Mahmoud Jibril

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Mahmoud Jibril
محمود جبريل
Mahmoud Jibrilau Forum économique mondial de la mer Morte, le 22 octobre 2011.
Mahmoud Jibril
au Forum économique mondial de la mer Morte,
le 22 octobre 2011.
Fonctions
1er président du Conseil exécutif du Conseil national de transition de la République libyenne
(26e chef du gouvernement libyen)
23 mars23 octobre 2011
(7 mois et 0  jour)
Président Moustafa Abdel Jalil
Prédécesseur Baghdadi Mahmudi (Secrétaire général du Comité général du peuple)
Successeur Ali Tarhouni
(intérim)
Abdel Rahim al-Kib
Ministre des Affaires étrangères
de la République libyenne
23 mars24 novembre 2011
(8 mois et 1  jour)
Président Moustafa Abdel Jalil
Président du Conseil Lui-même
Ali Tarhouni (intérim)
Abdel Rahim al-Kib
Prédécesseur Abdul Ati al-Obeidi
Successeur Ashour Bin Khayal
Biographie
Nom de naissance Mahmoud Jibril el-Warfalli
Date de naissance 28 mai 1952 (62 ans)
Lieu de naissance El-Beïda (Libye)
Nationalité libyenne
Diplômé de Université du Caire
Université de Pittsburgh

Mahmoud Jibril el-Warfalli (arabe : محمود جبريل الورفلي), également transcrit Jabril ou Jebril ou Gebril, né le 28 mai 1952 à El-Beïda, est un homme politique libyen.

Il est, du 23 mars au 23 octobre 2011, président du Conseil exécutif du Conseil national de transition (CNT), l'autorité politique de transition mise en place par la rébellion libyenne contre le régime de Mouammar Kadhafi.

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1975, Jibril sort diplômé en sciences économiques et politiques de l'université du Caire[1]. Il obtient ensuite une maîtrise en sciences politiques, en 1980, et un doctorat en sciences politiques, en 1985, à l'université de Pittsburgh[2]. Il enseigne la planification stratégique à Pittsburgh pendant plusieurs années et publie 10 livres sur ce sujet, ainsi que sur la prise de décision, dont Imagery and Ideology in U.S. Policy Toward Libya, 1969–1982[1].

De 2007 à fin 2010, il officie dans le régime de Khadafi à la tête du bureau du développement économique national[3], un organisme chargé de mener les réformes économiques de la Jamahiriya arabe libyenne[4].

Conseil national de transition[modifier | modifier le code]

Le 23 mars 2011, au début de l'insurrection libyenne, le Conseil national de transition (CNT) nomme Jibril à la tête du gouvernement de transition nouvellement créé[5].

Jibril est l'un des émissaires du CNT qui parcourt les capitale étrangères en vue d'obtenir le soutien de la communauté internationale. Il rencontre à plusieurs reprises le président Nicolas Sarkozy à Paris. Le 10 mars 2011, à l'issue d'une de ces rencontre, la France devient le premier pays à reconnaître officiellement le CNT comme étant le seul représentant légitime du peuple libyen[6]. Il rencontre également William Hague, secrétaire aux affaires étrangères du Royaume-Uni ainsi que Gene Cretz, ambassadeur des États-Unis en Libye, les persuadant de soutenir ouvertement le CNT[7].

Bien que la presse et la diplomatie internationale le qualifient souvent de « Premier ministre », « Premier ministre par intérim » ou plus simplement « numéro 2 du CNT », sa fonction officielle porte le nom de « président du Conseil exécutif et responsable des Affaires internationales. »

Le bureau exécutif est dissous le 8 août 2011 sur demande du CNT à la suite de l'assassinat du général Abdul Fatah Younis, le chef d’état-major de la rébellion. Les circonstances troublantes de cet événement avaient entraîné des rumeurs de dissensions internes, particulièrement gênantes pour le CNT en recherche de reconnaissance internationale. Mahmoud Jibril reste en poste et le président du CNT, Moustafa Abdel Jalil, le charge de constituer une nouvelle équipe[8],[9],[10].

Le 23 octobre 2011, il quitte ses fonctions de chef du gouvernement de transition à la faveur de la proclamation de la libération de la Libye. Il est remplacé par Abdel Rahim al-Kib, élu le 31 octobre 2011 par 26 voix sur 51. Il demeure encore ministre des Affaires étrangères jusqu'au 24 novembre suivant, date à laquelle s'installe le nouveau gouvernement.

En mars 2012, Jibril devient leader d'un nouveau parti politique, l'Alliance des forces nationales qui remporte les élections du Congrès général national du 7 juillet 2012.

Publications[modifier | modifier le code]

  • el-Warfally, Mahmoud G., Imagery and Ideology in U.S. Policy Toward Libya, 1969-1982, University of Pittsburgh Press; (Dec 1988), ISBN 978-0-8229-3580-3

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) conseil national de transition, membres
  2. University of Pittsburgh Commencement, 1985, Pittsburgh, PA, Université de Pittsburgh,‎ 28 avril 1985 (lire en ligne), p. 22
  3. (en) Wikileaks - 09TRIPOLI386, hébergé par Politiken
  4. (it) Enrico Piovesana Il possibile successore di Gheddafi, peacereporter, 24/03/2011
  5. (en) « Libyan air force 'no longer exists' », Al Jazeera,‎ 23/03/2011 (consulté le 29/08/2011)
  6. « Libye : Paris adoube le Conseil national de transition », RTL,‎ 10 mars 2011 (lire en ligne)
  7. (en) Daniel Schwartz, « Mahmoud Jibril: the international face of Libya's rebels », sur CBC News,‎ 29 mars 2011 (consulté en 29 août 2011)
  8. (en) Kareem Fahim, « Libyan Rebels Dismiss Entire Cabinet », The New York Times,‎ 9 août 2011 (lire en ligne)
  9. AFP, « Libye. Le président du CNT limoge son gouvernement », Le Nouvel Observateur,‎ 8 août 2011 (lire en ligne)
  10. (en) « Libyan opposition dissolves leadership board », Al Jazeera English,‎ 8 août 2011 (lire en ligne)

Source[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Mahmoud Jibril » (voir la liste des auteurs)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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