Magnus Ier de Brunswick-Wolfenbüttel

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Magnus Ier (1304-1369), dit « le Pieux » (der Fromme), est prince de Brunswick-Wolfenbüttel de 1344 à sa mort.

Biographie[modifier | modifier le code]

Magnus est encore jeune lorsque son père Albert II, prince de Göttingen et de Wolfenbüttel meurt. Avec son frère Ernest, il est placé sous la protection de leur frère aîné Othon, qui continue à régner même après la majorité de ses deux cadets. En 1333, l'empereur Louis IV accorde à Magnus les titres de margrave de Landsberg et de comte palatin de Saxe auxquels il pouvait prétendre du droit de son épouse Sophie héritière de la maison d'Ascanie. Il installe sa résidence à Sangerhausen. Othon meurt en 1344. Magnus et Ernest règnent tout d'abord conjointement, mais dès le 17 avril 1345, ils se partagent leurs possessions d'un commun accord. Ernest reçoit Göttingen et Magnus, Wolfenbüttel.

En 1346, une guerre éclate à la frontière de Wolfenbüttel avec l'archevêque de Magdebourg. En échange de son soutien, Magnus cède la marche de Landsberg à Frédéric de Misnie. En 1347, l'archevêque de Magdebourg conquiert Schöningen et Magnus doit lui céder Hötensleben et quelques autres possessions. Financièrement ruiné par cette guerre, Magnus ne peut empêcher les villes de ses États d'acquérir des droits ; notamment, la ville de Brunswick devint puissante.

En 1348, l'empereur donne le margraviat de Landsberg et le palatinat de Saxe au prince Bernard d'Anhalt, ce qui déclenche une nouvelle guerre. Ce conflit est résolu par le mariage du fils de Magnus, également appelé Magnus, avec Catherine, la fille du prince Bernard III d'Anhalt.

Magnus tente d'obtenir la principauté de Lunebourg pour son fils Louis, afin de la réunir au duché de Wolfenbüttel. Guillaume II de Brunswick-Lunebourg, issu d'une autre branche de la maison de Brunswick, n'avait pas de fils, et il avait déjà promis la principauté à son petit-fils Albert de Saxe-Wittenberg avant de passer un accord avec Magnus et de donner à Louis la main de sa fille Mathilde. Les ambitions contradictoires des héritiers putatifs de Guillaume II aboutissent, après sa mort, à la guerre de succession du Lunebourg (1370-1388).

En 1367, Magnus s'allie à l'archevêque Dietrich de Magdebourg, l'évêque Albert de Halberstadt, le prince Valdemar d'Anhalt et d'autres princes pour une campagne militaire contre l'évêque Gérard de Hildesheim. Ils sont vaincus à Dinklar (de) le 3 septembre. Magnus est fait prisonnier et doit racheter sa liberté. Il meurt durant l'été 1369.

Descendance[modifier | modifier le code]

En 1327, Magnus épouse Sophie (morte en 1356), fille du margrave Henri Ier de Brandebourg. Neuf enfants sont nés de cette union :

Référence[modifier | modifier le code]