M'Sila

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M'Sila
Nom amazigh Thamsilt
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya M'Sila
Daïra M'Sila
Code ONS 2801
Démographie
Population 156 647 hab. (2008[1])
Géographie
Coordonnées 35° 42′ 07″ N 4° 32′ 49″ E / 35.701917, 4.54696735° 42′ 07″ Nord 4° 32′ 49″ Est / 35.701917, 4.546967  
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de M'Sila.
Localisation de la commune dans la wilaya de M'Sila.

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M'Sila

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M'Sila

M'Sila (également écrit M'sila ou Msila ou MSila, en arabe : المسيلة), est une commune algériene de la wilaya de M'Sila, dont elle est le chef-lieu.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

M'Sila est construite aux bords de l'oued Ksob, dans les hauts plateaux du Hodna.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Ibn Al-Athir a dit :

"En 315, au mois de çafar (avril 927), le Mahdi fatimide envoya de Mehdiyya au Maghreb une armée considérable sous les ordres de son fils Abou' l-K'âsim, ce qui était motivé par la victoire remportée par Mohammed ben Khazer Zenâti sur uns armée de Ketâma et le grand massacre qu'il avait fait de ceux-ci. [P. 131] L'importance attribuée par le Mahdi à cette affaire[298] lui fit décider l'envoi de ces troupes, dont la mise en marche provoqua là dispersion des rebelles. Après avoir poussé jusqu'au delà de Tahert, Abou l-Kasim revint sur ses pas et traça avec sa lance, sur le sol même, le plan d'une ville qu'il fonda, et à laquelle il donna le nom de Mohammediyya, laquelle n'est autre que Mesîla.[299]" traduction française de ibn al-Athir du kitab (livre) " Al-Kamil fi al-Tarikh " à la page 116

Le géographe et historien arab andalous al-Bakri (1014-1094) dans sa "description de l'Afrique septentrionale" reviens sur la fondation d'origine arabe de la ville de Msilla :

"De cala-t-Abi Tawil on ce rend à El-Msila (ou El-Mecila) grande ville située sur une rivière appelé le Seher. Elle eut pour fondateur Abu al-Qasam Ismail, fils d'Ubayd'Allah (le calife fatimide), qui en posa les fondements en l'an 313 (925-926 de JC). Ali ibn Hamdoun al-Judhami, meux connu sous le nom d'Ibn al-Andalusi, fut la personne chargée de faire construire cette ville. Simak ibn Messaud ibn Mansour, l'aieul d'Ali ibn Hamdoun appartenait à la famille arabe de Djudham (Ancêtre de la grande tribus yéménite qahtanite dite "arabe pure" ) . Nommé par Ismail (fatimide) au gouvernement d'El-Mecila (M'Sila), Ali ibn Hamdoun y passa le reste de sa vie, il fut tué pendent es troubes suscitées par Abou Yezid (le kharijite). Son fils Djafar, qui n'avais pas quitté a ville obitier le commadement du Zab entier (..)

Traduction française de Mac Guckin de Slane, de la "Description de l'Afrique septentrional" par al-Bakri à la page 141 et 142

Dans la description des Oasis des Zibans, Évariste Lévi-Provençal nous parle de la fondation de M'Sila, qui remonte à l'hégire 313 (28 mars 925) : l'un des savants, poète renommé parmi les meilleurs de son époque, (sans doute aussi le fondateur) fut connu sous le nom de Ibn el-Andalosi: «El Mesila a dans ses environs quantité d'eau et de palmiers ainsi que des vergers qu'arrosent les ruisseaux d'eau douce. C'est une grande ville chef-lieu d'un canton étendu et dont les environs sont occupés par plusieurs tribus berbères : Adjissa, Hawwara et Banou Berzal» [2]

En 1007, Hammad Ibn Bologhine, adjoint des Zirides pour le Maghreb Central, qui fut gouverneur de M'Sila, obtint de ceux-ci la faveur de se construire une capitale, la Kalâa. Il peuple celle-ci en procédant au transfert des habitants de M'Sila et Hamza après avoir détruit ces deux cités[3] .

Une mosaïque datant du IIIe siècle a été découverte lors de travaux de construction dans la mechta de Ouled Sidi Yahia, commune de Dehahna. De 6,18 mètres de long et 4,4 mètres de large, la mosaïque, œuvre d’artistes de l’Empire romain, représente une scène de chasse de sangliers. Elle est entourée de deux cadres ornementaux : le premier en forme de cercles entrecoupés et le second composé de motifs végétaux. La scène de chasse occupe, à elle seule, un rectangle de 2,4 mètres de long et de 92 centimètres de large. Une partie de la mosaïque est complètement détruite. Cette découverte historique a été faite lors des travaux de réalisation des fondations d’une salle de soins par l’APC de Dehahna.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les Sanhadja aurait donné le nom berbère Tamsilt (racine [SL]) en référence à la topographie de la région. Tout comme les Touaregs pour le Tassili: Etymologiquement, tassili signifie « plante, faces inférieures du pied » provient de la racine [SL]. Là, la nature topographique de « tassili du Hoggar / tassili n'Ajjer » ayant la forme d’une plante de pied, est bien expliquée par le sens que renferme le mot tassili. Par ailleurs, ce mot a pris des sens d’extension comme : « fer à cheval, corps de la charrue (set et mancheron), sandales…» Sur ce mot, on rencontre en Tamaziγt le verbe essel « attacher les chaussures ou mettre des jambières » et le dérivé assal (plur. issalen) « lanière pour attacher les sandales » ainsi que tamsilt (plur timsilin) « semelle, semelle tannée ». D'où M'Sila viendrait du berbère Tamsilt.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Wilaya de M'Sila : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. Les déportés maghrébins en Nouvelle-Calédonie et la culture du palmier dattier, Mélica Ouennoughi, l'Harmattan, p. 50
  3. Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]