Magnéto d'allumage

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Magnétos d'allumage Renault.

La magnéto d'allumage est une génératrice transformant l'énergie mécanique issue de la rotation du moteur en énergie électrique par l'intermédiaire d'un aimant fixe dans lequel tourne une bobine. Elle reprend le principe proposé par André-Marie Ampère vers 1830, puis perfectionné au cours du XIXe siècle.

Le courant électrique produit permet de créer une étincelle dans la chambre de combustion[1] qui enflamme le mélange air-essence d'un moteur à allumage commandé.

Utilisation actuelle[modifier | modifier le code]

Anciennement utilisée dans les automobiles pour produire l'étincelle indispensable pour enflammer le carburant (dans le cas de l'essence), les magnétos sont aujourd'hui utilisées pour tester les bougies et pour faire fonctionner les vieux moteurs agricoles (exemple : moteur Bernard) ou les voitures de collection.

Sur les moteurs d'avion à pistons, les magnétos sont encore majoritairement montées en série. Dans ce cas précis, elles sont généralement au nombre de deux pour assurer une redondance en cas de panne.

Historique et principe de fonctionnement[modifier | modifier le code]

Magnéto d'allumage Lavalette Bosch

La production d'une étincelle dans le mélange gazeux air-carburant nécessite une tension élevée (environ 20 000 V en pratique).

Dans son principe premier, la magnéto produit une basse tension, alimentant un dispositif créant une étincelle par un (rupteur) situé au niveau du cylindre. En 1900, est mise au point la première magnéto « intégrée » produisant une tension suffisante pour alimenter l'allumage. Elle a dû être perfectionnée ensuite pour être réellement utilisable, puis a été supplantée par l'allumeur dans les années 1920, lui-même abandonné depuis au profit de l'allumage électronique.

Dans sa version aboutie, la magnéto est constituée de :

– un inducteur (aimant fixe ou « stator ») ;
– un induit, qui produit le courant comprenant un bobinage primaire et un secondaire
– un condensateur ;
– un rupteur, voire un distributeur.

La tension nécessaire à la production de l'étincelle est obtenue par le processus suivant :

Le moteur à combustion entraîne dans sa rotation le rotor (ou induit) de la magnéto. Celui-ci, en rotation entre les pôles d'aimants permanents, induit un courant électrique alternatif sinusoidal dans le bobinage primaire (c'est la magnéto « de base »).

Le rupteur coupe brutalement le courant lorsque celui-ci est maximal. Il s'ensuit dans le circuit primaire un courant d'auto-induction de même sens que celui qui vient d’être coupé, mais à haute tension.

Le condensateur (inclus à la magneto, en parallèle du circuit primaire) absorbe rapidement ce courant, évitant la dispersion de l'énergie par une étincelle dans le rupteur, qui provoquerait son usure très rapidement : c'est notamment l'absence de condensateur qui a ralenti le développement de la magnéto au XIXe siècle.

Le bobinage secondaire, relié en série avec le bobinage primaire, subit simultanément la même élévation du potentiel électrique (d'autant plus élevée que la rupture est brutale grâce au condensateur). C'est le courant de ce circuit qui est acheminé jusqu'au distributeur, et permet d'alimenter successivement les allumeurs du moteur (bougies).

Principaux constructeurs[modifier | modifier le code]

  • Bosch
  • Magneti-Marelli
  • Ducellier
  • Slick
  • Bendix

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « 1880 : Magnéto d'allumage », sur Histomobile (consulté le 5 mai 2009)