M270

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M270
M270 de l'US Army
M270 de l'US Army
Caractéristiques de service
Service 1983
Caractéristiques générales
Équipage 3 hommes (pilote, tireur, chef d'engin)
Longueur 6,85 m
Largeur 2,97 m
Hauteur 2,59 m
Masse au combat 24 950 kg
Armement
Armement principal M269 Launcher Loader Module
Mobilité
Moteur Cummins Diesel (500CV)
Vitesse sur route 64 km/h
Puissance massique
Autonomie 640 km

Le M270 Multiple Launch Rocket System ou M270 MLRS est le lance-roquettes multiple développé aux États-Unis et principalement en service au sein de l'US Army.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les LRM sont largement ignorés après la fin de la Seconde Guerre mondiale par les forces occidentales, au contraire des armées du bloc de l'Est et d'Asie. C’est seulement à partir de 1972 que commença aux États-Unis le développement d’un nouveau système, le MLRS (Multiple Launcher Rocket System). Le projet de la société Vought remporte le contrat en 1980, il est vraiment révolutionnaire à l'époque par ses performances mais d'un coût largement plus élevé que ses équivalents soviétiques. Les premiers exemplaires du M270, utilisant un châssis dérivé du M2 Bradley, sont réceptionnés par l'US Army à l'usine Lockheed Martin de Marietta, en Géorgie, en mars 1983, dans les divisions de l'armée de terre américaine où il remplace le canon automoteur M110 de 203 mm.

Le MLRS peut ainsi prendre à sa charge des missions traditionnellement dévolues à l’aviation dans une zone rendue particulièrement dangereuse par la densité des armes sol-air.

Une seule batterie de 9 lanceurs peut en une minute tirer une salve de 108 roquettes portant 69 000 grenades capables de neutraliser 700 hectares de terrain. Puissance, précision, instantanéité, importance de la zone traitée : les effets sur un dispositif militaire peuvent être comparés à ceux d’une arme nucléaire tactique. Ce constat prend toute sa valeur au moment où les armements nucléaires du champ de bataille, que beaucoup jugent devenus inemployables, ont disparu des arsenaux de l'OTAN à la fin de la guerre froide. Le lance-roquettes multiple avec ses munitions sophistiquées peut avantageusement constituer une solution de remplacement.

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

M270 de l'armée néerlandaise
M270 israélien

Engagements[modifier | modifier le code]

Au cours de la guerre du Golfe, les Américains ont déployé au Koweït environ 120 MLRS représentant à eux seuls une puissance de feu terrifiante dont l’utilisation massive aurait permis d’ouvrir des brèches à l’emporte-pièce dans n’importe quel dispositif défensif sérieux. L’effondrement de l’armée irakienne n’a pas rendu cet emploi nécessaire. Des tirs isolés ont cependant été effectués. Il semble d’après quelques témoignages de prisonniers, recueillis par la presse, que les effets aient été dans tous les cas dévastateurs.

Le programme MLRS est un programme mené en coopération par les États-Unis et trois pays européens : France, Allemagne de l'Ouest et Royaume-Uni. La France devait en acquérir 80 systèmes à l'origine (44 finalement acquis), la RFA 200 et la Grande-Bretagne 70. Ce programme comporte trois phases : le développement du lanceur et de la munition à grenades, le développement de la tête à mines et le développement de la tête munition à guidage terminal. Par ailleurs, les Américains ont développé pour leur propre compte le projectile ATACMS, de portée supérieure à 100 km et dont la précision est inférieure à 50 m. L’ATACMS peut recevoir toutes les têtes citées précédemment. Le MLRS peut recevoir deux ATACMS au lieu des douze roquettes de portée de 40 km.

L’ATACMS est conçu spécialement pour l’attaque des postes de commandement et des objectifs ponctuels dans la profondeur. C’est dire que le système MLRS ne peut trouver sa pleine efficacité que si l’on dispose simultanément de moyens performants de surveillance du champ de bataille, de transmission du renseignement en temps réel et de conduite automatisée des tirs[1].

Plus de 1 300 M270 ont été construits aux États-Unis et en Allemagne. La production a pris fin en 2003, quand les derniers exemplaires construits furent livrés à l'armée égyptienne. En 2008, seize États en possèdent.

Les pays ayant signé la convention sur les armes à sous-munitions adoptent des roquettes à charge unique. La France, par exemple, dénommant ces engins dans les années 2010 des LRU, Lance-Roquettes Unitaire dont 13 exemplaires entre en service en 2014[2],[3]. Les roquettes utilisées sont nommées M31 par les États-Unis et entre en service en 2005, elles ont une portée de 70 km pour une précision de 5 m.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens internes[modifier | modifier le code]