Métropole d'équilibre

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Le terme de métropole d'équilibre désignait dans les années 1960 à 1970 une ville (ou un réseau de villes) dont l'importance régionale était destinée à jouer un rôle dans l'aménagement du territoire en France en faisant contre-poids économiquement et démographiquement à l'hypercentralisation parisienne.

La création des métropoles d'équilibre s'inscrit dans une politique d'aménagement du territoire destinée à contrôler le développement de la région parisienne et à renforcer l'armature urbaine en développant dans plusieurs grandes villes de province des fonctions jusque là assurées quasi exclusivement par la capitale. En 1963, un rapport des géographes Jean Hautreux et Michel Rochefort[1] a permis à la Délégation à l'aménagement du territoire et à l'action régionale (DATAR) nouvellement créée d'identifier huit villes ou réseaux de villes susceptibles de bénéficier d'une politique de rééquilibrage.

Les huit premières métropoles d'équilibre furent désignées officiellement par le Comité interministériel pour l'aménagement du territoire du 2 juin 1964, puis plusieurs métropoles "assimilées" enrichirent la liste dans les années suivantes. La qualité de métropole d'équilibre n'apportait aucun statut juridique particulier aux villes concernées, mais constituait un cadre pour l'intervention des pouvoirs publics[2].

La liste des huit premières métropoles d'équilibre:

Les cinq métropoles "assimilées" reconnues en 1973:

La politique des métropoles d'équilibres fut mise en sommeil en 1974[3].

La puissance de la macrocéphalie parisienne est souvent contestée en raison de la forte disproportion qui existe entre Paris et les villes provinciales. C'est ce qui explique la création de ces métropoles d'équilibre. Toutefois, celles-ci entraînèrent au fil des années un affaiblissement relatif de Paris au niveau de ses fonctions. Notons qu'aujourd'hui l'indice de primauté est de 7 environ pour la France ce qui veut dire que Paris a un poids 7 fois plus gros que la deuxième ville française (Lyon ou Marseille selon les chiffres) en termes de population, ce qui influe sur les activités.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rapport non publié, cité par les auteurs dans HAUTREUX, Jean et ROCHEFORT, Michel. Physionomie générale de l'armature urbaine française.Annales de Géographie. 1965, t. 74, no 406. p. 660-677. DOI:10.3406/geo.1965.18398
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  2. Question parlementaire no 13572 du 13 novembre 1973. J.O. Débats parlementaires. Sénat, 29 mars 1974. [1]
  3. COLOT, Michel. La politique des métropoles d'équilibres: 1964-1974. Dans: L'aménagement du territoire 1958-1974. Actes du Colloque tenu à Dijon les 21 et 22 novembre 1996, p. 89-92

Liens externes[modifier | modifier le code]