Maigret et l'Homme du banc

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Maigret et l'Homme du banc
Auteur Georges Simenon
Genre Policier
Pays d'origine Drapeau de la Belgique Belgique
Lieu de parution Paris
Éditeur Presses de la Cité
Date de parution 1953
Nombre de pages 192
Série Commissaire Maigret
Chronologie
Précédent Le Revolver de Maigret Maigret a peur Suivant

Maigret et l'Homme du banc est un roman de Georges Simenon de la série des Maigret.

Écrit à Shadow Rock Farm, Lakeville (Connecticut), États-Unis, du 11 au 19 septembre 1952.

Publié en 1953 par Les Presses la Cité[1], il fut prépublié dans le quotidien Le Figaro entre le 31 janvier et le (29 épisodes).

Résumé[modifier | modifier le code]

Louis Thouret, un magasinier, domicilié à Juvisy, est retrouvé tué d'un coup de couteau dans une impasse du boulevard Saint-Martin. Maigret se rend chez sa femme à Juvisy, pour lui apprendre la nouvelle. A la morgue, Mme Thouret s'offusque: elle prétend que les souliers jaunes que porte le mort ne lui appartiennent pas, pas plus que sa cravate rouge. Dans la poche de Thouret, on trouve deux billets de cinéma qui ont servi le jour même. Or, Thouret aurait dû se trouver à son travail, rue de Bondy. Le lendemain, Maigret se rend sur place, et apprend que la maison où Thouret travaillait n'existe plus depuis trois ans. Thouret n'en a rien dit à sa femme. Que faisait-il donc de ses journées, et où trouvait-il l'argent du salaire qu'il rapportait chez lui ? Maigret interroge aussi Monique, la fille des Thouret, qui a l'air d'en savoir plus qu'elle ne prétend...

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

Louis Thouret est assassiné d'un coup de couteau dans une impasse donnant sur le boulevard Saint-Martin. Chargé de l'enquête, Maigret rencontre à Juvisy l'épouse de la victime ; cette femme imposait à Thouret une vie monotone, réglée et sans joie. Elle lui en voulait de n'être que magasinier alors que ses sœurs, ayant épousé des fonctionnaires, menaient un train de vie plus élevé que le sien. Maigret apprend aussi que la firme qui employait Thouret n'existe plus depuis trois ans ; ce dernier continuait pourtant à faire semblant de se rendre à son travail chaque jour. La reconstitution de la vie de Thouret pendant ces trois ans va conditionner toute l'enquête. En fait, Thouret n'avait pas osé avouer à son épouse qu'il était sans emploi. Cherchant un nouveau travail sans y parvenir, il a d'abord vécu grâce à des prêts d'anciens collègues compréhensifs, puis il a rencontré par hasard un cambrioleur à qui il a fourni des idées de vol qui lui étaient venues durant ses loisirs passés sur les bancs publics des Grands Boulevards. Les deux hommes ont ainsi commis plusieurs cambriolages faciles et Thouret, en possession d'importantes sommes d'argent, a mené à Paris une vie terne, mais qui lui permettait d'échapper à l'épouse ennuyeuse qu'il retrouvait pourtant chaque soir. Il louait une petite chambre, portait des vêtements que sa femme n'aurait pas admis, se promenait, entretenait même une liaison plus amicale qu'amoureuse avec une ancienne collègue. Ceci n'explique toutefois pas pourquoi il a été assassiné. Maigret apprend que la fille de Thouret et son jeune ami avaient découvert sa double vie et qu'ils lui extorquaient de l'argent. Cette piste n'aboutit pourtant pas, et la vérité ne sera connue que beaucoup plus tard grâce à une enquête fastidieuse portant sur l'arme du crime. Louis Thouret laissait trop en évidence dans sa chambre l'argent qu'il possédait ; sa logeuse l'a volé à son tour avec la complicité de son amant, lequel a tué Thouret.

Aspects particuliers du roman[modifier | modifier le code]

À travers le héros se fait jour une vision pessimiste de l’homme qui ne parvient pas à échapper, malgré ses efforts, à la grisaille du quotidien. Il fait partie de ces gens « qui luttaient jour après jour pour surnager, ou pour se faire illusion, pour croire qu’ils existaient et que la vie vaut la peine d’être vécue ». À noter une allusion au rôle joué par Mme Maigret dans L’Amie de Madame Maigret et à une fille morte en bas âge.


Les premières lignes...[modifier | modifier le code]

Pour Maigret, la date était facile à retenir, à cause de l'anniversaire de sa belle-sœur, le 19 octobre. Et c'était un lundi, il devait s'en souvenir aussi, parce qu'il est admis au Quai des Orfèvres que les gens se font rarement assassiner le lundi. Enfin, c'était la première enquête, cette année-là, à avoir un goût d'hiver.

Fiche signalétique de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Cadre spatio-temporel[modifier | modifier le code]

Espace[modifier | modifier le code]

Paris (boulevard Saint-Martin, place de la République et environs, rue de Clignancourt.) Juvisy.

Temps[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine ; l’enquête se déroule du 19 au 23 octobre (chapitres I à VIII), mais le dénouement (chapitre IX) a lieu longtemps après.

Les personnages[modifier | modifier le code]

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Louis Thouret, la victime, ex-magasinier. Marié, une fille, proche de la cinquantaine.

Autres personnages[modifier | modifier le code]

  • Émilie Thouret, épouse de Louis Thouret
  • Monique Thouret, employée de 22 ans, leur fille
  • Albert Jorisse, ami de Monique, 19 ans
  • Jef Schramek, dit Fred le Clown, cambrioleur, 63 ans
  • Mariette Gibon, logeuse de Thouret, la cinquantaine
  • Marco, amant de Mariette Gibon, l'assassin de Thouret, la trentaine.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Achevé d'imprimer en janvier 1953.