Maître de Meßkirch

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L'Épiphanie (c. 1538)

Le maître de Meßkirch (actif de 1515 à 1540) désigne un peintre anonyme de la Renaissance allemande.

Biographie[modifier | modifier le code]

Cet artiste anonyme obtient son surnom après avoir peint un maître-autel et dix autels latéraux pour l'église collégiale de Saint-Martin de Messkirch vers 1536-1540. Son origine comme sa formation sont mal connues mais on suppose qu'il a été formé sous l'influence de Dürer. On pense en particulier à Hans von Kulmbach et Hans Schäufelein. Les influences de l'école d'Ulm que l'on détecte dans ses tableaux portent à croire qu'il a reçu une formation initiale dans l'un des ateliers locaux. Il semble aussi, comme le montrent ses œuvres du début des années 1530, avoir été familier de la peinture de l'Italie du Nord.

Très tôt il est actif auprès du comte Eitel-Frédéric III de Hohenzollern à Veringenstadt. Il travaille ensuite pour le baron et plus tard comte Gottfried Werner von Zimmern et son épouse Apolonia von Henneberg dans leur résidence de Meßkirch. Le comte passe commande de huit à douze autels pour l'église.

Portrait du donneur, comte Gottfried Werner von Zimmern (c. 1536), par le maître de Meßkirch. Huile sur bois, aile gauche du maître-autel de Wildsteiner

Parmi ses œuvres les plus importantes on compte l'autel Falkensteiner peint vers 1525, les fresques et les peintures murales dans le chœur de l'église abbatiale cistercienne de Heiligkreuztal en 1532-1535, certains travaux représentant la vie de Marie et l'enfance de Jésus, et les autels de l'église collégiale de Saint-Martin. Au total, douze autels à panneau avec sept peintures chacun sont attribués au maître de Meßkirch.

Huit peintures centrales et cinquante-huit de ces panneaux ont été conservés dans de nombreuses collections en Europe et en Amérique, parmi lesquelles le musée national germanique de Nuremberg, la Staatsgalerie (Stuttgart), la Johanniterkirche et le Würth Kunsthalle de Schwäbisch Hall, le musée du prince dans le château de Sigmaringen, une collection privée au château de Bodman et dans des villes telles que Maastricht et Augsbourg. Les images de l'autel Inzigkofen sont entrées en possession des Fürstenberger au XIXe siècle. Un précieux détail montre la donatrice de l'autel, Madeleine Weinschenk, en augustinienne. Les peintures sont d'une grande qualité artistique et d'un grand intérêt pour l'histoire de l'art.

Le maître de Meßkirch a peint des représentations de 80 saints. Albrecht Dürer est certes un modèle, le maître de Meßkirch l'interprète mais ne le copie pas. Les représentations ont encore souvent le classique arrière-plan à fond d'or gothique mais il s'y trouve parfois déjà des bâtiments ou des paysages. Typiquement, les formes et les visages montrent de puissantes individualités, les traits des visages sont expressifs, les barbes hirsutes et de beaux cheveux, des vêtements de luxe Renaissance, des chapeaux et de longs manteaux sont des caractéristiques intéressantes.

Il doit sa célébrité à la richesse de ses couleurs ainsi qu’à ses talents de dessinateur dans des compositions équilibrées. Comme il existe de notables différences de qualité parmi les œuvres qui lui sont attribuées, la question se pose de savoir si certaines peintures sont le produit de ses compagnons ou de peintres de son propre atelier.

Identité[modifier | modifier le code]

La recherche historique n’a pas encore réussi à identifier le maître de Meßkirch. Les assignations proposées de son œuvre à Jörg et/ou Jerg Ziegler, à William Ziegler ou Marx Weiss de Balingen ne sont plus acceptées. On pense actuellement à Peter Strüb le Jeune. On sait qu’il exerçait avec succès à Veringenstadt entre 1528 et 1540. Son père, Peter Strüb l’ancien, ainsi que ses frères aînés, Jacob et Hans vivaient également dans cette ville. Chacun de ces peintres montrent l’influence de l’école d’Ulm dans leurs œuvres. La question de l’identité du maître de Meßkirch est toujours en suspens.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Augsburg, Städtische Kunstsammlung (Leihgabe aus Munich, Alte Pinakothek)
    • Tafel vom Hauptaltar aus der Stiftskirche St. Martin. 1536–1540
      • Der heilige Christophorus.
  • Berlin, Gemäldegalerie
    • Tafeln der Nebenaltäre aus der Stiftskirche St. Martin. 1536–1540
      • Die heilige Katharina.
      • Die heilige Agnes.
      • Der heilige Paulus.
      • Der heilige Crispinus.
      • Der heilige Crispianus.
      • Christus am Ölberg.
      • Die Beweinung und Grablegung Christi.
  • Coburg, Veste Coburg
    • Tafel der Nebenaltäre aus der Stiftskirche St. Martin. 1536–1540
      • Der heilige Fabian.
  • ehemals Donaueschingen, Fürstlich Fürstenbergische Sammlung
    • Wildensteiner Altar
    • Tafeln des „Falkensteiner Altars“. um 1525
      • Die heilige Anna Selbdritt mit vier weiblichen Heiligen.
      • Der heilige Erasmus.
      • Der heilige Andreas.
      • Der heilige Christophorus.
      • Die Heiligen Sebastian und Rochus.
    • Tafel vom Hauptaltar aus der Stiftskirche St. Martin. 1536–1540
      • Der heilige Martin mit dem Stifter Gottfried Werner Graf von Zimmern.
      • Hl. Johannes der Täufer mit der Stifterin Apollonia von Henneberg
      • Hl. Maria Magdalena
  • Karlsruhe, Staatliche Kunsthalle
    • Tafeln der Nebenaltäre aus der Stiftskirche St. Martin. 1536–1540
      • Die Geißelung Christi.
      • Der Erzengel Michael als Seelenwäger.
      • Der heilige Veit.
      • Die heilige Lucia.
  • Cassel, Gemäldegalerie
  • Kilchberg bei Zürich, Sammlung Haab
    • Tafel der Nebenaltäre aus der Stiftskirche St. Martin. 1536–1540
      • Die Auferstehung Christi.
  • Londres, Courtauld Institute of Art
    • wahrscheinlich Tafel der Nebenaltäre aus der Stiftskirche St. Martin. 1536–1540
      • Kopf eines Heiligen (Fragment). (zugeschrieben)
  • Maastricht, Bonnefantenmuseum
    • Tafel vom Hauptaltar aus der Stiftskirche St. Martin. 1536–1540
      • Hl. Werner, Bischof von Merseburg
  • Meßkirch, Pfarrkirche St. Martin
  • Minneapolis, Minneapolis Institute of Arts
    • Tafel der Nebenaltäre aus der Stiftskirche St. Martin. 1536–1540
      • Die Erhebung der Maria Magdalena.
  • Moscou, musée des beaux-arts Pouchkine
    • Tafel der Nebenaltäre aus der Stiftskirche St. Martin. 1536–1540
      • Die Kreuzigung Christi mit Stiftern.
  • ehemals München, Sammlung Böhler
    • Tafel der Nebenaltäre aus der Stiftskirche St. Martin. 1536–1540
      • Der heilige Laurentius.
  • New Haven, Yale University Art Gallery
    • Tafel der Nebenaltäre aus der Stiftskirche St. Martin. 1536–1540
      • Der heilige Gangolf.
  • Nuremberg, Germanisches Nationalmuseum
    • Tafel der Nebenaltäre aus der Stiftskirche St. Martin. 1536–1540
      • Die Kreuztragung Christi.
  • Philadelphie, Museum of Art
    • Tafeln der Nebenaltäre aus der Stiftskirche St. Martin. 1536–1540
      • Die heilige Agatha.
      • Der heilige Ciriacus.
      • Die heilige Walpurgis.
      • Die heilige Eulalia.
      • Der heilige Stephan.
  • Schwäbisch Hall, Kunsthalle Würth
    • Die Kreuzigung Christi. um 1530
    • Tafeln der Nebenaltäre aus der Stiftskirche St. Martin. 1536–1540
      • Der heilige Gerhard.
      • Der heilige Pelagius.
      • Die heilige Märtyrer Sebastian und Vitalis.
      • Die heiligen Märtyrer Johannes und Paulus.
      • Der Apostel Jakobus. d. Ä.
      • Der heilige Paulus Eremita.
      • Die heilige Afra.
      • Der heilige Antonius der Einsiedler.
      • Der heilige Gottfried von Amiens.
      • Ein heiliger Bischof (Severin?).
      • Der heilige Jodokus.
  • Saint-Gall, Bistumsverwaltung
    • Tafeln der Nebenaltäre aus der Stiftskirche St. Martin. 1536–1540
      • Die Versuchung Christi.
      • Die Fußwaschung Christi.
  • Stuttgart, Staatsgalerie
    • Tafeln des „Falkensteiner Altars“. um 1525
    • Tafeln der Nebenaltäre aus der Stiftskirche St. Martin. 1536–1540
      • Die heilige Kunigunde.
      • Der heilige Papst Cornelius. (Leihgabe aus Privatbesitz)
      • Der heilige Bischof Cyprianus. (Leihgabe aus Privatbesitz)
      • Der heilige Bischof Dionysius von Paris. (Leihgabe aus Privatbesitz)
    • Der heilige Benedikt als Einsiedler im Gebet. um 1540
  • Varsovie, musée national de Varsovie
    • Tafel der Nebenaltäre aus der Stiftskirche St. Martin. 1536–1540
      • Die Verspottung Christi.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Feuerstein, Heinrich (1933). Der Meister von Meßkirch im Lichte der neuesten Funde und Forschungen. Freiburg: Urban Verlag
  • Moraht-Fromm, Anna; Hans Westhoff (1997). Der Meister von Meßkirch. Forschungen zur südwestdeutschen Malerei des 16. Jahrhunderts. Ulm: Süddeutsche Verlags-Gesellschaft. ISBN 3-88294-248-7.
  • Kindlers Malereilexikon. Kindler, Zurich 1964–1971.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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