Magic City (parc d'attractions)

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne un parc d'attractions parisien disparu. Pour la série télévisée américaine, voir Magic City.
Magic City
px
Ouverture 1900
Fermeture 1934
Pays Drapeau de la France France
Département Seine
Commune Paris
Type de parc Parc d'attractions
Nombre d'attractions Total : ~ 10


Coordonnées
géographiques
48° 51′ 42″ N 2° 18′ 15″ E / 48.861676, 2.30415248° 51′ 42″ Nord 2° 18′ 15″ Est / 48.861676, 2.304152

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Magic City (parc d'attractions)

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Magic City (parc d'attractions)

Magic City était un parc d'attractions situé entre les nos  67 et 91 du quai d'Orsay face au pont de l'Alma, à Paris[1]. Il a été ouvert de 1900 à 1934. Il fut détruit en 1942[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Annonce d'élection d'une Reine pour la Mi-Carême 1937 [3].

Magic City a été construit en 1900 sur les terrains autrefois occupés par le Magasin central militaire, sur le quai d'Orsay, au 176-180 rue de l'Université par Ernest Cognacq, propriétaire de la Samaritaine.

C'était le 1er parc d'attractions de l'histoire de France, avant Luna Park[N 1]. Donnant à la fois sur le quai d'Orsay et rue de l'Université, il était principalement destiné aux adultes. Tout y était fait pour le divertissement : spectacles, attractions foraines, restaurant, bal, skating, palais persan, curiosités, représentations « d’indigènes ». Ceux-ci étaient originaires des Philippines.

En Europe, le plus ancien parc d’attraction est le Blackpool Pleasure Island Beach, inauguré en 1896, suivi du Luna Parc de Paris en 1903, puis de Magic City en 1911[4]. Le développement du parc est l’œuvre de John Calvin Brown un ingénieur américain de Chicago, qui a développé Luna Park (Coney Island) près de New York, puis a étendu ses activités à Londres.

Ce spécialiste mondial des attractions les plus folles débarque aussi au même moment à Nancy pour installer un autre parc d’attractions,avec un grand huit, grâce au soutien du banquier Louis Laffitte.

Le parc d'attractions de Magic-City est inauguré le 2 juin 1911, sur une surface immense. Juste à côté, Blanche Janin et Georges Hébert, mécanicien, créent une SNC au capital de 22.500 francs, pour une activité de « liquoriste-cinéma-concert ». Leur société est bientôt dissoute et le fonds de commerce est cédé le 18 mars 1913 à Magic City.

Le site possédait une grande piste de danse avec orchestre[5]. Elle était située au 1er étage du 180 rue de l'Université[6].

Le Parc sert à toutes sortes d’usage. Ainsi, une « Exposition internationale des sports », la première de ce genre, s’y tient de mai à juillet 1924. Il accueillait aussi des meetings. L’homme politique radical Joseph Caillaux y a fait sa rentrée le 19 février 1925. Il prononce à Magic-City, devant un banquet de 3000 personnes, un grand discours politique où il accuse Raymond Poincaré de n'avoir pas empêché la guerre mondiale ni réalisé les concessions indispensables vis-à-vis des autres pays et rappelle sa proposition de septembre 1914 de lancer un vaste emprunt pour financer les dépenses de guerre. Gandhi y tint aussi une conférence le 5 décembre 1931[7].

Le parc de Magic-City disparut en 1926, lors du lotissement du quartier et de la création, sur son emplacement, de la rue Cognacq-Jay. Ne subsista ensuite, sur une surface plus réduite, qu'une vaste salle de danse pouvant accueillir plus de 3000 personnes, célèbre pour ses bals gays, alors scandaleux, et partie prenante de la légende de la nuit parisienne. Comme au temps du Parc d’attractions, on continue à y projeter des films.

Le bal des travestis de la Mi-Carême[modifier | modifier le code]

L'écrivain Tristan Tzara[8], aimait ainsi se rendre au grand bal travesti du Magic City, donné à l'occasion de la Mi-Carême.

Le bal travesti de la Mi-Carême, qui était le phare des nuits homosexuelles à Paris[9], y était organisé tous les ans dès les années 1920[10]. Il est immortalisé par le photographe Brassaï en 1931[11].

« La crème des invertis parisiens devait se rencontrer là-bas, sans distinction de classe, de race ou d'âge. Et chaque catégorie est venue, des fagots, des croiseurs, des poulets, des vieilles reines, de célèbres antiquaires et des garçons bouchers, des coiffeurs et de jeunes garçons d'ascenseur, des créateurs de robes bien connus et des drag queens… »

— David Higgs, historien[12]

L'annonce pour le bal de la Mi-Carême 1920 proclame : « Les Travestis seront la majorité[13] ».

Le 6 février 1934 Magic City est fermé[14] par décision des autorités.

Après la fermeture du parc d'attractions en 1934, la salle continue à être utilisée pour des événements. Dont l'élection de Francine Constance, Reine des Reines de Paris 1935[15].

La même année, on relève une évolution dans le bal de la Mi-Carême. Dans son annonce, il est précisé que[16] :

Pour répondre à certaines critiques, la direction de Magic-City prévient sa clientèle qu'elle assistera à un bal costumé très gai, mais de bon goût, auquel les hommes travestis en femmes ne seront pas admis.

L'interdiction des travestis marque la fin du temps de la prospérité des bals homosexuels de la Mi-Carême à Magic-City.

La Mi-Carême continue à être fêtée à Magic-City. En 1937, c'est là qu'a lieu l'élection de la Reine du 7e arrondissement de Paris[3].

La destruction de Magic City[modifier | modifier le code]

Réquisitionné au profit des autorités allemandes, Magic City est détruit en 1942 pour céder la place aux studios de télévision Fernsehsender Paris [N 2], qui deviendront plus tard Paris-Télévision et les studios Cognacq-Jay[17].

Le site devint ensuite célèbre grâce à ces studios de télévision, installés par les Allemands en 1943 et qui fait du cinéma Magic-City, au 15 rue Cognacq-Jay (Paris 7e), un centre de télévision pour leurs propres troupes, abandonné dans cet immeuble en août 1944[18]. Un montant sera réclamé à l’État par la société Magic-City pour occupation de ses locaux pendant la guerre

Lieu de renaissance de la télévision française après la Seconde Guerre mondiale, ces studios sont utilisés après la Libération et jusqu'en 1992, par la RTF, puis l'ORTF. TF1 les quittant finalement pour ses studios à Boulogne.

Il faut attendre 1955 pour voir l'ouverture d'un nouveau parc d'attractions en France : le Parc Bagatelle.

Attractions[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il date de 1909. Il est à noter l’existence des jardins de Tivoli de Paris précédents Magic City. Tout en étant un parc de loisirs, ils ne sont pas à proprement parler un parc d'attractions.
  2. Émissions pour les troupes stationnées à Paris et les blessés allemands rapatriés.
  3. Annonce pour le bal de la Mi-Carême parue dans la rubrique Spectacles et concerts, Le Petit Parisien, jeudi de la Mi-Carême 11 mars 1920, p. 3, 5e colonne.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Magic City - Paris 7e Constructions détruites
  2. Magic-City
  3. a et b L'élection de la Reine du 7e arrondissement de Paris a lieu dans la salle de Magic City en février 1937. Elle est annoncée dans la rubrique Échos et propos, Aujourd'hui, Réunions, du journal Le Matin, 20 février 1937, page 2, 5e colonne.
  4. « Paris au temps des fiacres », page 96, par Philippe Mellot - 2006 -
  5. Paris dans les années vingt. Voir une photo de la salle de bal reproduite sur la base Commons.
  6. L'encyclopédie du Tango - Magic City
  7. Le Temps du 21 février 1925
  8. Tristan Tzara, par François Buot - 2002 -
  9. Paris dans les années 30
  10. Le bal de la Mi-Carême 1920 est annoncé dans la rubrique Spectacles et concerts, Le Petit Parisien, jeudi de la Mi-Carême 11 mars 1920, page 3, 5e colonne. Voir l'annonce du bal reproduite sur la base Commons.
  11. Agence photographique
  12. (en) David Higgs, Queer Sites: Gay Urban Histories Since 1600, éditions Routledge, 1999, p. 27
  13. Annonce pour le bal de la Mi-Carême parue dans la rubrique Spectacles et concerts, Le Petit Parisien, jeudi de la Mi-Carême 11 mars 1920, page 3, 5e colonne.
  14. (en) Florence Tamagne, A history of homosexuality in Europe, éditions Algora Publishing, 2004, p. 51
  15. L'élection de la reine des reines de Paris, Le Matin, 23 mars 1935, page 9, 2e colonne. Voir l'article reproduit sur la base Commons.
  16. Le Petit Journal, rubrique Bals, 28 mars 1935, page 5, 3e colonne. Voir l'annonce reproduite sur la base Commons.
  17. Fernsehsender Paris
  18. « Adam Saulnier journaliste d'art à l'ORTF : Biographie », page 75, par Gérard Streiff - 2008

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]