Maïlouou-Souou

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Maïlouou-Souou (Майлуусуу kirghize), ou Maïlou-Sou, est une ville minière de la province de Djalalabad dans le sud du Kirghizistan fondée en 1946. La ville a subi des moments difficiles après la disparition de l'Union soviétique. L'extraction de l'uranium et de traitement n'étant plus rentable, la fermeture des mines laissa une bonne partie de la population locale (environ 20 000 habitants) sans travail significatif. Une grande partie de la population qualifiée russophone émigre alors, ainsi que d'autres nationalités.

Le principal héritage du passé soviétique est, cependant, le danger du grand nombre de résidus miniers d'uranium instable enfouis dans des fosses sur les pans des montagnes, l'érosion faisant ressortir les résidus au fil des années. En effet, Mailouou-Souou s'est avérée être l'un des dix sites les plus pollués du monde, selon une étude publiée en octobre 2006 par le Blacksmith Institute[1]. Des investissements substantiels seront nécessaires pour sécuriser ces sites et empêcher une vidange sur la ville et le fleuve en dessous. Depuis 2003, la Banque mondiale a financé une première phase de cet effort.

Population[modifier | modifier le code]

Selon le recensement du Kirghizistan de 2009 la population de la ville comptait 22 853 habitants, dont selon l'origine ethnolinguistique des Kirghizes - 17 357 personnes ou 76,0%, des Russes - 2 382 habitants ou 10,4%, des Ouzbeks - 1 697 habitants, ou 7,4%, et enfin des Tatars - 878 habitants ou 3,8%.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Étude du Blacksmith Institute