Métrodore de Lampsaque (le Jeune)
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| Métrodore | |
| Philosophe Occidental | |
| Antiquité | |
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| Naissance | -321 Lampsaque |
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| Décès | -277 |
| École/tradition | Épicurisme |
| Influencé par | Épicure |
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Métrodore de Lampsaque, dit le Jeune (330-278 av. J.-C.), était un philosophe grec originaire de Lampsaque en Asie Mineure, appartenant à l'école de l'épicurisme. Il faut le distinguer de son homonyme Métrodore de Lampsaque (l'Ancien), disciple d'Anaxagore, au Ve siècle av. J.‑C..
Il avait une sœur, Batis, marié à un autre épicurien du premier cercle : Idomenée. Avec ses deux frères Timocrate et Mentoridès, Métrodore s'attache à Épicure et devient l'un de ses familiers. Selon Diogène Laërce, Métrodore après s'être lié à Épicure ne quitta qu'une fois sa proximité, durant six mois, pour retourner chez lui. De retour auprès d'Épicure, il ne le quitta plus. Cette proximité des deux philosophes est matérialisée par les portraits de Métrodore et d'Épicure rassemblés sous la forme d'un Hermès. Timocrate, lui, quitta l'école d'Épicure avant d'écrire de nombreux traités critiques et injurieux envers les épicuriens.
Sommaire |
[modifier] Œuvres
Le titre des œuvres principales de Métrodore nous a été transmis par Diogène Laërce[1].
- Πρὸς τοὺς ἰατρούς, τρία - Contre les médecins (3 volumes)
- Περὶ αἰσθήσεων - Des sensations
- Πρὸς Τιμοκράτην - Contre Timocrates
- Περὶ μεγαλοψυχίας - Sur la grandeur d'âme
- Περὶ τῆς Ἐπικούρου ἀρρωστίας - De la maladie d'Épicure
- Πρὸς τοὺς διαλεκτικούς - Contre les Dialecticiens
- Πρὸς τοὺς σοφιστάς, ἐννέα - Contre les Sophistes (9 volumes)
- Περὶ τῆς ἐπὶ σοφίαν πορείας - Du moyen de parvenir à la sagesse
- Περὶ τῆς μεταβολῆς - Du changement
- Περὶ πλούτου - De la richesse[2]
- Πρὸς Δημόκριτον - Contre Démocrite
- Περὶ εὐγενείας - De la Noblesse
D'autres œuvres sont attestées par ailleurs :
- Contre l'Euthyphron de Platon [3]
- Les Poèmes [4]
- La Philosophie[5]
- Recueil de Lettres à Batis, a Ménestrate, à Timarque, à Timocrate[6]...
L'essentiel de son œuvre est aujourd'hui perdu, et ses écrits ne sont connus qu'indirectement ou par de courtes citations. De petits fragments de son œuvre De la richesse ont été retrouvés dans la bibliothèque de Philodème de Gadara dans la villa des papyri à Herculanum. Une citation accompagnée d'un portrait ont été retrouvés sur une mosaïque d’Autun.
[modifier] Références
[modifier] Notes
- Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres [détail des éditions] [lire en ligne], X.
- attesté par ailleurs selon un fragment P.Herc VH 2 X 201
- Philodème La Piété, 25,
- Philodème, la Rhétorique II PHerc 1672,21, 10-24
- ou peut-être Du moyen de parvenir à la sagesse ; cfr. Contre Colotès de Plutarque, 1127,B
- d'après Seneque, Plutarque, Clément d'Alexandrie
[modifier] Bibliographie
- D. Delattre-J. Pigeaud (éds), Les Épicuriens, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Paris, 2010, p. 121-157 (première traduction française des témoignages relatifs à Métrodore et des fragments conservés de ses oeuvres).
- Métrodore : un philosophe, une mosaïque (Catalogue d'exposition du musée Rolin, 6 juillet-30 septembre 1992), Autun, 1992, 62 pages.