Mages

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Les Mages (du persan magis ; en grec ancien μάγοις) sont une tribu mède qui fournissait les prêtres et les devins chez les Perses.

Les Mages, selon Hérodote, sont l'une des six tribus mèdes « différents des Égyptiens et des autres hommes », notamment spécialistes de l'interprétation des songes. En 515 av. J.-C., la grande inscription de Darius Ier, roi de Perse, emploie le nom de « maguš » comme désignant une ethnie. Les plus anciennes mentions des mages se trouvent dans la Bible, chez Jérémie . Prêtres officiels perses, à l’époque achéménide, Darius Ier renverse, en 522 av. J.-C., le mage mède Gaumâta, qui vient de se proclamer roi de l'empire perse. Les mages exercent le monopole sacerdotal. Selon Xénophon, c'est Cyrus II le Grand qui, vers 550 av. J.-C., installa officiellement les mages de Perse. Les mages exposaient les morts aux oiseaux et aux chiens (alors que les Perses couvraient leurs morts de cire avant de les enterrer). Pour les Grecs, les mages perses étaient des spécialistes de magie (mot dont l'étymologie renvoie à "Mages") et d'astrologie. À l'époque mède, les mages nous apparaissent comme une caste sacerdotale pratiquant le culte solaire, la divination et l'oniromancie[1]. Dans l’Axiochos, Socrate développe une argumentation pour ne pas craindre la mort et narre un mythe raconté par le Mage Gobryas[2],[3]. Platon, dans l’Alcibiade majeur[4] dit que les Mages ont pour coutume d’élire quatre gardiens royaux, dont le premier par ordre d’importance est le plus savant, et enseigne au nouveau-né royal la religion, le culte des dieux et l’art de régner.

D’après l’historien grec Hérodote au Livre Premier de ses Histoires, des usages des Mages, ceux qui se pratiquent relativement aux morts sont cachés[5]. Les rois mages dont parle la bible seront associés de manière erronnée par la tradition néo-testamnaitaire à la naissance de Jésus.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Définition de Jacques Duchesne-Guillemin
  2. 371a-372a
  3. également orthographié « Gobrias »
  4. 122a-b
  5. Ch. 140