Madeleine Ferron

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Madeleine Ferron (24 juillet 1922 à Louiseville - 27 février 2010 à Québec) est une écrivaine québécoise. Romancière et nouvelliste, elle fut également commissaire gouvernementale et animatrice de radio. Elle a écrit dans plusieurs revues, dont Châtelaine et L'Actualité.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Louiseville[1],[2], elle fait ses études primaires à cet endroit et ses études secondaires chez les sœurs de Sainte-Anne à Lachine. Elle poursuit ses études en auditeur libre en lettres à l'Université de Montréal et en ethnographie à l'Université Laval[3].

Elle se marie à Robert Cliche en 1945. Ils ont des enfants, dont David Cliche[4] et Nicolas Cliche. La famille habite Saint-Joseph-de-Beauce plusieurs années[2].

En 1966, elle publie le recueil de contes Cœur de sucre[5]. En 1979, elle devient présidente de la Fondation Robert-Cliche pour la protection du patrimoine des Beaucerons[1].

Souffrant de la maladie d'Alzheimer, elle décède, à Québec, le 27 février 2010 à l'âge de 87 ans[4].

Le fonds d'archives de Madeleine Ferron est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[6].

Œuvre[modifier | modifier le code]

« La culture savante ne saurait se couper de la culture traditionnelle sans se priver d'une part essentielle de vérité. »

— Madeleine Ferron[5]

Ferron tente d'analyser lucidement les sentiments souvent troubles de ses personnages littéraires. Elle est la sœur de l'écrivain Jacques Ferron (1921-1985), du médecin et humaniste Paul Ferron (1926-10 août 2007) et de la peintre Marcelle Ferron (1924-2001)[7],[8].

Ouvrages publiés[modifier | modifier le code]

  • La Fin des loups-garous, 1966
  • Cœur de sucre, 1966
  • Cœur de sucre, version revue et corrigée, 1988, 129 p., (ISBN 2-89406-006-8)
  • Le Baron écarlate, 1971
  • Quand le peuple fait la loi, 1972
  • Les Beaucerons, ces insoumis, 1735-1867 : petite histoire de la Beauce, 1974
  • Le Chemin des dames, 1977
  • Histoires édifiantes, 1981
  • Sur le chemin Craig, 1983
  • Un singulier amour, 1987
  • Le Grand théâtre, 1989
  • Adrienne, 1993

Honneurs[modifier | modifier le code]

L'Association francophone pour le savoir a tenu un colloque consacré à son œuvre à l'Université du Québec à Rimouski en 2003[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Marie-Paule Villeneuve, La Presse canadienne, « L'auteure Madeleine Ferron est décédée », sur http://www.cyberpresse.ca,‎ 27 février 2010
  2. a et b Luce Dallaire, « Pour redécouvrir Madeleine Ferron », Le Soleil,‎ 23 novembre 2009
  3. a et b Ministère du Conseil exécutif, « Madeleine Ferron - Chevalier (1992) », Gouvernement du Québec,‎ 2006
  4. a, b et c « Madeleine Ferron s'éteint », sur http://www.radio-canada.ca, Société Radio-Canada,‎ 28 février 2010
  5. a et b Alexandre Shields, « Madeleine Ferron (1922-2010) - Mort d'une écrivaine engagée »,‎ 1er mars 2010 (consulté le 1er mars 2010)
  6. Fonds Madeleine Ferron (MSS467) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
  7. Le Devoir. Décès du Dr Paul Ferron. Le 22 août 2007.
  8. Gauvreau, Luc. Décès du médecin Paul Ferron (1926-2007). Le 20 août 2007.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Source bibliographique[modifier | modifier le code]

  • Bernard Beauchemin, Raymonde Labbé et André Garant, Madeleine Ferron - L'insoumise : trois perspectives, Beauceville, Édition Beauce (sous la direction de Gervais Lajoie),‎ décembre 2009, 616 p. (résumé)