Mado Lamotte

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Mado Lamotte by Joe Sioufi.jpg

Mado Lamotte, personnage de Luc Provost, est une dragqueen, écrivain, chanteur et personnalité de la communauté gaie montréalaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

De loin la plus connue des dragqueens du Québec, Mado Lamotte a commencé comme danseuse au Poodle, puis comme cigarette-girl au bar Le Lézard, dans le cadre des premiers "mardis interdits" et aux "jeudis gais" du Royal (les soirées Queenex). Elle a révolutionné la vie gaie montréalaise avec les fameux bingos nés lors des "mardis des Ginette" du bar Zorro, devenus par la suite les délirants "Bingos à Mado" au Sky, puis au Spectrum, qui ont fait le tour du Québec et même fait un arrêt au chic Casino de Montréal. Elle a participé à bien des talks-shows à la télé, et collaboré notamment à l’émission de Christiane Charette et également déridé des centaines de milliers de téléspectateurs, lors de la diffusion de la Marche des fiertés sur les ondes de TQS à la fin des années 1990[1].

Intentionnellement quétaine, Mado met en valeur durant ses spectacles sa personnalité outrée et libertine et son humour tranchant, avec de grandes perruques multicolores. « Chus pas il, chus pas elle, chus ça ! Ch'une chose ! » et « Je suis pas personnificatrice féminine. Je suis trop laide. Je suis une dragqueen », déclare-t-elle.

Elle contribue grandement au festival annuel de la fierté Divers/Cité, avec sa soirée Bingo à Mado au Casino de Montréal, mais surtout par l'animation de Mascara : La nuit des drags. Cet immense spectacle de dragqueens en plein air est l'un des moments forts du programme artistique de Divers/Cité et l'un des plus grands événements drag au monde.

Mais par-dessus tout, ce sont ses articles publiés dans Fugues et dans l’hebdomadaire Ici Montréal qui l’ont fait connaître partout et qui ont contribué à façonner un certain humour féroce et méchant, teinté de "bitchage", sa marque de commerce. En effet, depuis la fin des années 1980, Mado écrit dans la populaire revue mensuelle gaie et lesbienne Fugues. Dans sa chronique colorée — qui s'est appelée simplement « Mado », puis « La bitch » et dorénavant « Mado est au boutte » — elle enrichit son humour sarcastique d'un usage intensif de joual[2]. Elle a aussi tenu pendant plusieurs années une chronique pour le défunt journal hebdomadaire Ici Montréal et, en 2001, elle a publié une compilation de 45 de ses chroniques parues dans Fugues et Ici Montréal sous le titre Tu vois ben qu'est folle[1].

Elle a aussi enregistré un simple en 1996 (Le Rap A Minifée), une version euro-trash du hit de Nanette Workman sortie en 1982, et a fait une apparition dans le film Saved by the Belles en 2003.

Mado fait ses débuts au théâtre dans la pièce anglaise de Marc Watty Saving Céline, mise en scène par David Pellegrini et présentée du 29 août au 15 septembre 2007 au théâtre Mainline sur la rue Saint-Laurent à Montréal[3].

Le 8 juin 2010, Mado sort son album : Full Mado - Le Remix Album. Réalisé par le réalisateur/remixeur ErekMcQueen, l'album se veut une vision comique de la vie de Mado, s'inspirant de chansons des années 1970, 80 et 90, réécrites et remixées dans différents styles modernes et très dansants[4].

Mado Lamotte fait partie des statues en cire présentés au Musée Grévin de Montréal, depuis son ouverture en 2013.

Luc Provost possède plus de 500 costumes de scène pour faire vivre son personnage[5].

Cabaret Mado[modifier | modifier le code]

En 2002, Mado Lamotte ouvre un grand cabaret à son nom, le Cabaret Mado, rue Sainte-Catherine Est, dans le Village gai. C'est devenu le haut-lieu des spectacles de dragqueens à Montréal.

Discographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]