Magnières

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Magnières
Le centre-bourg.
Le centre-bourg.
Blason de Magnières
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Lunéville
Canton Gerbéviller
Intercommunalité Communauté de communes de la Mortagne
Maire
Mandat
Pascal Burgain
2014-2020
Code postal 54129
Code commune 54331
Démographie
Population
municipale
330 hab. (2011)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 26′ 46″ N 6° 33′ 59″ E / 48.4461, 6.566448° 26′ 46″ Nord 6° 33′ 59″ Est / 48.4461, 6.5664  
Altitude Min. 242 m – Max. 334 m
Superficie 11,58 km2
Localisation

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Magnières est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Magnières est un village du sud-est du département de Meurthe-et-Moselle à la limite du département des Vosges, à 47 km de Nancy, 23 km de Lunéville et à 14 km de Rambervillers. Il est arrosé par une rivière descendue des Vosges, la Mortagne, affluent de la Meurthe. La Belvitte arrive à sa confluence avec la Mortagne à Magnières.

Histoire[modifier | modifier le code]

1188: Une charte de Pierre de Brixey évéque de Toul,porte qu'un nommé Albert d'Epinal, neveu de Thierry de Romont est devenu possesseur de la moitié de l'alleu et du ban de "Magneres" (Magnières) par suite de l'acquisition qu'il en avait faite sur les seigneurs de Darney. Il donna à l'abbaye de Beaupré la vaine pâture sur tout ce ban pour tous ses bestiaux.

1266: au mois de Mars, Hoart fils de dame Agnès de Haboudanges et voué de Deneuvre, vend à Henri de Blàmont l'heritage qu'il a à Magnières.

1287: au mois de Janvier, Gérard de Bauch, chevalier cède au duc Ferry les droits et actions qu'il avait à Magnières, Saint-Pierremont (Vosges) et Saint Maurice.

1309: Le dimanche après la Saint Denis, le duc Ferry donne à Henri de Blàmont les fiefs de Magnières et de Martincroix, pour lesquels ledit Henri fait ses reprises du duc.

1312: le dimanche après la Saint Epvre, au mois de septembre, les mêmes duc Ferry et Henri de Blàmont font un accord par lequel ce dernier reprend legalement du duc "la forte maison, les fossés et pourpris de Magnières, ensemble tous les alleus et héritages qu'il pourra avoir audit lieu".

1313: Henri voulant prévenir les différends qui pourraient s'élever après sa mort entre ses enfants, tant à cause de sa succession que de celle de Cunégonde, leur mère, fait le partage de ses biens et assigne à Jeanne sa fille ce qu'il lui avait donné à Magnières.

1314: Le prieur de Romont, du consentement de l'abbé et du couvent de Beize, ordre de saint-Benoit au diocése de Langres, vend à Henri de Blâmont,pour la somme de 22 livres de toulois, le four banal de Magnières.

1323: Burniques de Ristes et Jeanne de Blàmont, sa femme qui avait recu pour heritage la maison forte de Magnières, declarent que s'ils la rendent à Henri de Blàmont ils lui rendront aussi les meubles que ce dernier y avait laissés.

1351: le 9 février, Thibaut de Blàmont, Henri de Faucogney et Jeanne de Blàmont, sa femme, font un accord par lequel ils conviennent que le chateau de Magnières, aves ses pourpris et dépendances, restera Faucogney, ensemble les fiefs de Maixe et Mortagne.

1352: le même Thibaut et Jean de Salm, sire de Puttelanges, à cause de Marguerite de Blàmont, sa femme font un partage par lequel Thibaut emporte tout ce que Marguerite avait à Magnières et dépendances, et Jean le château et le bourg de Châtillon.

1407: Eyge compte de Kibourg, Seigneur de Magnières, fit foi et hommage au duc de Lorraine de,tout ce,que sa femme Jeanne comtesse de Kibourg possédait au lieu de Magnières, ainsi que la moitié de,la ville de Mazeley et la forteresse de Romont.

1597: Jeanne de Ribaupierre, dame de Magnières, déclare qu'au lieu de trois repas qu'elle prétendait lui être dus en qualité de dame dudit lieu, en la maison de Domptail, appartenant à l'abbaye de Senones, elle n'a droit d'en réclamer qu'un.

1710: on lit dans "l'Etat du temporel des Paroisses": <<Le lieu de Magnières était autrefois considérable; c'est un bourg où il y avait foires et marchés, mais qui est à présent ruiné, et ne ressemble guère qu'a un village. On a dit que les seigneurs de Magnières se qualifiaient de barons;>> À cette date la communauté n'est plus composé que de 89 habitants y compris 14 veuves.

1712: Marie-Françoise de Bildstein, veuve de Gaspard de Franc, vivant commandant du régiment de Bourbon pour le service du Roi, tant en son nom que comme gardienne noble de Nicolas de Franc son fils, fait ses foi et hommage pour la terre et seigneurie de Magnières, dont elle possédait les trois quarts et son fils l'autre.

1768: À cette époque il y avait plusieurs chapelles dans la commune dont voici l'inventaire:

  • Chapelle de Saint Georges; collateur (celui qui percevait les taxes et autres dons) famille Noël, de Magnieres.
  • Chapelle de Sainte-Croix; collateur, le seigneur du lieu
  • Chapelle de Sainte Catherine fondée le 20 juin 1515 par Catherine d'Haraucourt, épouse d'Etienne de Tuillières, seigneur de Magnières.
  • Chapelle du Châteu sous l'invocation de Sainte Barbe.
  • Chapelle de l'hôpital de Saint Antoine, devant la halle.
  • Ermitage de Notre -Dame de Montfort, chef lieu des ermites de la congrégation de Saint-Jean-Baptiste au diocèse de Toul;

1773: Dominique O'Heguerty fait également ses foi et hommage pour le compté de Magnières "composé de la terre et seigneurie patrimoniale de Magnières, consistant en haute, moyenne et basse justice, sans part d'autrui, château, bâtiments, aisances et droits en dépendant; en la moitié de la terre et seigneurie de Domptail..., en la haute vouerie (voerie) de Rambervillers, le tout ayant été uni par lettres patentes du Roi de Pologne, du 29 avril 1763 pour ne former qu'un seul et même corps de fief, crèé, érigé et décoré du titre de comté, sous la qualification de comté de Magnières. Les armes de ce comté étaient " d'argent à un chêne arraché de sinople au chef de geules chargé de trois tourterelles d'argent, et pour cimier un dextrochere armé d'un sabre d'argent garni d'or avec cette devise: Nec Flectitur, Nec Mutant."

1802: le village est errigé en succursale avec Saint-Pierremont pour annexe. La population est de 620 habitants, pour 115 feux.

1822:la population est de 719 habitants pour 183 feux.

1853: selon le recenssement, la population est de 749 habitants dont 97 électeurs censitaires, 12 conseillers municipaux et 212 feux. Le nombre d'enfants scolarisé est de 160 en hiver et 62 en été. La surface territoriale est de 1157 hectares dont 502 en terres labourables, 244 en prés, 31 en vignes, et 316 en bois[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Pascal Burgain    
mars 2001 mars 2008 Danièle Guiter    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 330 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
478 620 651 704 759 767 749 784 776
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
748 741 671 663 641 622 585 562 500
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
493 501 404 405 361 362 327 341 346
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
400 410 405 333 313 336 343 330 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Maison forte début XVe, démolie en 1865 pour faire place à l'église actuelle
  • Château XIVe, détruit au XIXe, subsistent un pavillon XVIe/XVIIe et des dépendances XVIIe.
  • Vélo-rail du Val de Mortagne (draisines).
  • Église XIXe, remaniée XXe, néo-gothique; orgue 1990, buffet en chêne massif.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

https://play.google.com/store/books/details?id=iSb-wXe5-6YC&rdid=book-iSb-wXe5-6YC&rdot=1

Liens externes[modifier | modifier le code]

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