Machine à affranchir

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Empreinte de machine à affranchir de Belgique de 2005.

Une machine à affranchir est un outil de bureau qui imprime des marques postales ayant valeur d'affranchissement.

Une empreinte de machine à affranchir (EMA) est une forme de timbre préoblitéré puisqu'elle comporte le montant de l'affranchissement tel un timbre-poste, mais également la date de l'impression et n'est pas oblitéré par l'opérateur postal. Les entreprises utilisent ce type de machine pour un gain de temps dans l'affranchissement et d'expédition du courrier. Leur utilisation est souvent liée à un abonnement avec l'opérateur postal.

La collection et l'étude de ces empreintes est la mécanotélie[1].

Ces empreintes de machine à affranchir ne doivent pas être confondues avec les timbres de distributeur qui sont une forme de timbre-poste et qui sont parfois imprimés sur les mêmes supports. Les timbres de distributeur, comme les autres timbres-poste, ne portent pas de date du jour d'émission et sont oblitérés pendant l'expédition du pli.

Principe[modifier | modifier le code]

L'empreinte imprimée par la machine à affranchir comporte trois types d'éléments. Le premier groupe renvoie aux mentions habituelles d'un timbre-poste : valeur faciale et nom du pays d'émission.

Le second concerne le statut de timbre préoblitéré : date et lieu de la réalisation. Le courrier doit être remis sous certaines conditions à l'opérateur postal : le jour même de l'oblitération par exemple.

Le troisième groupe d'information concerne l'abonnement liant l'entreprise à l'opérateur postal : numéro de série de la machine et de l'abonnement.

Si les opérateurs postaux imposent un modèle de marque postale, les fabricants de machines à affranchir proposent des personnalisations de ces empreintes : logotype de l'entreprise, slogan publicitaire.

Empreinte de machine à affranchir des États-Unis disposant d'un tag.

Avec la numérisation du tri du courrier, certains opérateurs postaux requièrent l'impression d'un tag, un code-barres se présentant sous la forme d'un carré de pixels blancs et noirs, renfermant les données sur l'envoi.

Historique[modifier | modifier le code]

La première expérimentation de machine à affranchir a lieu en 1897 avec trois distributeurs d'empreintes pré-datées installés dans des bureaux de poste new yorkais par Di Brazzi[2].

Les premières utilisations permanentes datent du début des années 1920, précisément en décembre 1920 dans l'entreprise Pitney Bowes, spécialisée dans la gestion du courrier d'entreprise[2]. En France, l'agence Havas est la première entreprise française à utiliser une machine à affranchir à partir du 26 mai 1924[3].

France[modifier | modifier le code]

Les machines à affranchir en France sont presque exclusivement disponibles par La Poste qui agréée quatre distributeurs[4] : Frama, Francotyp, Neopost et Pitney Bowes ; elles sont uniquement disponibles à la location.

Le prix de location varie en fonction du volume de courrier envoyé et en fonction des équipements supplémentaires : ainsi la location devient plus chère si l'entreprise souhaite aussi s'équiper d'une balance ou d'une plieuse. Le coût des fournitures (enveloppes, encre, papier…) n’est pas inclus.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent Bonnefoy, « Empreinte de machine à affranchir (E.M.A.) », extrait du Dictionnaire encyclopédique illustré de l'Académie de philatélie, avec bibliographie pour les empreintes de France, mise à jour du 3 mai 2005, page consultée le 24 octobre 2007.
  2. a et b D'après l'historique présenté sur le site de l'association The Meter Stamp Society, page consultée le 24 octobre 2007
  3. Guy Prugnon, « Un peu de mécanotélie », article publié dans Timbres magazine n°77, mars 2007, page 94.
  4. La machine à affranchir, laposte.fr, consulté le 10 février 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]