Maison d'arrêt de Bois-d'Arcy

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Maison d'arrêt de Bois-d'Arcy
Localisation
Situation , Île-de-France
Drapeau de la France France
Coordonnées 48° 48′ 23″ N 2° 01′ 48″ E / 48.806362, 2.029971 ()48° 48′ 23″ Nord 2° 01′ 48″ Est / 48.806362, 2.029971 ()  

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Maison d'arrêt de Bois-d'Arcy
Fonctionnement
Date d'ouverture 1980

La maison d'arrêt de Bois-d'Arcy est située dans le département des Yvelines. Elle est mise en service en 1980[1].

Elle permet, pour les prévenus et détenus condamnés à de courtes peines, l'incarcération dans le département de leurs domiciles usuels en lieu et place des maisons d'arrêt plus éloignées de Nanterre ou de la Santé à Paris. Elle est située au n° 5 bis de la rue Alexandre-Turpault au nord du territoire de la commune, enclavée dans la forêt domaniale de Bois-d'Arcy.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • En 1996, un détenu, Jawad Zaouiya âgé de 20 ans, est décédé dans sa cellule suite à l'incendie d'un matelas allumé par un codétenu. L'État a été condamné pour défectuosité du Système de détection incendie[2].
  • En juillet 2000, un détenu se suicide après avoir été placé dans une cellule disciplinaire suite à l'agression d'un gardien et une première tentative de suicide[3]. La France est condamnée pour « traitements inhumains et dégradants et violation du droit à la vie » par la Cour européenne des droits de l'homme.
  • En août 2008, environ 25 détenus de la prison se sont rebellés pour protester contre les mesures de sécurité mises en place (portail métallique de contrôle)[4]. L'émeute est rapidement réduite.

Fonctionnement de l'établissement[modifier | modifier le code]

Une maison d'arrêt reçoit d'une part les détenus en attente de jugement et d'autre part les détenus condamnés dont le reliquat de peine n'excède pas une année lors de leur condamnation définitive. Toutefois deux exceptions existent ; si une procédure d'appel est en cours ou si le détenu est encore en cours de jugement pour une autre affaire.

La maison d'arrêt de Bois-d'Arcy peut accueillir 519 détenus. C'est une prison exclusivement d'hommes.

Régime carcéral[modifier | modifier le code]

Le régime carcéral en maison d'arrêt se distingue de celui des autres prisons car il doit être compatible avec le statut contraignant des prévenus, notamment la restriction et la surveillance de la communication avec l'extérieur. Cette communication est restreinte car le prévenu ne doit pas pouvoir faire pression sur un témoin par exemple. Ces restrictions s'appliquent généralement aux prévenus comme aux détenus condamnés pour des raisons pratiques. L'usage du téléphone et d'internet sont par conséquent interdits dans les maisons d'arrêt.

Mais depuis 2007, les nouvelles règles pénitentiaires européennes doivent être mises en application. Ainsi les condamnés de certaines maisons d'arrêt ont accès aux cabines téléphoniques comme en centre de détention ou en Centrale.

Évasion[modifier | modifier le code]

En octobre 1992, trois détenus, dont Michel Lepage, dit « le gros », un caïd du « gang de la banlieue sud », s'évadent de la maison d'arrêt de Bois-d'Arcy avec un hélicoptère dont le pilote est pris en otage. Ils sont repris et condamnés à des peines de prison[5].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ministère de la Justice
  2. philrr.blog.lemonde
  3. Le Journal du dimanche, La France condamné pour un suicide à Bois d'Arcy
  4. Le Parisien du 12 août 2008
  5. Le Figaro