MIM-14 Nike-Hercules

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MIM-14 Nike-Hercules
Image illustrative de l'article MIM-14 Nike-Hercules
Deux MIM-14 Nike-Hercules montés sur des rampes de lancement au site historique du Redstone Arsenal
Présentation
Fonction Missile sol-air
Constructeur Western Electric, Bell Laboratories, Douglas Aircraft Company
Déploiement 1958-1988 (États-Unis)
Caractéristiques
Moteur grappe de boosters à poudre M42 (4 x M5E1 boosters Nike) 978 kN
Thiokol M30 moteur-fusée à poudre 44,4 kN
Masse au lancement 13 000 kg
Longueur 12 m
Diamètre booster : 800 mm
2e étage 530 mm
Vitesse >Mach 3,65
Portée 140 km
Altitude de croisière 46 000 m
Charge initialement W7 (2,5 ou 28 KT)[1], plus tard W31 (2 kt ou 20 kt)[2]
conventionnelle : ogive T-45 HE contenant 270 kg d'explosif à fragmentation HBX M17
Plateforme de lancement Rampe de lancement

Le MIM-14 Nike-Hercules (initialement SAM-N-25) était un système de missile sol-air déployé par l'OTAN et l'armée de terre des États-Unis comme arme de lutte antiaérienne à moyenne et haute altitude. Il pouvait aussi être utilisé comme système de missile sol-sol.

Développement[modifier | modifier le code]

Le système Nike-Hercules, successeur du système Nike Ajax, fut développé pendant la guerre froide dans le but de détruire les bombardiers et les formations en vol adverses, ainsi que comme système de missiles anti-balistiques. Western Electric, Bell Laboratories et Douglas Aircraft Company étaient les principaux acteurs dans la fabrication du système.

Déploiement[modifier | modifier le code]

Localisation des bases de missiles Nike dans les États-Unis contigus.

Sur le territoire des États-Unis, on dénombre environ 265 sites de missiles Nike-Ajax et Nike-Hercules qui ont été mis en service entre 1955 pour les premiers et 1979 pour les derniers par l'armée de terre des États-Unis dans le cadre du projet Nike. 10 077 Nike-Hercules entré en service en 1958 furent construit pour l'armée américaine ainsi que 3 000 ogives W31 Y1, Y2 et Y4[3].

Les missiles Nike-Hercules à ogives nucléaires furent déployés aux États-Unis, en Grèce, en Italie, en Turquie, en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne de l'Ouest[4],[5],[6],[7]. Placés en Europe en retrait des frontières entre l'Europe de l'Ouest et l'Europe de l’Est, il s'agissait de la deuxième ligne de défense derrière les MIM-23 Hawk du système OTAN de défense aérienne intégrée.

Au 31 décembre 1966, voici le nombre de batteries à capacité nucléaire qui étaient prévues au total pour les membres européens de l'OTAN et celui de batteries effectivement en service à cette date dont les ogives sont fournies par l'United States Army Europe[8] :

Pays Prévus Installés
Allemagne de l’Ouest 24 10
Belgique 8 4
Grèce 4 4
Pays-Bas 8 0
Italie 12 3
Turquie 0 8
Total 64 21

Des missiles à ogives conventionnelles furent aussi déployés aux États-Unis, en Allemagne de l'Ouest, au Danemark, au Japon, en Norvège et à Taïwan[9],[10]. Les déploiements en Europe débutèrent en 1959[11],[12] et les derniers missiles européens Nike-Hercules à ogives nucléaires furent retirés en 1988[13]. Les systèmes de missiles Nike-Hercules vendus au Japon (Nike J) furent modernisés : le système interne de guidage (initialement composé de tubes à vide) fut remplacé par un système à base de transistors.

Avec les années, les parties électroniques qui faisaient appel à la technologie des tubes à vide devinrent plus difficiles à trouver. Les systèmes de missiles Nike-Ajax furent remplacés par des MIM-104 Patriot, plus rapides à monter, plus mobiles et plus fiables.

L'aviation militaire italienne a retiré les siens le 24 novembre 2006[14].

En 2012, seules la Turquie et la Corée du Sud ont encore en service le système MIM-14 Nike-Hercules.

Pays utilisateurs[modifier | modifier le code]

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

  • Hyunmoo, missile sud-coréen dérivé du Nike-Hercules

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Department of the Army, Army Missiles Handbook January 1960 (formerly SECRET) p.52. Missiles files, United States Army Center of Military History.
  2. Thomas B. Cochran, William M. Arkin et Milton Hoenig, Nuclear Weapons Databook Volume I: U.S. Nuclear Forces and Capabilities, Cambridge: Ballinger, 1987, p. 45.
  3. (en) Stephen I. Schwartz, Atomic Audit : The Costs and Consequences of U.S. Nuclear Weapons Since 1940, Brookings Institution,‎ mars 1998, 500 p. (lire en ligne), p. 193
  4. Thomas B. Cochran, William M. Arkin et Milton M. Hoenig, Nuclear Weapons Databook Volume I: U.S. Nuclear Forces and Capabilities, Cambridge: Ballinger, 1984, p.287
  5. The New York Times, 23 décembre 1959, p. 50
  6. Irving Heymont, « The NATO Nuclear Bilateral Forces » dans 'Orbis, volume 94, no 4, Winter 1966, p. 1025-1041
  7. George S. Harris, The Troubled Alliance: Turkish-American Problems in Historical Perspective 1945-1971, Washington: American Enterprise Institute for Public Policy Research, 1972, p.153.
  8. « Number of Non-US NATO Batteries Programmed and supported by USAREUR, 31 december 1966 », sur http://www.usarmygermany.com (consulté le 13 janvier 2012)
  9. Mary Cagle, History of the Nike Hercules Weapon System, Historical Monograph #AMC 75M, Redstone Arsenal: U.S. Army Missile Command, 1973, p. 155
  10. Jane's Weapon Systems 1986-87, p. 186.
  11. The New York Times, 9 avril 1959, p. 7
  12. The New York Times, 23 décembre 1959, p. 50.
  13. The Bulletin of the Atomic Scientists October 1988, p.55
  14. (en) Nike Hercules Memorial Year

Liens externes[modifier | modifier le code]

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