-Derval et Bonabes III.

[modifier] Personnages principaux

Quelques personnalités de la famille de Rougé entre 1096 et le XXe siècle [5]:

Branche aînée des seigneurs de Rougé, branche éteinte au XIIIe siècle :

Branche cadette de Rougé et de Derval, éteinte en 1415

Armoiries de Rougé

Branche cadette, rameau de La Chapelle-Glain, éteint XIVe siècle

Branche cadette, rameau du Bouays, issu du précédent, éteint

Actuelle famille de Rougé, olim des Rues, subsistante [6] et [7] :

Première branche du Plessis-Bellière, éteinte en 1794

Rameau des marquis de Cholet, éteinte en 1786

Seconde branche du Plessis-Bellière, branche cadette, subsistante

[modifier] Principales alliances

Maison de Lorraine-Elbeuf, de Craon, famille de Croÿ, maison de Crussol d'Uzès, famille de Rochechouart de Mortemart, maison de Choiseul-Praslin, famille de Beaumanoir, famille de Châteaubriant, famille Colbert, maison de La Rochefoucauld, maison de Clermont-Tonnerre, de Walsh-Serrant, de Lignerac de Caylus, maison de Rohan-Chabot, de Saint-Georges de Vérac, de Sainte-Maure Montausier, de Blanchefort de Créquy, de Pastoret, famille d'Albert d'Ailly, de Cardevac d'Havrincourt, de Bertoult d'Hauteclocque, de Maillé, de Coëtmen, de Léon, maison de Rieux, de Châteaugiron, de L'Isle-Bouchard, de Goulaine, de La Tour Landry, de Derval, de Neuville, de Gastines, de Tournemine de la Hunaudaye, de Coëtquen, de Penhoët, de Sesmaisons, du Pouget de Nadaillac, de Francqueville, de Malet de La Garde, de La Tour du Pin Chambly de La Charce, de Mandat-Grancey, de Nettancourt-Vaubécourt, de Cornouaille, d'Andigné, de Maigret, de Pomereu d'Aligre, famille de Pierre de Bernis Calvière, famille de Quatrebarbes, de Tramecourt, de Forbin d'Oppède, de Beauffort, de Boisgelin, de La Ville de Baugé, de Cassagnes de Beaufort de Miramon-Pesteils de Miramon-Fargues, de Blocquel de Croix de Wismes, de La Panouse, de Ganay, de Sonis, famille de Cossé-Brissac, de Lespinay, de Maupeou d'Ableiges, d'Oilliamson, Colonna-Walewski, de Bruc de Montplaisir, de Kerhoant de Coëtanfao, de Keroüartz.

[modifier] Les Rougé dans la nomenclature des lieux publics

La famille ou certains de ses membres apparaît dans la nomenclatures des lieux publics.

Le Comte Adolphe de Rougé, par Charles Gomien

On trouve ainsi, outre la ville de Rougé, entre autres :

[modifier] Armoiries

  • La famille de Rougé porte originellement de gueules à la croix pattée d'argent[1].
    • Timbré d'une couronne ducale[8]. La couronne ducale est portée depuis 1893 (duché de Caylus et grandesse d'Espagne qui y est attachée) entourée d'un manteau pour la pairie de France à laquelle fut appelée la famille de Rougé au XIXe siècle. Au vol issant de cygne (au manteau et bonnet de pourpre).
    • Supports : deux lions d'or tenant deux bannières, l'une de gueules à la croix pattée d'argent, l'autre d'hermines plain. Les bannières tenues par les lions d'or rappellent que les premiers sires de Rougé portèrent bannière.
    • Cri : "Hary Avant !"
    • Devises : "Rugit mais ne rougit", "Deo meisque" (=pour Dieu et les miens), "Sans Plus" (=il n'y a pas mieux)[réf. nécessaire].

Autres armes :

  • Olivier de Rougé (cinquième croisade) : de gueules à la croix pattée et alésée d'argent[9].
    • Ce sont les armoiries du marquis de Rougé, pair de France sous la Restauration.
  • écartelé aux 1 et 4 de gueules à la croix pattée d'argent (Rougé) ; aux 2 et 3 d'hermine plain (Bretagne). Explications : la croix pattée d'argent (blanc) sur fond de gueules (rouge) apparaît sur la tombe de Bonabes II, sire de Rougé, mort en 1252 et enterré dans l'abbaye de La Meilleraye, les hermines vinrent s'écarteler lorsque Jean III, duc de Bretagne, le prescrivit à Jean II, sire de Rougé-Derval, en 1332.
  • écartelé aux 1 et 4 de gueules à la croix pattée d'argent (Rougé) ; aux 2 et 3 d'or, au lion de gueules, couronné d'azur (Roche d'Iré).
  • écartelé au 1, parti a) émanché de gueules sur or b) d'or à trois chevrons de sable (de Lévis); au 2 d'azur, à trois fleurs-de-lys d'or au bâton d'argent péri en bande; au 3 d'azur, à trois étoiles à six rais d'or, au chef d'or; au 4, parti a) d'argent, à la bande de gueules, acc. de six trèfles de sable rangés en orle b) d'or à trois chevrons de sable, sur le tout mi-parti au 1, de gueules à la croix pattée d'argent (Rougé), au 2, d'argent à trois pals d'azur (de Lignerac).
  • écartelé aux 1 et 4, de gueules, à la croix pattée d'argent (Rougé) ; aux 2 et 3, de gueules, à deux fasces d'argent (Derval).
  • écartelé aux 1 et 4, d'hermine plain (Bretagne); aux 2 et 3, de gueules, à deux fasces d'argent (Derval), sur le tout de gueules, à la croix pattée d'argent (Rougé).
  • écartelé aux 1 et 4, de gueules, à la croix pattée d'argent (Rougé) ; aux 2 et 3, de gueules à neuf annelets d'argent (Coetmen).
  • écartelé aux 1 et 4, de gueules, à la croix pattée d'argent (Rougé) ; au 2, d'hermine plain (Bretagne) et 3, de gueules à neuf annelets d'argent (Coetmen).

[modifier] Les seigneuries de la famille de Rougé

Les Rougé furent seigneurs des terres suivantes, revêtu des titres liés à celles-ci : Rougé, Derval, Soulvache, Sion-les-Mines, Moisdon-la-Rivière, Soudan, Grand-Fougeray, Les Rues, Le Plessis-Bellière, Chenillé-Changé, La Guerche (Anjou), Moreuil, Villers-aux-Érables, Guyencourt, Faÿ-lès-Nemours, Courtimont, Le Plessis-Courtimont, Roisson, Les Touches, Le Theil-de-Bretagne, Le Teilleul, La Mauvesière, Le Bignon, Sainte Scolace, Vauregnoust, Lorière, Marigné, Le Plessis-Gaudin, La Bellière, Le Bois, La Cour-du-Bois, Maigné, Chigné, Les Mortiers, Dissé, La Courtaillé, La Gauberdière, Les Feuges, Launay, Le Bouays, La Chapelle-Glain, Neuville, La Roche d'Iré, Cinq-Mars-la-Pile, Rouaibile, La Cornouaille, Pontcallec, Gastines, Valençon, Saint-Pierre-Montlimart, La Frébaudière, Langeron, Le May, Montfaucon, Vienne-le-Château, Cholet, Chemillé, Le Tremblay, La Cour de La Raye, Rostrenen, Kerjean, Hervillé, Moyencourt, Hardecourt-aux-bois, etc.

[modifier] Les Châteaux

Ruines du château de Derval

[modifier] Notes et références

  1. a et b (en) Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. 2 : (tome 1 et 2), Gouda, 1884-1887 
  2. a et b Frédéric Morvan, La Chevalerie Bretonne et la formation de l'armée ducale, 1260-1341, Presses Universitaires de Rennes, 2009.
  3. Cf d'Hozier, qui a expliqué le lien entre Aymeri de Rougé et Huet des Rues. Cité par Courcelles dans son "Histoire généalogique des pairs de France", Paris 1930.
  4. Catalogue de la noblesse française de Régis Valette.
  5. Rougé, Vicomte Olivier de, Histoire Généalogique de la Maison de Rougé, Chartier Vendôme, 1908.
  6. Henri Jougla de Morenas, Grand armorial de France, t. 6, n° 30.041, p. 74 : « Les sgrs des Rues, fief qui dépendait de la seigneurie de La Roche-Diré, affirment avec vraisemblance être issus de la maison précédente par Emery, sgr des Rues, qui aurait été fils de Guillaume, sgr de Rougé et de Derval, vivant au début du XIVe siècle et de Dlle de Neuville. Sa fil[iation] certaine remonte à Huet, sgr des Rues, marié en 1375 à Jeanne d'Erbrée.»
  7. « Les sgrs de Rues,qui établissent leur filiation suivie et prouvée depuis Huet, sgr des Rues (à 13 kilomètres de Rougé), marié à Angers, le 21 mars 1375, à Jeanne d'Erbrée... », dans :Albert Révérend, Titres, anoblissements et pairies de la restauration 1814-1830, 1906.
  8. Noblesse de Bretagne, hier et aujourd'hui, par Jean de Saint-Houardon. Mémoire et Documents, 2005
  9. Pierre-Michel-François Chevalier, La Bretagne ancienne et moderne, W. Coquebert, 1844, 656 p. [lire en ligne] 

Catalogue de la noblesse française de Régis Valette

[modifier] Voir aussi

[modifier] Bibliographie

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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