Madeleine Damerment

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Madeleine Damerment (1917-1944) fut une résistante française pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle travailla d'abord dans le réseau d'évasion PAT, puis fut parachutée comme courrier du réseau BRICKLAYER de la section F du Special Operations Executive, mais elle fut arrêtée à l'atterrissage, déportée et exécutée par les Allemands.

Identités[modifier | modifier le code]

  • État civil : Madeleine Zoe Damerment
  • Comme agent du SOE :
    • Nom de guerre (field name) : « Solange »
    • Nom de code opérationnel : DANCER (en français DANSEUR)
    • Fausse identité : Martine Dussautoy.

Parcours militaire :

  • FANY
  • SOE, section F ; F Section SOE ; grade : ensign ; matricule : F/37

Pour accéder à des photographies de Madeleine Damerment, se reporter au paragraphe Sources et liens externes en fin d'article.

Biographie[modifier | modifier le code]

  • Naissance à Lille, le 11 novembre 1917, de Madeleine Damerment, fille de Charles et de Madeleine Damerment, Lille.
  • Elle travaille en France comme assistante de Michael Trotobas pour la ligne d'évasion PAT mise en place par l'armée belge du docteur Albert Guérisse, comme c'est le cas d'Andrée Borrel et de Nancy Wake. Quand la filière d'évasion est trahie, Madeleine retourne en Angleterre en 1942.
  • Une fois en Angleterre, Madeleine Damerment s'engage dans le Special Operations Executive (SOE), section F. Entraînée pour devenir le courrier du réseau BRICKLAYER, elle est parachutée en France, à environ 30 km à l'est de Chartres, dans la nuit du 28 au 29 février 1944, avec France Antelme, le chef de réseau, et Lionel Lee, l'opérateur radio. Le travail a été découvert et leur retour a été accueilli par la Gestapo qui, après un bref interrogatoire, les arrête et les emmène avenue Foch à Paris.
  • Elle est incarcérée à Fresnes.
  • Le matin du 12 mai, Madeleine Damerment, en même temps que sept autres agents féminins du SOE, Andrée Borrel, Diana Rowden, Yolande Beekman, Vera Leigh, Odette Sansom, Éliane Plewman et Sonia Olschanezky[1], est extraite de la prison de Fresnes. Elles ne se connaissent pas les unes les autres, n'ayant jamais eu à se côtoyer, ni à l'entraînement, ni sur le terrain, ni en prison. Elles sont envoyées au quartier général du SD, avenue Foch, où elles sont enfermées quelques heures, puis emmenées en camion, attachées deux par deux, à la gare de l'Est, mises dans le train et déportées en Allemagne. Le 13, le trajet s'arrête à Karlsruhe. Des huit femmes, seule Odette Sansom reviendra et pourra faire le récit de ce voyage.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • France : Légion d'honneur ; Croix de Guerre, avec étoile de vermeil ; Médaille de combattant volontaire de la Résistance.
  • Royaume-Uni : King's Commendation for Brave Conduct (KCBC)

Monuments[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La présence de Sonia Olschanezky dans le groupe est à vérifier : Siedentopf (2008) la mentionne, mais Odette Sansom, qui faisait partie du groupe, ne la mentionne pas dans son récit rapporté dans Tickell (1950).

Sources et liens externes[modifier | modifier le code]

  • Fiche Madeleine Damerment, avec photographies : voir le site Special Forces Roll of Honour.
  • Michael Richard Daniell Foot, Des Anglais dans la Résistance. Le Service Secret Britannique d'Action (SOE) en France 1940-1944, annot. Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Tallandier, 2008, (ISBN 978-2-84734-329-8) / (EAN 9782847343298). Traduction en français par Rachel Bouyssou de (en) SOE in France. An account of the Work of the British Special Operations Executive in France, 1940-1944, London, Her Majesty's Stationery Office, 1966, 1968 ; Whitehall History Publishing, in association with Frank Cass, 2004.
    Ce livre présente la version officielle britannique de l’histoire du SOE en France.
  • Monika Siedebtopf, Parachutées en terre ennemie, Perrin, 2006, p. 121-123.