Maïwenn

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Maïwenn

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Maïwenn au festival de Cannes 2011.

Nom de naissance Maïwenn Le Besco
Naissance 17 avril 1976 (38 ans)
Les Lilas, Seine-Saint-Denis
Nationalité Drapeau de la France française
Profession actrice, scénariste, réalisatrice
Films notables Pardonnez-moi
Le Bal des actrices
Polisse
Site internet maiwenn.com

Maïwenn Le Besco, dite Maïwenn, née le 17 avril 1976 aux Lilas (Seine-Saint-Denis), est une actrice, scénariste et réalisatrice française.

Ayant commencé sa carrière en tant qu'enfant actrice en utilisant son nom de famille, elle a choisi depuis 1991 d'être créditée exclusivement sous son seul prénom[1],[2],[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Maïwenn naît le 17 avril 1976 aux Lilas en Seine-Saint-Denis d'une mère franco-algérienne, — l'actrice Catherine Belkhodja — et d'un père breton d'origine vietnamienne[4]. Elle est la sœur aînée d'Isild Le Besco et de Jowan Le Besco ; elle a également une demi-sœur et un demi-frère.

Selon Maïwenn, sa mère décide dès sa naissance de faire d'elle une « star »[5]. Maïwenn fait ses débuts sur les planches à l'âge de trois ans et court les castings sur l'injonction de sa mère, pour lui faire plaisir[6] et sans se poser de questions sur sa propre vocation. Elle déclare plus tard : « ma mère ne m'aimait qu'à travers un écran de cinéma »[5]. L'agent artistique Myriam Bru témoigne : « Sa mère n'avait pas fait de carrière et voulait à tout prix qu'elle soit actrice. À trois ans, elle la traînait dans tous les castings. Après, Maïwenn y allait toute seule, un gosse dans chaque main, un autre dans le dos. C'était démentiel, extrêmement touchant, elle était leur maman. J'ai refusé d'être son agent. Je sentais trop le désir de la mère et pas assez celui de l'enfant[4] ».

Maïwenn a par la suite des rapports difficiles, puis distants, avec ses parents[7], qualifiant sa mère d'« actrice ratée »[8] qui aurait été poussée par la « névrose » à faire de sa fille une vedette[9]. Elle déclare également avoir été victime de maltraitance physique de la part de ses deux parents après la séparation de ceux-ci. Selon ses dires, elle aurait été battue par son père vers l'âge de sept ou huit ans, puis par sa mère durant son adolescence : « [Ma mère] a commencé à me frapper quand mon corps a changé, quand je suis devenue ado. Je sentais énormément de jalousie, elle n'arrivait plus à se positionner comme mère, elle se trouvait en concurrence. Je lui faisais peur. Ma mère dit que j'invente tout pour plaire aux journalistes, que j'ai trouvé mon fonds de commerce. Ma mère, c'est un poison pour moi. Elle me pourrit la vie. Elle épluche toutes mes interviews. Elle me harcèle d'un tsunami de mails et de messages sur mon portable comme quoi je suis mytho. Jamais elle ne se positionne comme la mère d'une victime. […] Elle a rédigé elle-même ma fiche Wikipédia, sans que je lui demande rien. […]. Dans mon milieu bobo, de gauche, psycho-Françoise-Dolto, on m'a toujours dit : « Arrête de croire que quand le bourreau demande pardon à sa victime, cela règle en partie le problème »[10] ». Par la suite, elle se rapproche quelque peu de son père, tout en conservant avec sa mère des rapports conflictuels : « Mon père m’a maltraitée physiquement et verbalement. Mais il le reconnaît, c’est important. Ma mère, qui a été physiquement violente jusqu’à mes 15 ans, continue de nier[11]. »

Carrière[modifier | modifier le code]

Maïwenn au Festival de Deauville de 2009.

Durant son enfance, le cinéma fait très vite appel à elle : Jean-Loup Hubert lui confie son premier rôle dans L'Année prochaine... si tout va bien avec Isabelle Adjani, Thierry Lhermitte et Marie-Anne Chazel. Jean Becker lui confie le rôle d'Éliane enfant (le personnage adulte étant joué par Isabelle Adjani) dans L'Été meurtrier, où elle donne la réplique à Michel Galabru.

Sa première apparition sur scène a lieu au Conservatoire sous la direction d'Aurélien Recoing. Elle est remarquée par Antoine Vitez qui lui confie un rôle dans Hippolyte de Robert Garnier au Théâtre national de Chaillot. Plus tard, elle joue à Bobino sous la direction de Daniel Mesguich, avant de participer aux représentations d'une pièce de Marivaux et d'une autre de Franz Kafka, Le Terrier, mises en scène par Frédéric Keppler. Elle n'apprécie guère ces expériences et se sent plus à son aise sur les plateaux de cinéma[9].

Elle apparaît aussi à la télévision dans Le Noël de Maigret et Double Face, avant de participer au feuilleton La Famille Ramdam. Elle arrête sa scolarité à l'âge de onze ans[4].

En février 1990, elle remporte le concours mannequin du magazine de mode pour adolescentes 20 Ans ; elle a alors treize ans[12].

Francis Girod lui confie le premier rôle féminin dans Lacenaire où elle a pour partenaire Daniel Auteuil. Puis Hervé Palud lui propose le rôle-titre de La Gamine où elle partage l'affiche avec Johnny Hallyday. Peu convaincue de sa vocation, elle tourne ce dernier film sans y accorder d'intérêt[4]. À la même époque, du fait de ses mauvais rapports avec ses parents, elle décide de ne plus utiliser son nom de famille dans ses activités professionnelles et d'être créditée sous son seul prénom aux génériques des films[13],[2].

En 1991, âgée de quinze ans, Maïwenn fait la connaissance de Luc Besson lors de la cérémonie des César. Elle se marie avec lui l'année suivante et, le 3 janvier 1993, donne naissance à leur fille Shanna[5].

Après le début de sa liaison avec Luc Besson, elle commence à refuser tous les rôles qu'on lui propose : « Je refusais d'être là où on m'attendait : une comédienne de quinze ans qui va faire le rôle principal du prochain Besson. C'était ma façon de lui dire : « Je t'aime pour ce que tu es, pas pour ce que tu peux m'apporter ». Et de clouer le bec à ma mère : « Regarde comme je suis différente de toi, j'aime cet homme mais je ne veux pas travailler avec lui alors que toi, tu n'attends que ça de moi » »[9]. Elle arrête sa carrière durant plusieurs années et vit aux États-Unis, à Beverly Hills et reprend des études, intégrant notamment une école de mode. Elle tient un petit rôle (créditée sous le nom de Ouin-Ouin[14]) dans Léon, dont elle réalise le making-of, et interprète sous un épais maquillage le personnage de la Diva Plavalaguna dans Le Cinquième Élément. Elle ne tient cependant ce dernier rôle que pour remplacer l'actrice initialement prévue, qui s'était désistée en dernière minute[9].

En 1996, sur le tournage du Cinquième Élément, Luc Besson tombe sous le charme de Milla Jovovich et se sépare de Maïwenn peu après la sortie du film[5]. Maïwenn sombre ensuite dans la dépression : « Je suis devenue boulimique. J'ai pris vingt-cinq kilos en quelques mois. Comme je sortais beaucoup, j'ai eu la tentation de sombrer dans la drogue ou l'alcool[15]. » Revenue en France sans compte en banque ni numéro de sécurité sociale[13], elle reprend progressivement sa carrière d'actrice et suit des cours de théâtre.

Encouragée par sa professeure de théâtre Corine Blue à réaliser, durant un cours, une improvisation sur sa mère[9], elle se lance dans l'écriture d'un one-woman-show en grande partie autobiographique, Le Pois chiche, qu'elle interprète au Café de la Gare, sous la direction d'Orazio Massaro qui en assure également la mise en scène. Le spectacle, conçu en partie comme un règlement de comptes avec son passé et sa famille[16], remporte un succès public et critique[17], Maïwenn s'étant particulièrement impliquée dans l'organisation de son lancement[9].

Elle se marie en décembre 2002 soit sept mois après leur rencontre, avec l'homme d'affaires Jean-Yves Le Fur avec qui elle a un enfant, Diego né en juillet 2003[18]. Le couple se séparera en 2004.

Elle tourne à la même époque dans un film d'horreur d'Alexandre Aja, Haute Tension, avec Cécile de France, qui est notamment remarqué aux États-Unis. Dans Les Parisiens et Le Courage d'aimer de Claude Lelouch, elle interprète une jeune chanteuse cynique. Poursuivant son activité de scénariste, Maïwenn Le Besco écrit son premier court-métrage I'm an actrice, qu'elle décide finalement de réaliser. Le film est interprété par sa fille Shanna Besson. Le tournage lui laisse l'impression d'une expérience assez scolaire, mais lui permet de roder ses capacités de réalisatrice[9].

En novembre 2006 sort le film Pardonnez-moi, que Maïwenn a écrit, produit (fondant pour l'occasion sa propre société de production, MAI), réalisé et dont elle tient le rôle principal. Écrit et tourné à la manière d'un documentaire autobiographique, ce premier long-métrage en tant que réalisatrice raconte la révolte d'une jeune femme contre son père qui autrefois la battait. Elle obtient pour ce film deux nominations aux César 2007 : celui du meilleur espoir féminin et celui du meilleur premier film.

Son deuxième long-métrage Le Bal des actrices, sorti en 2009, réunit de très nombreuses comédiennes, pour un faux documentaire, aux allures de comédie musicale, sur la face cachée des actrices. Chacune interprète une chanson d'un compositeur attitré, et la musique du film est supervisée par Gabriel Yared. Maïwenn décrit par la suite le film comme du « Voici-chic »[19]. Engagé tout d'abord pour composer une chanson à l'attention de Charlotte Rampling, JoeyStarr se voit finalement confier le rôle du compagnon de Maïwenn[20] : son rôle de papa-poule, contrastant avec son image de rebelle, lui vaut une nomination au César du meilleur acteur dans un second rôle en 2010. Maïwenn et JoeyStarr, couple à l'origine purement fictif, entament par ailleurs une véritable histoire d'amour[21].

Le film est remarqué par la critique et reçoit le prix Henri-Langlois 2009 de la « révélation », tout en rencontrant le succès auprès du grand public avec 200 000 entrées avant la deuxième semaine, avec 116 copies. Elle préside le jury pour l'attribution du prix Cartier du Festival de Deauville 2009 et remet la palme au film The Messenger.

Son troisième film en tant que réalisatrice, Polisse, où elle joue aux côtés de Karin Viard, Marina Foïs et JoeyStarr - elle se sépare de ce dernier après le tournage[13] - a pour cadre le quotidien de la brigade de protection des mineurs de Paris. Il obtient le prix du Jury au festival de Cannes 2011 et remporte un succès au box office français[22].

Elle devient la nouvelle égerie de la marque Chanel, choisie par Karl Lagerfeld, en juin 2012 avec Brad Pitt[23],[24]. Elle confie à Be magazine : « Les photos sont extrêmement simples […]. Une ambiance plateau de cinéma, je fais mine de chercher l'inspiration, de travailler sur mes lumières »[25].

Elle participe ensuite au nouveau film des frères Larrieu, dont la sortie est prévue en 2014[26].

Le 28 mars 2013, au cinéma du Panthéon, à Paris, elle s'associe à une pétition signée par 1600 personnalités du cinéma français contre François Hollande, Michel Sapin, son ministre du Travail, et Aurélie Filipetti, ministre de la Culture suite la décision du ministère du Travail de valider la convention collective signée par la CGT et quatre grands groupes: Pathé, Gaumont, UGC et MK2 pour que les techniciens soient mieux payés et qu'un nombre minimum de postes soient imposés pour chaque tournage[27].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Maïwenn lors de la présentation de Polisse au festival de Cannes.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Comme actrice
Comme réalisatrice et scénariste

Télévision[modifier | modifier le code]

Comme actrice

Publicité[modifier | modifier le code]

Comme réalisatrice

Clip[modifier | modifier le code]

Comme réalisatrice

Théâtre[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Décoration[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Je deviens dingue si on met « Le Besco ». C'est mon nom de famille, c'est mon père. J'ai envie de le garder pour moi. » in « Les Confidences de Maïwenn Le Besco », Marie Claire, 5 février 2009.
  2. a et b « Il y a quelques années, Libération m'a consacré un article et ils ont ajouté Le Besco à mon prénom. Depuis, les autres journalistes font la même erreur et ça m'agace. Mon prénom, je l'offre, mais mon nom de famille n'est qu'à moi. » in Guillemette Olivier-Odicino, « Maux et Merveilles », Télérama (2006) sur le site personnel de Maïwenn [PDF]
  3. Elle a encore, cependant, été créditée en 2003 sous le nom Maïwenn Le Besco dans les génériques de début et de fin du film Haute Tension, d'Alexandre Aja, l'affiche la créditant uniquement sous le nom de Maïwenn.
  4. a, b, c et d « Elle tuerait père et mère », Libération, 10 avril 2002.
  5. a, b, c et d [vidéo] « Interview biographie de Maïwenn Le Besco », Tout le monde en parle, 29 septembre 2001, sur le site de l'INA.
  6. « J'ai commencé ce métier toute petite pour faire plaisir à ma mère… », L'Express, 28 janvier 2009.
  7. « Les Confidences de Maïwenn Le Besco », Marie Claire, 5 février 2009.
  8. « Maïwenn : indémasquable », Le Nouvel Observateur, 29 janvier 2009.
  9. a, b, c, d, e, f et g « Maïwenn : L'Enfance de l'art », Télécinéobs, 30 juillet 2011.
  10. « Polisse : Maïwenn contre les pédophiles », Le Nouvel observateur, 19 octobre 2011.
  11. « Le jeu de la vérité », Libération Next, 17 octobre 2011.
  12. FB, Couverture du magazine 20 ans n°42, février 1990 sur le blog Dans mes archives, 31 octobre 2011.
  13. a, b et c « Maïwenn tout court », M, le magazine, 7 octobre 2011.
  14. Léon sur IMDb.
  15. « Maïwenn battue et maltraitée », 7sur7.be, 1er juillet 2011.
  16. « Maïwenn, l'enfant des castings devenue femme-orchestre au cinéma », La Dépêche du midi, 22 mai 2011.
  17. Fiche de l'actrice sur allociné.fr.
  18. « Maïwenn, l'ex de Luc Besson a fait un bébé au play-boy, ex de Karen Mulder, Jean-Yves Le Fur », Le Matin, 18 juillet 2003.
  19. C à vous, France 5, 20 février 2012.
  20. « Le Bal des actrices : rencontre avec Maïwenn », Femina, 23 janvier 2009
  21. « Descente de Polisse dans l'enfance maltraitée chez Maïwenn », Le Courrier de l'ouest, 13 mai 2011.
  22. « Box-office 14h : Polisse prend le pouvoir », commeaucinema.com, 19 octobre 2011.
  23. lofficielmode.com.
  24. metropolitaine.fr.
  25. « Maiwenn, la nouvelle égérie Chanel » sur purepeople.com, consulté le 1er juillet 2012
  26. « Je me sens aimée » sur purepeople.com.
  27. « Maiwenn monte au front », Le Figaro, 28 mars 2013.
  28. http://www.toutlecine.com/cinema/l-actu-cinema/0002/00028368-rien-ne-sert-de-courir-vincent-cassel-chez-maiwenn.html
  29. « Maiween réalise la pub télé de Meetic », L'Express, 3 janvier 2012.
  30. « Dani est de retour avec un clip signé Maïwenn », premiere.fr.
  31. Rien à déclarer : prix UniFrance Films aux Trophées 2012, UniFrance, 16 février 2012.
  32. « Lefigaro.fr Les prix de la SACD 2012 », Le Figaro, consulté le 23 juin 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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