Mademba Seye

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Mademba Seye

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Mademba Seye

Nom de naissance Mademba Sy
Naissance 3 mars 1842
Saint-Louis
Décès 25 juillet 1918
Nationalité Drapeau de la France France
Distinctions

Mademba Seye ou Mademba Sy est né le 3 mars 1842 à Saint-Louis du Sénégal [1] et décède le 25 juillet 1918[1]. Mademba Seye était le Fama (Gouverneur)du royaume de Sansanding commune du Mali, dans le cercle et la région de Ségou.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mamadou Racine et sa femme en 1889 - premier Officier des Tirailleurs sénégalais - né à Podor

Certaines sources donnent comme lieu de naissance Podor [2]

Mademba Seye a pour grand-père Mbaye Sy, membre influent du clan Torodbe Fulbe de Sénégambie et également pour aïeul El Hadj Oumar chef religieux islamique opposant à l'expansion française. Il est fils d'un chef Oualo[3].

Mademba Seye est le fils de Baye Seye et de Senda Dia. Il a pour frère Mamadou Racine (1838-1902) premier officier des Tirailleurs sénégalais, Lieutenant puis Capitaine. Mademba Seye a six ou sept épouses à soixante-quinze ans[4].


Cinq de ses fils arrivent au Lycée d'El-Djezair àAlger le 3 juillet 1904[5]. Deux autres suivront mais trois des frères ne survivront pas aux maladies et au climat. Abdel Kader et Cheick deviendront officiers dans les tirailleurs sénégalais, Racine se fit ingénieur agronome et Ben Daoud enseignant de l'administration coloniale.

carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1880 le lieutenant-colonel Bornis-Desbordes découvre Mademba Seye, petit employé des postes à Médine, porté par de hautes qualités. Il deviendra constructeur de lignes télégraphiques dont celle de Médine à Kita. Mademba Seye s’intègre très vite dans le processus de colonisation du territoire et rend de grands services.

Mademba Seye était également un proche du colonel Louis Archinard (1850-1932), lorsqu'il captura Ségou en 1890 conquérant du Soudan (l’actuel Mali) et incarnation du « colonialisme triomphant ».

En 1891 après la prise de Nioro du Sahel et de l’ensemble des États Toucouleurs le Royaume de Sansanding est confié à Mademba Seye; en remerciement de sa collaboration et fidélité[6].

Mademba Seye sera le premier chef du bureau politique du Soudan, c'est-à-dire le premier prédécesseur du Gouverneur de l' Afrique-Occidentale française Jean-Baptiste Chaudié le 16 juin 1895. Un titre équivalent à un Roi, mais un royaume en viager, sans transmission possible, son titre solennel s’éteindra avec lui[7].

Au XXe siècle des essais de plantation cotonnières furent réalisées dans la région de Ségou et le Fama Mademba, souverain de Sansanding, donnait d'excellentes nouvelles de sa culture. Il se proposait d'aller en France en 1906[8]. Le 21 octobre 1906 il est présent à Auberchicourt pour visiter la Compagnie des mines d'Aniche, il est accompagné de son neveu Iba Diaye et de l'explorateur Chevalier et reçu par le maire M. Poteau et M. Lemay; gérant des mines d'Aniche[9].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Samba Lamine Traoré, La saga de la ville historique de Ségou, Éditions L'Harmattan,‎ 2012, 562 p. (ISBN 2296478794 et 9782296478794)
  2. A. Pérignon, Haut Sénégal et Moyen-Niger. Kita et Ségou,‎ 1901 (lire en ligne), États de Sansanding. — En 1891, Sansanding devint un État et l'administration en fut confiée à Mademba dont le zèle et les qualités avaient été appréciés depuis longtemps par le commandant supérieur. Mademba était un ancien contrôleur des services télégraphiques. Il est originaire de Podor (Sénégal). Le fama Mademba qui, actuellement (1901), est encore en fonctions a su s'attirer la sympathie de tous les officiers et fonctionnaires qui l'ont connu.
  3. Philippe Gille, Ceux qu'on lit : 1896éditeur=C. Lévy,‎ 1898 (lire en ligne), Ainsi avait été élevé Mademba, fils d'un chef du Oualo considérable par l'autorité politique et religieuse. Il entra dans les Télégraphes, rendit pendant vingt ans les plus dévoués services à la cause française, en suivant, dans leurs étapes successives de la vallée du Niger, le colonel Borgnis-Desbordes et le colonel Archinard. Pour le récompenser, on eut l'esprit de lui créer, sur une rive du fleuve, un petit royaume.
  4. Edouard Charton, Le Tour du monde (Paris. 1860), Hachette (lire en ligne)
  5. E. Bertrand, École professionnelle libre de Versailles. Discours, impr. de Cerf et fils, p. Le 3 juillet, arrivée, au Lycée, dos cinq fils de Fama Mademba,souverains des États de Sansanding (Soudan)'".
  6. Afrique-Occidentale française, Fêtes du cinquantenaire du Soudan français, 1883-1933 . Discours et allocutions prononcés à Dakar, Bamako, Ségou, 22-28 décembre 1933, Impr. du Gouvernement général (Gorée),‎ 1934, 103 p., Je rappellerai aussi que c'est le lieutenant-colonel Borgnis-Desbordes qui, en 1880, a découvert en Mademba, alors petit employé des postes à Médine, les éminentes qualités d'intelligence, de droiture, d'activité, de loyauté qui ont porté ce Noir du Sénégal à la haute situation de Fama de Sansanding, après,avoir été le constructeur des lignes télégraphiques pendant les premières années de la conquête et le premier chef du bureau politique du Soudan, c'est-à-dire le premier des prédécesseurs, dans cette fonction, de notre actuel Gouverneur général de l'Afrique Occidentale Française.
  7. Louis Sonolet, L' Afrique occidentale française..., Hachette,‎ 1912, 225 p. (lire en ligne)
  8. Henry Bloud, Le problème cotonnier et l'Afrique occidentale française : une solution nationale, É. Larose (Paris),‎ 1925, 390 p. (lire en ligne), p. Cinq cents hectares étaient ensemencés dans la région de Ségou avec des graines provenant de la récolte précédente. Des essais de plants américains Excelsior, King et Mississipi par le service de l'agriculture étaient poursuivis parallèlement à ceux de l'association cotonnière suivant le mode indigène, en différents points de la vallée.
  9. Jean Tanchon, Les nouvelles d'Aniche en 1906 : Le républicain d'Aniche et ses environs, Aniche, Henri Malengé,‎ 1906