Magné (Vienne)

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Magné
Le château de La Roche.
Le château de La Roche.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Gençay
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Gencéen
Maire
Mandat
Murielle Phélippon
2014-2020
Code postal 86160
Code commune 86141
Démographie
Gentilé Magnésiens
Population
municipale
629 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 28″ N 0° 23′ 37″ E / 46.35777777778, 0.3936111111146° 21′ 28″ Nord 0° 23′ 37″ Est / 46.35777777778, 0.39361111111  
Altitude Min. 109 m – Max. 144 m
Superficie 20,01 km2
Localisation

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Magné

Magné est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située au Sud-Ouest de Poitiers, la commune de Magné fait partie du Pays Civraisien. Le bourg se trouve à 2 km de Gençay.

Histoire[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de 1914-1918.

La commune de Magné est fréquentée par les humains depuis plusieurs millénaires. La preuve est apportée par le petit dolmen situé au lieu-dit « le Rocher », qui renfermait des sépultures celtiques. Des armes en silex et des fragments de poterie ont été trouvés en ce lieu au début du XXe siècle. Ces artéfacts ont été déposés au Musée Sainte-Croix de Poitiers.

La période gallo-romaine est caractérisée par une exploitation métallurgique assez importante.

Sur la place de l'Église, un cimetière mérovingien s'étend jusque devant les grilles de la Mairie et atteste d'une présence humaine durant cette période.

Le sous-sol, par endroits calcaire, a permis l'extraction de la pierre à bâtir et l'installation de fours à chaux sur le territoire de la commune. Le dernier s'est arrêté vers 1940.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Magné.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours (2008) Jean Bibault    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 629 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
509 435 531 518 653 653 607 684 693
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
745 688 675 743 785 789 789 786 705
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
748 724 765 713 711 691 704 738 643
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
630 600 528 460 510 504 575 611 622
2011 - - - - - - - -
629 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 31 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Foret de Poitou-Charentes[4], il n'y a plus que 21 exploitations agricoles en 2010 contre 32 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16%. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[5].

Les surfaces agricoles utilisées ont toutefois augmenté de 23% et sont passées de 1 758 hectares en 2000 à 2 178 hectares en 2010 dont 572 irrigables[4]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[5].

47% des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 28% pour les oléagineux (2/3 en colza et 1/3 en tournesol) , 18% pour le fourrage et 2% reste en herbes. En 2000,3 hectares (1 en 2010) étaient consacrés à la vigne[4].

5 exploitations en 2010 comme en 2000 abritent un élevage de bovins (685 têtes en 2010 contre 610 en 2000). 9 exploitations en 2010 (contre 13 en 2000) abritent un élevage d'ovins (1 612 têtes en 2010 contre 1 291 têtes en 2000)[4]. Cette évolution est inverse à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7% de 1990 à 2007[6]. En 2011, le nombre de têtes dans le département de la Vienne était de 214 300[7].

L'élevage de volailles a disparu au cours de cette décennie (3 565 têtes sur 11 fermes en 2000)[4].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de la Roche[modifier | modifier le code]

Magné 86 Entrée château 2012.jpg

Le château de La Roche-Gençay est inscription depuis 1981[8] pour ses communs, sa chapelle, sa bibliothèque, l'escalier, le salon, la salle à manger, son élévation, sa tour, sa toiture et l'ensemble de son décor intérieur.

Le château date du XVe siècle. Il abrite le musée de l'Ordre de Malte.

C'est l'une des plus belles demeures seigneuriales du département de la Vienne de par l'harmonie de son ensemble. Le château domine majestueusement la vallée de la Belle.

Sa construction s'étend de la fin du XVe siècle jusqu'au XVIIIe siècle. En 1603, il était déjà composé d'un "vieux logis", dont il ne subsiste plus, depuis les travaux de 1872, qu'un commencement de couloir souterrain menant à la "salle des chevaliers", salle ronde taillée dans le roc, qui, jusqu'en 1878, possédait un jour naturel dans le rocher alors à pic. Des apports de terre ont transformé cet à-pic en pente douce vers la rivière, obstruant ainsi cet orifice. Il subsiste aussi une partie alors récente, qui constitue le début du château actuel. Une deuxième phase de travaux correspond à la façade donnant sur la Belle qui mêle des sculptures des styles gothiques et Renaissance. Une troisième phase a permis de relier la tour sud à la tour ouest. Enfin, de 1870 à 1872, sont édifiés la tour nord et le corps de bâtiment la reliant à la tour est, l'ouverture d'une porte, le perron face à la Belle. Cette phase est aussi marquée par la restauration des parties anciennes et par le couronnement de l'édifice d'une bordure de pierre ouvragée. Un campanile, avec trois cloches de bronze fut monté au milieu de la toiture. Il a été supprimé en 1987.

Le parc aurait été dessiné par Le Nôtre. Il possède deux sources: celle dite "du parc de Magné" et celle dite "des Coutières" située au pied du château.

On visite uniquement (en 2011), le rez-de-chaussée, la salle à manger et l'enfilade de trois petits salons avec de beaux parquets à la française et des boiseries d'origine. Ces pièces sont agrémentées d'un mobilier d'époque, d’innombrables portraits de famille, de tapisseries et d'un lustre en cristal de Bohême. Le château a reçu en 2003, selon l'Office du Tourisme de la Vienne en 2003, 1300 visiteurs.

La chapelle a été construite vers 1530. Elle a connu de nombreuses transformations jusqu'en 1880 pour accueillir de magnifiques vitraux qui ont été primés à l'Exposition Universelle de 1870. L'autel est en boiserie de style gothique. La chapelle est surmontée d'une croix de pierre sculptée, qui a remplacé, en 1872, un double arceau de pierre.

La décoration intérieure est du XVIIIe siècle.

Le musée est installé dans les dépendances du château. C'est le seul musée en France à être consacré à l'Ordre de Malte. Le musée a été créé par le comte Géraud Michel de Pierredon, bailli de l'Ordre de Malte, ancien Hospitalier et représentant de l'Ordre auprès du gouvernement français.

Le musée retrace l'histoire des chevaliers de l'Ordre de saint Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte des origines à nos jours à travers des cartes, des médailles, des armures et des films

L'église[modifier | modifier le code]

Détail de la façade orientale de l'église de Magné.

L'église de Magné a eu une histoire très mouvementée (inscription en 1952)[9] ;

Un premier édifice date de la fin du XIIe siècle, ou début du XIIIe. En 1569, les protestants, qui assiégeaient Poitiers, brûlèrent l'église. Le bénitier actuel et les fonds baptismaux datent de cette première église, de même que certaines têtes de chapiteaux visibles sur les murs extérieurs.

Jusqu'en 1661, le culte était célébré dans l’église en ruine en se servant de la chapelle dite Bellaudeau qui porte le nom du curé qui la construite en 1560, comme chœur. La nouvelle église Saint Médard fut construite au niveau de la place sur laquelle se trouve la porte principale de l'église. Comme il fallait que le chœur soit plus haut que la nef, il fut décidé de surélever le sol de la chapelle Bellaudeau de deux mètres. Puis les chapelles latérales furent construites. En 1664, les travaux sont terminés.

L'église a peu changé depuis le XVIIe siècle.

La fontaine de Puyrabier[modifier | modifier le code]

Le Puyrabier est un hameau très ancien. Il est déjà cité en 1286. En 1334 ce lieu est appelé "arbergamentum de puteo ralerii", traduit par un latiniste comme "le fief du mont de la source de la rivière". Les maisons sont en effet bâties sur le flanc d'un petit coteau dominant une fontaine très connue dans la région. On y voit encore un logis avec des sculptures du XVe siècle.

La fontaine de 7 mètres de profondeur est la source de la Belle.

Le parc de la Belle[modifier | modifier le code]

Le parc s'étend sur une surface vallonnée de 15 hectares, sur les rives de la Belle.

Il abrite plus de 20 000 plantes et de multiples essences d'arbres. Des près bas ont été aménagés. Une zone naturelle humide et de bois a été remis en valeur. Le parc s'est enrichit d'un labyrinthe en osier vivant sur plus de 200 mètres linéaires.

La demeure bourgeoise qui héberge l'accueil des visiteurs a été rénovée. Elle est typique du patrimoine poitevin : ancienne bâtisse de maître, jardin de curé, potager (d'ornement aujourd'hui), four à pain, serre, lavoir.

Une petite ferme abrite des animaux domestiques.

La Communauté du Pays Gencéen a confié la gestion du Parc à Emmanuel le Grelle (directeur de la Vallée des Singes) en 2006. Pour compléter l'activité du site, des cabanes dans les arbres ont été construites.Elles peuvent accueillir deux à six personnes. Elles sont construites dans le respect de la nature et des arbres, sans aucun clou, entre 4 et 14 mètres de hauteur.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. a, b, c, d et e Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  5. a et b Agreste – Enquête Structure 2007
  6. Agreste – Bulletin n°12 de Mai 2013
  7. Panorama de l’Agriculture en Vienne – Juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne
  8. « Château de La Roche-Gençay », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture