Famille Milliet

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Image représentant deux personnes Cette page explique l’histoire ou répertorie les différents membres de la famille de Milliet.
Milliet
Armes de la famille.
Armes de la famille : Milliet
Blasonnement D'azur au chevron d'or, chargé d'un chevron de gueules, accompagné de trois étoiles d'or deux en chef, et une en pointe
Devise Vigili prudentia servor
Branches Milliet de Faverges
Milliet de Faverges et Milliet de Challes
Milliet de Faverges de Challes et d'Arvillars
Milliet d'Arvillars
Période XVIIe siècle au XXIe siècle
Pays ou province d’origine Duché de Savoie
France
Italie
Charges Sénateur de Savoie
Ministre plénipotentiaire
Conseiller à la Cour de cassation de Turin
Conseiller à la cour d'appel de Chambéry
Président de l'Académie de Savoie
Fonction(s) ecclésiastique(s) Archevêque ; Évêques

La famille Milliet, parfois appelée à tort Millet, est une très ancienne famille savoyarde, originaire de la ville de Genève. Noblesse de robe, les membres de la famille ont acquis les titres de baron de Faverges puis marquis de Faverges (1644), de baron puis marquis de Challes (1669), de baron puis marquis d'Arvillars (1678). La famille Milliet est composée de trois branches : Faverges, Challes et Arvillars.

Blason et devise[modifier | modifier le code]

Maison de Milliet

Les armes de la Maison de Milliet se blasonnent ainsi : « D'azur au chevron d'or, chargé d'un chevron de gueules, accompagné de trois étoiles d'or deux en chef, et une en pointe. »[1].

  • Supports : Deux griffons de sinopple[2]
  • Cimier : Trois têtes d'hydre

Devise : Vigili prudentia servor[3].

Histoire de la famille[modifier | modifier le code]

L'Annuaire de la Noblesse de France et des Maisons souveraines de l'Europe nous indique que la maison de Milliet est originaire de Genève, où elle avait droit de bourgeoisie, qu'elle aurait quitté en raison de ses convictions catholiques[4]. Quant à Gabriel Pérouse, il indique qu'il s'agit d'une famille bourgeoise de Rumilly, venue s'installer à Chambéry. Joseph Antoine Besson, curé de Chapeiry, dans son Histoire généalogique de l'illustre famille Milliet, rédigée en 1750, révèle : que cette famille est originaire de Genève où elle faisait autrefois demeure et qu'elle possédait un tombeau à l'église Notre-Dame-la-Neuve de Genève (Devenue ultérieurement l'Auditoire de Calvin, près de la Cathédrale saint-Pierre). Elle perdit beaucoup de ses biens lors de la Révolution protestante de cette ville et elle a renoncé à sa patrie pour conserver la religion de ses pères jusqu'à ce que l'un d'eux fut prescrit de la ville pour avoir été trop zélé partisan du duc de Savoie et de l'évêque de Genève. Toutefois, il ajoute qu'un certain nombre d'actes anciens permettent de recenser cette famille à Rumilly, antérieurement à Genève.

La généalogie présentée ici reprend les personnages principaux, en ligne masculine uniquement.

Étienne Milliet devient gouverneur de Martigny en 1260 au château de la Bâtiaz (?) pour le comte de Savoie. x Marguerite de Livron

Son fils est Antoine Milliet (?-?), maître d'hôtel de Jean-Louis de Savoie, évêque de Genève. x Jeanne de Houlande de Crescherel.

Pierre Milliet (?-?), noble et citoyen de Genève, juge ordinaire d'Hermance et de Balaison, juge de Faucigny 1478, il s'établit à Bonneville et obtient la charge de conseiller des ducs de Savoie Philibert II de Savoie (1480-1504) et Charles III de Savoie (1486-1553). x Amblarde Gavit La Roche ou de La Roche-Gavit (deux fils et six filles), puis Jacquemine de Benevix (aucune descendance). Ses deux fils sont :

  • Charles-Amblard Milliet (?-?), reprend la charge de juge en Faucigny de son père. x Claudine de Gerbaix. Deux enfants, François (sans portérité) et Marguerite. François en partance pour l'étranger lègue à son oncle, Claude, tous ses biens en 1545.
  • Claude Milliet (?-1554) citoyen de Genève, après avoir reçu la tonsure, il entreprend des études de droit et devient docteur de l'Université de Turin en 1515, recteur de cette Université. Il fut conseiller au Parlement français. Juge-mage du Faucigny, ambassadeur en Suisse en 1512. Il est inhumé en l'église Sainte Marie de Chambéry. x Jeanne de Gerbaix (sans postérité), puis Jehanne Polixène de Lambert (12 enfants).

Milliet de Faverges[modifier | modifier le code]

François Amédée Milliet de Faverges (1559-1631) fut conseiller d'État, premier référendaire ordinaire et maître des requêtes, chevalier de l’ordre des Saints-Maurice-et-Lazare, commandeur de Lémenc. Il est créé comte de Faverges par lettres patentes de 1609, il est aussi baron de Challes, seigneur de Marcié, du Chesnay, de Montségur, de Marlens, de la maison forte de Caton et de la maison forte de la Balme. x Jeanne de Cambian (2 enfants), puis Diane Costa d'Arignano (19 enfants).

Claude Emmanuel Milliet de Faverges (1597-1671) fut colonel commandant de régiment d'infanterie et chevalier de l’ordre des Saints-Maurice-et-Lazare. Il est créé marquis de Faverges par lettres patentes du duc de Savoie du 8 octobre 1644, vérifiées le 2 décembre suivant, il est aussi seigneur de Marcy, de Montségur, de Chainay, de Cons, de Marlens, de la maison forte de Tertinos, de la maison forte de la Balme et de la maison forte du Caton. x Cinthie Marie de Berthon de Quiers

Charles Maurice Milliet de Faverges (1631-1706) fut capitaine d'escadron, gentilhomme à la Chambre, marquis de Faverges. x Marie de Mareschal de Duyn

Sigismond Milliet de Faverges (1668-17..) fut marquis de Faverges, seigneur de Marcy, de Cons, de Marlens, de la maison forte de Terteno, de la maison forte de la Balme et de la maison forte du Caton. Sans postérité mâle.

Jean Baptiste Milliet de Faverges (1676-1737) fut marquis de Faverges après la mort de son frère aîné Sigismond. Il est aussi seigneur de Marcy, de Cons, de Marlens, de la maison forte de Terteno, de la maison forte de la Balme et de la maison forte du Catton, co-seigneur du Chesnay. x Anne-Charlotte du Clos

Milliet de Faverges et Milliet de Challes[modifier | modifier le code]

Charles Joseph Joachim Milliet de Faverges et de Challes (1726-1787) fut docteur en droit, marquis de Faverges, marquis de Challes après la mort de son cousin. Il est aussi comte de Montebello, seigneur de Marlens, co-seigneur de Saint Ferréol et de Seythenay, seigneur de la maison forte de Caton et de la maison forte de la Balme. Propriétaire du château de Challes. x Henriette Costa de Beauregard

Henri Milliet de Faverges et de Challes (1775-1839) fut lieutenant-général de division, major-Général, chargé en 1823 de la direction de Charles-Albert, prince de Carignan, à la guerre d'Espagne, gouverneur de Nice de mai 1827 à 1830, chevalier de l’ordre des Saints-Maurice-et-Lazare, marquis de Faverges et marquis de Challes. x Charlotte Suzette Slade de Maunsel-House (fille du général britannique sir John Slade de Maunsel-House)

Amédée Milliet de Faverges et de Challes (1829-1877) fut marquis de Faverges et marquis de Challes, sans alliance ni postérité.

Auguste Milliet de Faverges et de Challes (12 juin 1780 au château de Challes -1854 à Chambéry). Il est le fils cadet de Charles Joseph Joachim Milliet de Faverges et de Challes. Il est colonel de l'État-Major général et procureur du Roi à l'intendance, chevalier de l’ordre des Saints-Maurice-et-Lazare, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, chevalier de Saint Constantin en Parme. x Thérèze de Zach (fille du baron Anton von Zach, Général d'armée autrichien (1747-1826))

Édouard Milliet de Faverges et de Challes (1812-1890) fut sous-préfet de Saint-Jean-de-Maurienne, marquis de Faverges, marquis de Challes après la mort de son cousin. Il fut décoré de la Légion d'honneur et fait chevalier de l’ordre des Saints-Maurice-et-Lazare. Nommé intendant de Maurienne par Napoléon III le 11 juin 1860, il fut destitué le 5 septembre 1870. C'était un homme courageux qui, seul resté à son poste d'attaché d'intendance en 1848, avait assuré la garde du trésor à Chambéry lors de l'arrivée des Voraces[6]. x Thérèse Montanier de Vens

Milliet de Faverges de Challes et d'Arvillars[modifier | modifier le code]

Amédée Milliet de Faverges et de Challes (1854-1909) fut lieutenant de réserve, marquis de Faverges, marquis de Challes et enfin marquis d'Arvillars après la mort de son cousin Ernest. x Isabelle Flamen d'Assigny, qui lui apporte le château de Sury à Saint-Jean-aux-Amognes

Henri Milliet de Faverges et de Challes (1888-1976) fut ingénieur agronome, officier de réserve, maire de Saint-Jean-aux-Amognes, marquis de Faverges, marquis de Challes, marquis d'Arvillars. x Antoinette Le Mesre de Pas

Guy Milliet de Faverges et de Challes (1921-1991) fut ingénieur agricole, marquis de Faverges, marquis de Challes, marquis d'Arvillars. x Isabelle de Colnet.

Hubert Milliet de Faverges et de Challes (1947-) agriculteur, marquis de Faverges, marquis de Challes, marquis d'Arvillars. x Geneviève Le Bourgeois, d'où une postérité.

Milliet d'Arvillars[modifier | modifier le code]

Maison de Milliet d'Arvillard

Les armes de la Maison de Milliet se blasonnent ainsi : « Écartelé, aux 1e et 4e d'argent, à deux lions issans de sinople, armés et lampassés d'or, à la fasce de gueules côtoyée de deux filets de même ; aux 2e et 3e de gueules, à la bande d'argent, accompagnée de deux cotices de même ; sur le tout d'azur, au chevron d'or, vuidé de gueules, accompagné de trois étoiles d'or, à une hydre issant, à trois têtes de sinople, couronné et langué de gueules, posé en chef. »

Historique : d'après Annuaire de la Noblesse de France et des Maisons souveraines de l'Europe

Le 9 mars 1628, Hector Milliet obtient la seigneurie d'Arvillars, modifiant son nom en Milliet d'Arvillars. Il devient le premier président du Sénat de Savoie. Son fils, le 9 mars 1678, Sylvestre obtient l'érection de la seigneurie en marquisat par le duc de Savoie, Victor-Amédée II[7].

Hector Milliet de Challes puis Milliet d'Arvillars (1568-1642) est le fils cadet de Louis Milliet. Premier président de la Chambre des Comptes de Savoie, il fut aussi premier président au Souverain Sénat de Savoie, ambassadeur. Fait baron de Challes le 22 mai 1618, il acquiert la seigneurie d'Arvillars le 9 mars 1628, en devient baron, et prend alors le nom de Milliet d'Arvillars. x Madeleine de Montchenu

Jean Louis Milliet de Challes (1613-1675) fut premier président de la Chambre des Comptes de Savoie, conseiller d'État, président du Sénat de Savoie. Créé marquis de Challes par lettres patentes du duc de Savoie du 27 décembre 1669, vérifiées le 14 février 1670. x Antoinette Madeleine de Vidomne Novery

Jean Baptiste Milliet de Challes (1671-1717) fut sénateur de Savoie, marquis de Challes, seigneur de Pontverre, co-seigneur du Vuache, baron du Saint-Empire. x Marie Françoise de Carra de Beaumont de Sacconex

Henri Joseph Milliet de Challes (1700-1776) fut militaire. Marquis de Challes, comte de Sacconex, baron du Saint-Empire romain germanique et baron de Novery, seigneur de la Bâtie-Meille. Sans alliance ni postérité, il lègua le marquisat de Challes à Charles-Joseph-Joachim Milliet, marquis de Faverges et à ses descendants mâles.

Silvestre Milliet d'Arvillars (1616-1685) est le fils cadet d'Hector Milliet d'Arvillars. Il fut maréchal de camp général des armées du duc de Savoie, conseiller d'État du duc de Savoie. La seigneurie d'Arvillars est érigée en marquisat par le duc de Savoie le 9 mars 1678 à la demande de Sylvestre Milliet qui devient donc marquis d'Arvillars. x Anne Françoise Marie de La Fléchère en 1655 dont François-Amédée Milliet d’Arvillars

Jean Louis Gabriel Milliet d'Arvillars (1656-1724) fut gentilhomme de la Chambre, marquis d'Arvillars. x Madeleine de Coudrey de Blancheville

Joseph Milliet d'Arvillars et de la Fléchère (??-1742) fut ambassadeur en Espagne, marquis d'Arvillars, marquis de la Fléchère. x Thérèse Milliet de Challes

Claude Nicolas Julien Milliet d'Arvillars (1727-1781) fut gentilhomme de la Chambre, capitaine des Dragons de la reine, marquis d'Arvillars, marquis de la Fléchère, comte de Montmayeur, comte de Pontchy. x Thérèse Lucie de Bertrand de la Perrouse, dame d'Evieux

Joseph Frédéric Pantaléon Milliet d'Arvillars (1769-1794) fut capitaine au régiment de Dragons, 6e marquis d'Arvillars, marquis de la Fléchère. x Louise Henriette Morand de Saint Sulpice

Frédéric Milliet d'Arvillars (1788-1858), 7e marquis d'Arvillars, est un militaire de carrière et homme politique italien. Il épouse le 23 septembre 1820, Marie Anne Françoise Adélaïde de Buttet du Bourget

Ernest Milliet d'Arvillars (1828-1909) fut marquis d'Arvillars. Sans alliance ni postérité, son titre revient à son cousin mâle le plus proche : Amédée Milliet de Faverges et de Challes.

Personnages importants[modifier | modifier le code]

La maison compte de nombreuses personnalités, notamment religieuses dont plusieurs évêques évêques de Maurienne ou archevêques de Tarentaise.

Blason de la famille de Milliet située sur le fronton du palais épiscopal de Moûtiers
  • Paul Milliet de Challes (1599-1656) est le fils de François-Amédée Milliet de Faverges et neveu de Philibert Milliet de Faverges, évêque de Maurienne (1590-1624). Camérier du pape Urbain VIII, il est évêque de Maurienne en 1641 et chancelier de l'Annonciade la même année[8],[9].

Châteaux[modifier | modifier le code]

  • Château de Faverges à Faverges. Achat en 1569. Érection de la seigneurie de Faverges en baronnie par lettres patentes du 10 octobre 1572. C'est Charles-Emmanuel qui reçoit en 1644 le titre de marquis de Faverges et rebâtit le château tel que nous le connaissons aujourd'hui, ne conservant du château médiéval que la belle tour ronde du donjon. La marquise de Faverges et ses filles émigrent à Turin en 1787. Une des filles, Agate, épousa le comte Leproti di Fontanetto à qui elle apporte en dot le château de Faverges qui sera vendu en 1810 à l'industriel lyonnais Jean-Pierre Duport qui y installera la plus importante soierie des Alpes du Nord. Il passe par héritage dans la famille Blanc puis il est vendu à la société lyonnaise Gourd, Croisat et Dubost. En 1902, il sera racheté par un soyeux originaire d'Horgen (Suisse Alémanique), Hans Stünzi, qui y installera l'électricité. En 1917, il le met à la disposition de l'armée belge pour en faire un hôpital militaire où seront soignés les soldats atteints de tuberculose. En 1922, il crée l'association du château ouvrier et les locaux deviennent les chambres, infirmeries et locaux de culture pour les ouvrières venues parfois de Piémont et même de Pologne pour travailler pour la Maison Stünzi. Pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1942 à 1945, le château sera une colonie de vacances de la Croix Rouge Suisse qui recueillera des centaines d'enfants juifs en dangers venus de toute la zone occupée mais aussi de Belgique. Au lendemain de la guerre, c'est l'Œuvre des Village d'Enfants qui s'y installe jusqu'à l'édification d'un nouveau bâtiment pour l'Institut médico-professionnel à proximité en 1963. En 1978, La soierie fermera définitivement ses portes. En 1980, le château est racheté par la commune qui en fait une maison de vacances.
  • Château de Challes à Challes-les-Eaux. Achat en 1594. Le 9 mars 1628, Hector Milliet acquiert la seigneurie d'Arvillars et prend le nom de Millet d'Arvillars. Mais à la Révolution, Jacques-Antoine Balmain, juge au Tribunal d'appel de Grenoble, acquit le domaine de Challes et ses dépendances par contrat du 5 thermidor an IV. Du temps des marquis de Challes, Jean-Jacques Rousseau était venu donner des leçons de musique à une demoiselle de Challes. La fille de Balmain épousa Domenget qui découvrit en 1841 la source qui changea la destinée de la commune jusqu'à lui donner un nouveau nom : Challes-les-Eaux. Domenget vendit le château et les eaux à une société qui convertit le château et exploita l'établissement thermal. Aujourd'hui, c'est un hôtel.
  • Château d'Arvillars aujourd'hui Beau-Site. Propriété de la famille d'Arvillard (ou Arvillars), le domaine passe en 1341 à Humbert de Savoie par mariage de ce prince avec la dernière demoiselle d'Arvillard. La branche éteinte, la baronnie est vendue à Hector Milliet, ambassadeur auprès du roi Henri IV. La Révolution épargnera l'ancienne forteresse qui est vendue et possédée par le marquis d'Escard en 1872. En 1959, le château est transformé en colonie de vacances.
  • Château de Novéry. Propriété de la famille de Vidomne, le château passe par mariage au marquis Milliet de Challes au XVIIIe siècle. En 1777, à la mort du marquis de Challes, le château de Novéry passe à sœur, Catherine-Françoise Milliet de Challes, veuve du marquis Marc-Antoine Costa de Beauregard. Au XIXe siècle, le château de Novéry est acheté par une société immobilière qui le morcelle pour le revendre en plusieurs propriétés et en 1875, la propriété est revendue.
  • Château de la Peysse. Achat le 2 octobre 1783 par Joseph Frédéric Pantaléon Milliet, marquis d'Arvillars et marquis de la Fléchère.
  • Château de Sury à Saint-Jean-aux-Amognes. Construit en 1640 par Claude de Maulnoury, conseiller du roi Louis XIII. Il passe d'oncle à neveu jusqu'en 1784, date à laquelle Charles-François Laurès, époux de Marguerite Marie de Maulnoury de Sury vend le domaine à Jean-Claude Flamen d'Assigny, maire de Nevers puis de Saint-Jean-aux-Amognes, ancêtre de la famille Milliet de Faverges et de Challes. Il rebâtit le château. Le château est la propriété de Geneviève et Hubert Milliet de Faverges et de Challes[12].

Généalogie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Annuaire de la Noblesse de France et des Maisons souveraines de l'Europe, publié sous la direction de M. Borel d'Hauterive, 1855, p. 382.
  2. Illustration sur le site du www.chateaudescomtesdechalles.com.
  3. in Chap. VII,, p. 448, Eugène Burnier, Histoire du Sénat de Savoie, T.1, 1864.
  4. Ouvrage cité de Borel d'Hauterive en liens externes
  5. Jean-Paul Bergeri, Histoire de Moûtiers. Capitale de la Tarentaise, La Fontaine de Siloé. Collection « Les Savoisiennes » (ISBN 2-84206-341-4 et 9782842063412), p. 204.
  6. Jacques Lovie, La Savoie dans la vie française de 1860 à 1875, Paris, Presses Universitaires de France,‎ 1967, 632 p..
  7. Chronologie sur le site d'Arvillars-Savoie
  8. a et b Page « Patrimoine Baroque religieux en Savoie et Haute-Savoie. II.3 - Les décideurs » par Michèle et Edmond Brocard, publié sur le site Sabaudia.org.
  9. (en) « Bishop Paul Milliet de Challes † », sur www.catholic-hierarchy.org, David M. Cheney (consulté le 24 août 2012).
  10. (en) « Bishop Filiberto Milliet de Faverges, C.R.L. † », sur www.catholic-hierarchy.org, David M. Cheney (consulté le 24 août 2012).
  11. a et b Fiche « Archbishop François Amédée Milliet d’Arvillars » sur le site catholic-hierarchy.org.
  12. Site internet du château de Sury [1]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Ponza (Académicien, aumonier et géographe de l'Académie royale de Turin) La Science de l'Homme de qualité, Turin, 1684, page 264.
  • Joseph Antoine Besson, curé de Chapeiry : Histoire généalogique de l'Illustre Maison Milliet de Chambéry (Manuscrit commencé en 1750, publié par François Rabut, en 1864 in Mémoire de la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, tome VIII, pages 174 et suivantes.
  • Comte Amédée de Foras, Armorial et Nobiliaire de l'Ancien Duché de Savoie, Grenoble, Allier Frères,‎ 1900, Volume 4, p. 13-19
  • Jean-Louis Grillet, Dictionnaire historique, littéraire et statistique des départements du Mont-Blanc et du Léman, contenant l'histoire ancienne et moderne de la Savoie, et spécialement celle des personnes qui y étant nées ou domiciliées, se sont distinguées par des actions dignes de mémoire, ou par leurs succès dans les lettres, les sciences et les arts, Puthod,‎ 1807, chap. 3 tomes in-8°, p. 81-86.
  • Jean Nicolas, La Savoie au XVIIIe siècle : Noblesse et Bourgeoisie, La Fontaine de Siloé, coll. « Champs régional »,‎ 2003, 1242 p. (ISBN 978-2-8420-6222-4), p. 960.
  • Gabriel Pérouse, Les environs de Chambéry : Guide historique et archéologique, La Fontaine de Siloé, Collection « Champs régional »,‎ 1993 (ISBN 978-2-9086-9747-6), p. 65-69

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Annuaire de la Noblesse de France et des Maisons souveraines de l'Europe, publié sous la direction de M. Borel d'Hauterive, p. 382, 1855. Lire en ligne sur Gallica