Métiers du Moyen Âge

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Les métiers du Moyen Âge nous sont connus par quelques textes, dont le Livre des métiers d'Étienne Boileau, et des ordonnances royales.

Les métiers sont généralement organisés en corporations, avec un saint patron propre à chacune. Les corporations se composent de maîtres et de compagnons.

Les métiers au Moyen Âge sont très importants dans la société.

  • fabrication des cercles (pour les tonneaux) ;
  • faiseur de charrue (fabrication des cerclages des roues de charrettes) ;
  • chaudronnier (fabrication des outils des champs) ;
  • le taillandier (il travaille en finesse des objets tranchants).
  • le forgeron

À Paris, en 1292, 130 métiers sont répertoriés et organisés.

Le forgeron[modifier | modifier le code]

Le forgeron travaille le fer. Il chauffe son métal (bronze, cuivre ou argent) dans un brasier de charbon, puis à l’aide d'un marteau et d’une enclume il forme des objets.

Il y avait plusieurs forgerons :

  • serrurier (fabrication de serrures) ;
  • faiseur de cercles (fabrication des cercles pour les tonneaux) ;
  • faiseur de charrue (fabrication des cerclages des roues de charrettes) ;
  • chaudronnier (fabrication des outils des champs) ;
  • le taillandier (il travaille en finesse des objets tranchants).

Le forgeron de cette époque était un personnage très important. Ils étaient souvent au centre des villages, alors que la plupart des autres métiers se trouvaient à l'extérieur. Il était rare que la forge appartienne au forgeron ; elle appartenait au seigneur qui en récupérait le bénéfice.

Le meunier[modifier | modifier le code]

Un meunier est une personne qui moud le blé à l’aide de moulin soit à eau, soit à vent pour en faire de la farine. Les graines sont écrasées entre les meules en pierre.

Parce qu’il produisait la farine, le meunier était un personnage important. Le pain étant la principale alimentation du Moyen Âge. Sans lui plusieurs autres métiers n’existeraient pas comme le boulanger ou le marchand.

Le meunier vit assez pauvrement, le travail est très rude. Même sous le soleil tapant, la neige, la pluie ou la grêle.

Au Moyen Âge, les moulins appartiennent au seigneur. Le meunier touche un salaire : « la mouture ». Il travaille souvent avec un apprenti et quelquefois avec un « chasse-pochée », qui va chercher le grain dans les fermes et livrer la mouture.

À partir du XIVe siècle, pour éviter au meunier de prendre trop d’importance, le métier de boulanger lui est interdit.

Le boulanger[modifier | modifier le code]

Un boulanger est une personne qui fabrique du pain. Le pain est la base de l'alimentation et chacun en consomme à peu près un kilogramme par jour.

Au départ, les boulangers devaient cuire leur pain au « four banal ». Le mot banal vient de l’impôt instauré par le seigneur : le « ban ». À la fin du XIIe siècle, ils ont eu l’autorisation de construire leur propre four.

L’arrivée des moulins a facilité le travail du boulanger, l’eau pouvait arriver directement au lieu de fabrication.

le pain de riche devait être délicat, celui des pauvres nourrissant

Les boulangers gardent tout l’argent qu’ils gagnent grâce à leurs ventes afin d’acheter des habits et de la nourriture. Les femmes des boulangers aidaient souvent les hommes.

Ces métiers d’alimentation sont les premiers à s’organiser dans la société parce qu’ils jouent un rôle très important dans les villes qui s’agrandissent.

Le paysan[modifier | modifier le code]

On distingue deux sortes de paysans au Moyen Âge : les paysans libres. Les serfs appartiennent au seigneur qui a tous les droits sur eux, lorsqu’un seigneur vend une partie de ses terres, les serfs sont vendus avec. Les paysans libres appelés vilains, par contre ne sont pas rattachés à la terre mais doivent travailler et payer des impôts au seigneurs.

Les paysans ne sont pas très riche, ils vivent dans des maisons en torchis(mélange de terre et de paille) ou en pierre, le plus souvent couvertes de chaume(paille). Ils n’ont souvent qu’une seule pièce, mal éclairée par de petites fenêtres sans vitres et fermées de volets. Le sol est en terre battue, le mobilier est simple : lit garni d’une paillasse, quelques meubles.

Le métier de paysan est très difficile, leurs travaux sont effectués du lever du soleil jusqu’au coucher. Ils doivent faire de nombreux travaux et corvées pour leur seigneur. Leur vie est rythmée en fonction des saisons et des mois. Il y a le mois de la taille des vignes, du labour, du fauchage du foin, des semailles, des vendanges …. Pour travailler la terre, ils utilisaient l'araire : charrue de bois dépourvue de roues. Ensuite est arrivée la charrue, elle comporte 3 outils : le coutre (couteau qui coupe la terre), le soc (coupe horizontalement en profondeur) et le versoir (retourne la terre coupée sur le côté).

Le tisserand[modifier | modifier le code]

Le tisserand est un artisan qui fabrique des tissus. Il utilise pour cela un métier à tisser ou parfois des aiguilles. Ses matières premières sont le coton, la laine, le lin, le chanvre et la soie. Une fois que le fil est créé, il passe au foulage : il se fait tremper, piétiner dans l’eau pour améliorer sa qualité puis étirer, sécher et enfin, on le tend. Certains tisserands préfèrent travailler chez eux, d’autres en ville ou encore dans certains châteaux. Ils créent dans leurs ateliers de vêtements, des tapisseries et des draps. Beaucoup de tailleurs et de rois achètent leurs produits. Les tissus sont ensuite teintés chez un teinturier. Un tisserand doit commencer son travail après le lever du soleil sous peine d’une amende, il devait aussi payer des taxes.

Le charpentier[modifier | modifier le code]

Le travail de charpentier consiste à construire toutes sortes de choses en bois. Le bûcheron fournit le bois aux charpentiers. Le bois sert également à construire des toits, à les rénover ou faire de petites retouches. Le charpentier est un peu comme un menuisier. Les maîtres charpentiers du roi devaient, pour être admis, avoir travaillé quelque temps dans les ports et faire un chef-d’œuvre, qui consistait à la construction d’un gouvernail ou d’un cabestan (appareil autour duquel on enroule un câble pour tirer de lourdes charges).

Les principaux outils employés par le charpentier sont : les scies, la hache, les terrières et le vilebrequin qui sont certainement les premiers outils que possédait le charpentier. Pour percer des trous profonds, il employait de grandes mèches bien aiguisées.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Étienne Boileau, Le livre des métiers, éd. René de Lespinasse et François Bonnardot, Paris, Imprimerie nationale, 1879, 420 p. [1]