Madame Dugazon

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Mme Dugazon

alt=Description de l'image Louise-Rosalie Gourgaud Mme Dugazon.jpg.
Nom de naissance Louise-Rosalie Lefebvre
Naissance 18 juin 1755
Berlin, Drapeau de la Prusse Royaume de Prusse
Décès 22 septembre 1821 (à 66 ans)
Paris, Royal Standard of King Louis XIV.svg Royaume de France
Activité principale Artiste lyrique
Mezzo-soprano
Style Opéra
Théâtre

Louise-Rosalie Lefebvre, dite Madame Dugazon, est une comédienne, chanteuse et danseuse, française née à Berlin le 18 juin 1755 et morte à Paris le 22 septembre 1821.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille du danseur et maître de ballet François-Jacques Lefebvre et sœur du violoniste Joseph Lefebvre, elle débute en 1769 à la Comédie-Italienne, alors installée à l'hôtel de Bourgogne, où elle ne tarde pas à être remarquée par Grétry et Mme Favart.

En 1776, devenue sociétaire de la compagnie, elle épouse l'acteur Jean-Henri Gourgaud, dit Dugazon. Malgré le mariage elle entretient des relations avec d’autres hommes, d’abord discrétes, puis de façon plus ostentatoires. La relation avec Anne-Nicolas-Robert de Caze, conseiller et secrétaire du Roi, rencontré lors d'une représentation au château de Torcy est si tapageuse que le couple se sépare, malgré la naissance d'un fils qui deviendra compositeur sous le nom de Gustave Dugazon (prix de Rome 1806). C’est néanmoins sous le nom de Madame Dugazon qu’elle poursuit sa carrière.

Elle devient avec le ténor Clairval l'une des étoiles de la troupe, rebaptisée Opéra-Comique en 1780 suite à un arrêté interdisant les comédies en italien et installée en 1783 salle Favart. Elle remporte notamment un immense succès dans Nina ou la Folle par amour de Nicolas Dalayrac (1786).

Royaliste alors que son ex-mari a épousé les idées révolutionnaires, elle n’a pas peur de montrer un soir de 1792 son attachement à Marie-Antoinette. Venant sur le devant de la scène, tournée vers la loge royale, elle chante l’air Ah ! Combien j’aime ma maîtresse. Elle doit par la suite se cacher quelque temps et ne réapparaît qu’en 1795. Avec l'âge, elle se tourne peu à peu vers les rôles de « mères », surtout après la fusion de l'Opéra-Comique avec la troupe du théâtre Feydeau en 1801. C'est là qu'elle fait ses adieux, le 29 février 1804, avec Le Calife de Bagdad de François-Adrien Boieldieu, en présence du Premier Consul Napoléon Bonaparte.

Portait de Louise-Rosalie Dugazon.

Aussi bonne cantatrice que comédienne, passant de l'opéra-comique à Marivaux, elle obtient un tel succès dans les rôles de soubrettes et d'amoureuses qu'on donne son nom à ces emplois et à une catégorie vocale : les dugazons, puis en référence à ses rôles plus tardifs, les dugazons mères.

Carrière[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Brigitte François-Sappey, « Louise-Rosalie Dugazon » in Dictionnaire de la musique en France aux XVIIe et XVII/e siècles, Marcelle Benoit (dir.), Fayard, Paris, 1992 (ISBN 9-782213-028248)
  • Raphaëlle Legrand, Nicole Wild, Regards sur l'Opéra-Comique : Trois siècles de vie théâtrale, coll. Sciences de la musique, CNRS éditions, Paris, 2002. (ISBN 2-271-05885-6).
  • Jacques-Alphonse Mahul, Annuaire nécrologique, ou Supplément annuel et continuation de toutes les biographies ou dictionnaires historiques, 2e année, 1821, Paris : Ponthieu, 1822, p.159-163 [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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