Mahinda Rajapakse

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Mahinda Rajapakse
Illustration.
Fonctions
6e président de la République du Sri Lanka
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&&030738 ans, 5 mois et 0 jour)
Réélection
Premier ministre Ratnasiri Wickremanayake
D.M. Jayaratne
Prédécesseur Chandrika Kumaratunga
19e Premier ministre sri-lankais

(&&&&&&&&&&&&05921 an, 7 mois et 13 jours)
Président Chandrika Kumaratunga
Prédécesseur Ranil Wickremasinghe
Successeur Ratnasiri Wickremanayake
Ministre de la Pêche et des Ressources aquatiques
19972001
Président Chandrika Kumaratunga
Premier ministre Sirimavo Bandaranaike puis Ratnasiri Wickremanayake
Ministre du Travail
19941997
Président Chandrika Kumaratunga
Premier ministre Sirimavo Bandaranaike
Biographie
Nom de naissance Percy Mahendra Rajapaksa
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Ceylan
Nationalité sri-lankaise
Parti politique Parti sri-lankais de la liberté-UPFA
Conjoint Shiranthi Wickremesinghe
Enfant(s) Namal Rajapaksa
Yoshitha Rajapaksa
Rohitha Rajapaksa
Diplômé de Sri Lanka Law College
Profession Avocat
Religion Bouddhisme

Mahinda Rajapakse
Présidents de la République du Sri Lanka

Mahinda Rajapakse (né le à Weeraketiya, Sri Lanka), est l'actuel président du Sri Lanka, élu en novembre 2005 et ré-élu en janvier 2010. Il est dirigeant du SLFP (Parti sri-lankais de la liberté (en)). Député de 1970 à 1977, puis à nouveau en 1989, avant de devenir ministre dans les années 1990 puis Premier ministre, il s'est situé depuis le début de sa carrière politique au centre-gauche.

Etudes et carrière[modifier | modifier le code]

Rajapakse est né dans le sud du pays, dans une famille de l'oligarchie : son père, D. A. Rajapaksa, avait été ministre de l'Agriculture du gouvernement colonial de Wijeyananda Dahanayake (1959-60), et son oncle, D.M. Rajapaksa, avait été conseiller d'État de Ceylan (en) (fonction législative) dans les années 1930. D.M. Rajapaksa portait alors le voile marron traditionnel des paysans cultivateurs de l'éleusine, symbole repris par son neveu Mahinda[1].

Mahinda Rajapkase fit ses études au collège Richmond, à Galle (120 km de Colombo) avant d'aller à la capitale, étudiant d'abord au Nalanda College Colombo (bouddhiste), puis au Thurstan College[1]. Après la mort de son père, en 1967, il devient le candidat du SLFP (Parti sri-lankais de la liberté (en)) dans sa circonscription natale de Beliatta. Trois ans plus tard, il entre au Parlement, devenant à 24 ans le plus jeune député sri-lankais, et se situant au centre-gauche [1].

Il entama des études de droit en 1974 au Sri Lanka Law College, prêtant serment en tant qu'avocat en novembre 1977, année où il perdit son siège de député, victime de la défaite électorale historique du SLPF[1]. Sauf pendant sa période en tant que ministre, il exercera tout au long de sa carrière parlementaire, ayant une étude à Tangalle, dans son district natal de Hambantota, et défendant les droits de l'homme [1]. Pendant 25 ans (jusqu'en 2004), il présida le Comité sri-lankais de solidarité avec la Palestine[1], militant pour la résolution pacifique du conflit israélo-palestinien et la création d'un État palestinien souverain[1].

Il fut élu à nouveau député (de Hambantota) en 1989, et se fit connaître en militant avec Manorani Saravanamuttu pour organiser le Front des mères, qui s'opposait en 1988-90 à la « terreur blanche » du groupe rebelle Deshapremi Jathika Vyaparaya (Front patriotique national) [1].

Années 1990[modifier | modifier le code]

Ministre du Travail du gouvernement de Sirimavo Bandaranaike (1994-97) puis ministre de la Pêche du même gouvernement, reconduit en 2001 dans ses fonctions par Ratnasiri Wickremanayake, il sortit du gouvernement à la suite de la victoire électorale, en 2001, du Parti national uni. Au gouvernement, il établit notamment l'Université de l'Océanographie [1] ainsi qu'une unité de guarde-cote [1], et initia les travaux pour un nouveau port à Hambantota[1].

Il est élu en mars 2002 leader de l'opposition (en) [1].

Premier ministre de Kumaratunga (2004-2005)[modifier | modifier le code]

Succédant à Ranil Wickremesinghe, il devient Premier ministre de la présidente Chandrika Kumaratunga (-) à la suite de la victoire aux législatives de la coalition de l'UPFA (United People's Freedom Alliance (en)). Il doit alors faire face aux conséquences du tsunami de décembre 2004 (séisme d'une magnitude supérieure à 9), qui fait plus de 35 000 morts, suivi en mars 2005 par un nouveau séisme (de magnitude 8,7).

Premier mandat présidentiel (2005-2010)[modifier | modifier le code]

Le , candidat du SLFP, il remporte l'élection présidentielle avec 50,33 % des voix face à Wickremesinghe. Sa candidature est soutenue par une coalition de 25 partis[1], et Rajapakse est investi dans ses fonctions deux jours plus tard.

Rajapakse remporte un succès historique en défaisant militairement, en mai 2009, la guérilla séparatiste des Tigres tamouls (LTTE), mettant un terme définitif à un conflit de plus de 40 ans, qui a fait entre 80 et 100 000 morts.

Second mandat présidentiel[modifier | modifier le code]

Soutenu par la coalition de l'UPFA (United People's Freedom Alliance (en)), il remporte l'élection présidentielle de janvier 2010 face à l'ex-chef des Armées Sarath Fonseka (Nouveau Front démocratique (en)), son ancien allié dans la guerre contre le LTTE, et entame ainsi un deuxième mandat de six ans[2]. Les deux candidats se sont accusés l'un et l'autre de préparer un coup d'État[2]. Les Tamouls ont été totalement ignorés lors de la campagne, et aucun des candidats n'a évoqué de politique de réconciliation nationale[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Biographie officielle du président (sur site gouvernemental)
  2. a et b Flore Galaud, Sri Lanka : tensions après la réélection du président, Le Figaro, 27 janvier 2010
  3. Marie-France Calle, Les Tamouls oubliés de l'élection sri-lankaise, Le Figaro, 26 janvier 2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) C. A. Gunarwardena, « Mahinda Rajapakse », in Encyclopedia of Sri Lanka, New Dawn Press, New Delhi, 2006 (2e éd.), p. 303 (ISBN 978-1932705485)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]