Mahdiyah

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الدولة المهدية
Al-Dawla al-Mahdiyah
État Mahdiste

1885 – 1899

Drapeau
Drapeau du Khalifa Abdallahi
Description de cette image, également commentée ci-après

Limites extrêmes du territoire contrôlé par le régime Mahdiste (1891)

Informations générales
Statut État Islamique
Capitale Omdourman
Langue Arabe et d'autres dialectes du Soudan
Monnaie Cours légal:Livre égyptienne
Cours de fait:Riyal majidi Ottomane
Superficie
Superficie ~ 2 505 810 km² (1982)
Histoire et événements
1881-1885 Révolte Mahdiste
26 janvier 1885 Siège de Khartoum
18 janvier 1899 Convention du Soudan
24 novembre 1899 Bataille d'Umm Diwaykarat
Mahdi
1881-1885 Muhammad Ahmad ibn Abd Allah Al-Mahdi
Calife
1885-1899 Abdallahi ibn Muhammad

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le Mahdiyah (الدولة المهدية) ou Soudan Mahdiste est le nom du régime politique qui dirigea le Soudan de 1885 à 1899.

Le régime Mahdiste[modifier | modifier le code]

Le Mahdiyah (régime Mahdiste) imposa les lois Islamiques traditionnelles. Le nouveau dirigeant du Soudan autorisa aussi la destruction des listes de références et les livres de loi et de théologie à cause de leur association avec l'ordre ancien et parce qu'il croyait que le passé accentuait le tribalisme aux dépens de l'unité religieuse.

Le Mahdiyah est considéré comme étant le premier véritable gouvernement nationaliste soudanais. Le Mahdi soutenu que son mouvement n'était pas un ordre religieux qui pourrait être accepté ou rejeté à volonté, mais que c'était un régime universel, qui défiait l'homme de le joindre ou d'être détruit. Le Mahdi a modifié les cinq piliers de l'Islam pour soutenir le dogme que la fidélité envers lui était essentielle à la vraie croyance. Il a aussi ajouté la déclaration "et Muhammad Ahmad est le Mahdi de Dieu et le représentant de Son Prophète" à la récitation du credo, le Chahada. De plus, le service dans le jihad a remplacé le Hajj, ou le pèlerinage à La Mecque, comme un titulaire des devoirs du fidèle. Le Zakât est devenue l'impôt payé à l'état. Le Mahdi a justifié cela et d'autres innovations et réformes comme étant les réponses aux instructions transmises à lui par Dieu dans des visions.

Le Califat[modifier | modifier le code]

La succession du Mahdi[modifier | modifier le code]

Le Mahdi mourut du Typhus six mois après la prise de Khartoum. La tâche d'établir et de maintenir le gouvernement incomba à ses adjoints, trois califes choisis par le Mahdi dans l'émulation du Prophète Mahomet.La rivalité entre les trois, chacun supporté par le peuple de sa région natale, a continué jusqu'en 1891, lorsque Abdallahi ibn Muhammad, avec l'aide principalement des Arabes Baqqara, a surmonté l'opposition des autres et apparut comme le leader incontesté du Mahdiyah. Abdallahi-appelé le Khalifa (le successeur) - purgea le Mahdiyah des membres de la famille du Mahdi et de beaucoup de ses premiers disciples religieux.

À l'origine, le Mahdiyah était un état jihadiste, fonctionnant comme un camp militaire. Les tribunaux de la Charia renforcèrent la Loi Islamique et les préceptes du Mahdi, qui avaient force de Loi. Après avoir consolidé son pouvoir, le Khalifa institua une administration et nomma Ansar (qui était habituellement Baqqara) comme amirs sur chacune des nombreuses provinces. Le Khalifa a aussi régné sur le riche état d'Al Jazirah. Bien qu'il ait échoué à reconstituer le dynamisme commercial de cette région, le Khalifa institua des ateliers pour fabriquer des munitions et entretenir des bateaux à vapeur sur le fleuve.

L'expansionnisme du Mahdiyah (1887-1893)[modifier | modifier le code]

Les relations régionales sont restées longtemps tendues au cours de la période Mahdiyah, en grande partie à cause de l'engagement de Khalifa à se servir du jihad pour étendre sa version de l'Islam au monde entier. Par exemple, le Khalifa a rejeté une offre d'une alliance contre les Européens faite par l'Empereur Yohannes IV d'Éthiopie. En 1887, une armée de 60,000 hommes d'Ansar envahit l'Éthiopie, pénétrant jusqu'à Gondar et capturant des prisonniers ainsi que du butin. Le Khalifa refusa alors de conclure la paix avec l'Éthiopie.En mars 1889, une force éthiopienne, commandé par l'Empereur, marcha sur Métemma; cependant, après que Yohannes soit tombé au cours de la bataille, les Éthiopiens se retirèrent. Abd ar Rahman an Nujumi, le meilleure général du Khalifa, envahit l'Égypte en 1889, mais des troupes égyptiennes menées par les Britanniques battirent l'Ansar à Tushkah. L'échec de l'invasion de l'Égypte mit un terme à l'invincibilité de l'Ansar.Les Belges ont empêché les hommes du Mahdi de conquérir Équatoria et en 1893, les Italiens ont repoussé une attaque de l'Ansar à Agordat (en Érythrée) et l'ont forcé à se retirer de l'Éthiopie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]