Madeleine de Puisieux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Madeleine de Puisieux, née à Paris en 1720 et morte en 1798, est une écrivaine et moraliste féministe française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Madeleine d'Arsant de Puisieux a écrit de nombreux romans et traités de morale. Amante de Diderot qu’elle avait rencontré en 1745, sa collaboration à quelques-uns de ses textes fit d’abord attribuer ses Conseils à une amie (1749) où elle traite de l’éducation et Les Caractères (1750) à ce dernier. De même, Diderot contesta la paternité du conte L'Oiseau blanc : conte bleu : il ne reconnaissait qu'avoir corrigé l'orthographe du texte de sa maîtresse[réf. nécessaire].

On attribue parfois à Madeleine de Puisieux, ou à son mari le texte féministe intitulé La femme n'est pas inférieure à l'homme publié en 1750 et republié l'année suivante sous le titre Le Triomphe des dames. Mais d'autres auteurs[1] envisagent plutôt qu'il ait été rédigé par Mary Wortley Montagu sous le titre de Woman Not Inferior to Man (1739) et que le texte français ne soit qu'une traduction - à noter que monsieur de Puisieux est l'auteur de nombreuses traductions depuis l'anglais.

Bien qu'encore mal connue, l'œuvre de Madeleine de Puisieux lui procura le soutien de Louis XV. En 1795, la Convention lui octroie une pension pour son Prospectus sur un ouvrage important[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Alzarac, ou La nécessité d'être inconstant, Cologne, Paris, Charpentier, 1762
  • Conseils à une amie, Amsterdam, Aux dépens de la Compagnie, 1751
  • Histoire de Mademoiselle de Terville, Amsterdam, Veuve Duchesne, 1768
  • Le goût de bien des gens, ou, Recueil de contes, tant en vers qu’en prose, Amsterdam, Changuion, 1769
  • Le plaisir et la volupté : conte allégorique, Paphos, [s.n.], 1752
  • L'éducation du marquis de *** ou Mémoires de la comtesse de Zurlac, Berlin, Fouché, 1753
  • Les caractères, Londres [Paris], s.n., 1750 (en ligne).
  • Mémoires d'un Homme de Bien, Paris, Delalain, 1768
  • Réflexions et avis sur les défauts et les ridicules a la mode. Pour servir de suite aux conseils à une amie, Paris, Brunet, 1761
  • Zamor et Almanzine, ou L'inutilité de l'esprit et du bon sens, Amsterdam, Hochereau l’aîné, 1755
  • Prospectus sur un ouvrage important, De l'imprimerie de N. Fr. Valleyre jeune, rue Vieille-Bouclerie, à la Minerve, 1772, 35 pages.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Camille Garnier, Madame de Puisieux, moraliste et romancière (1720-1798), Thèse Indiana University, 1978.
  • Susan R. Kinsey, Madeleine de Puisieux: ethical egoism in the search for happiness, Thèse Columbia University, 1978.
  • Alice Laborde, Diderot et Madame de Puisieux, Saratoga, ANMA Libri, 1984 (ISBN 0-915838-54-0).
  • (en) Samia I. Spencer, Writers of the French Enlightenment, Farmington Hills, Thomson Gale, 2005 ISBN 0-7876-8131-8.
  • Robin Stille, La figure multiple du père dans les romans de Madeleine de Puisieux, Thèse Simon Fraser University, 1999, Ottawa, Bibliothèque nationale du Canada, 2001.
  • Nadine Bérenguier, Conseils à une amie de Madeleine de Puisieux, ou les paradoxes d'un ouvrage pédagogique, in : Papers on French seventeenth-century literature, L'Éducation des filles sous l'Ancien Régime (dir. Colette H. Winn), 1997, t. 24, n° 46, p. 99-120.
  • Notice SUDOC.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. Camille Garnier, « La Femme n'est pas inférieure à l'homme (1750) : oeuvre de Madeleine Darsant de Puisieux ou simple traduction française ? », dans Revue d'histoire littéraire de la France, 4, Paris, Armand Colin, 1987, p. 709-713 (en ligne) ; Sophie Loussouarn, « La revendication féminine dans Woman Not Inferior to Man (1739) », dans XVII-XVIII. Bulletin de la société d'études anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles, 47, 1998, p. 215-228 (en ligne).
  2. Alice M. Laborde, Diderot et Madame de Puisieux, ANMA Libri, 1984, p. 27 et 50.

Liens externes[modifier | modifier le code]