Madeleine Ozeray

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Madeleine Ozeray (Bouillon, 13 septembre 1908 - Paris, 28 mars 1989) est une actrice belge de théâtre et de cinéma.

Biographie[modifier | modifier le code]

Madeleine Ozeray, de son vrai nom Magdeleine Marie Catherine Elisabeth Ozeray, est née à Bouillon (Belgique) le , de Jules Ozeray , propriétaire forestier et Anne-Catherine Heinen dite"Ketty"..

Elle fait ses études au Conservatoire royal de Bruxelles où elle obtint un premier prix de comédie.

Elle entre dans la compagnie Louis Jouvet. À vingt-sept ans, elle joue sous sa direction le rôle d'Hélène dans le début de La guerre de Troie n'aura pas lieu de Jean Giraudoux au Théâtre de l'Athénée. Quelques années plus tard, elle donnera la réplique à Jouvet dans l'émouvant film de Julien Duvivier sorti en 1939, La Fin du jour, où elle joue le rôle de la jeune Jeannette, totalement subjuguée par un vieux comédien donjuanesque et à moitié fou (Jouvet). Elle y joue avec cette grâce délicate caractéristique, à la fois fragile et ardente, dont elle avait déjà rempli le rôle de Rosalie dans le film de Victor Trivas de 1933, Dans les rues.

Elle est la marraine de théâtre du comédien, danseur et chanteur Frédéric Norbert.

Madeleine Ozeray meurt à Paris le à l'âge de 81 ans des suites d'une maladie d'Alzheimer. Elle est enterrée au cimetière de sa ville natale.

En 2008, à l'occasion de la célébration du centième anniversaire de sa naissance, le journaliste belge Dominique Zachary lui a consacré tout un ouvrage, intitulé : Madeleine Ozeray, Ondine de la Semois, auquel notamment Christophe Malavoy et Frédéric Norbert ont collaboré, et qui est publié aux Éditions Racine. Œuvre de référence sur le parcours de l'artiste et de la femme, l'ouvrage est en outre le seul paru depuis la disparition de l'actrice.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Télévision

Théâtre[modifier | modifier le code]

On a dit d'elle[modifier | modifier le code]

  • Georges Sion : « Mieux que personne la femme-enfant qui a l'air de s'être trompée de siècle et d'univers, qui paraît faite pour apprivoiser les éléments ou pour peupler les rêves de ceux qui rêvent toujours de leurs vingt ans. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Madeleine Ozeray, A toujours, M. Jouvet, Paris, Buchet-Chastel, 1966.
  • Yvan Foucart, Dictionnaire des comédiens français disparus, Mormoiron, Éditions Cinéma, 2008, 1.185 p. (ISBN 978-2-9531-1390-7)
  • Dominique Zachary, Madeleine Ozeray, ondine de la Semois, Bruxelles, Éditions Racine, 2008.

Lien externe[modifier | modifier le code]