Magenta (cuirassé)

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Magenta
Image illustrative de l'article Magenta (cuirassé)
Le Magenta à Brest

Histoire
A servi dans Pavillon de la marine française Marine nationale française
Quille posée 22 juin 1859
Lancement 22 juin 1861
Armé 2 janvier 1862
Statut détruit le 31 octobre 1875
Caractéristiques techniques
Type Cuirassé
Longueur 91,96 m
Maître-bau 17,34 m
Tirant d'eau 8,44 m
Déplacement 7.129 tonnes
Propulsion machine à vapeur (8 chaudières)
voile
Puissance 900 ch
Vitesse 12 nœuds
Caractéristiques militaires
Armement 10 canons de 240 mm
4 canons de 190 mm
Rayon d'action 3 mois (700 tonnes de charbon)
Autres caractéristiques
Équipage 681 hommes
Chantier naval arsenal de Brest
Port d'attache Toulon

Le Magenta était un cuirassé de classe Magenta bâti à Brest en 1859-1861, affecté comme navire-amiral de la flotte française de Méditerranée au moment de sa destruction en 1875 dans la rade de Toulon, au retour d'une croisière durant laquelle il avait été chargé à La Goulette du produit de fouilles effectuées sur le site archéologique de Carthage.

Accident de Toulon[modifier | modifier le code]

Le 31 octobre 1875, un incendie débuta à bord alors que le navire se trouvait dans la rade de Toulon. Le sinistre atteignit le magasin à poudre et il fut vite constaté l'impossibilité de l'arrêter. L'équipage abandonna le navire, qui explosa peu après, et gît ensuite sous 15 mètres d'eau dans le port.

Au moment de l'accident, le Magenta avait à son bord une cargaison d'antiquités carthaginoises chargées à La Goulette, exhumées lors de la mission de Jean-Baptiste Evariste Charles Pricot de Sainte-Marie de 1874, interprète au consulat général de France. Parmi ces antiquités, se trouvaient notamment 2080 stèles puniques en provenance du tophet de Carthage et une statue de marbre de l'impératrice Sabine.

Après avoir procédé aux récupérations d'un certain nombre de stèles et de morceaux de la statue par des scaphandriers, l'épave fut dynamitée afin d'encombrer le moins possible l'accès au port.

Les pièces archéologiques furent dispersées entre diverses collections dont la Bibliothèque nationale de France. Sous douze mètres de fond, ce qui subsistait de l'épave s'est envasé peu à peu.

Redécouverte de l'épave[modifier | modifier le code]

La statue de Sabine de la fouille Pricot de Sainte Marie, détruite lors du naufrage. À droite, le visage retrouvé en 1995 et non remis en place car noirci par l'incendie.

L'épave fut localisée en avril 1994. Trois campagnes archéologiques sont effectuées entre 1995 et 1998 par Max Guerout et le Groupe de recherche en archéologie navale afin de récupérer des stèles ainsi que la tête de la statue. En avril-mai 1995, la tête de la statue de Sabine est retrouvée puis, en avril-mai 1997, environ 60 fragments de stèles ainsi que des fragments de la statue. Enfin, en 1998, 77 fragments ou stèles retrouvent la surface.

Les fouilles ont permis de récupérer un nombre important de fragments de stèles, cet état s'expliquant par l'explosion qui détruisit le navire. De même, la tête de la statue est désormais trop endommagée pour être jointe aux fragments de la statue. Cet élément se trouve désormais au Musée du Louvre.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]