Méthode syllabique
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La méthode syllabique, ou méthode synthétique ou alphabétique, est une méthode d'apprentissage de la lecture qui se base sur la genèse des sons de la langue parlée par assemblage de syllabes. Elle est souvent opposée à la méthode globale. Elle repose sur les propriétés phonétiques de notre alphabet et a comme base les lettres et les sons. Une fois que ceux-ci sont maîtrisés, l'enfant apprend à les composer en syllabes puis en mots. C’est le fameux « b.a.-ba » (où les lettres « b » et « a » donnent la syllabe « ba »).
La méthode Boscher (utilisée au début du XXe siècle et rééditée à 80 000 exemplaires par an de nos jours) est de type alphabétique. La méthode du Sablier, apparue au Canada dans les années 1970 est également de ce type, dans lequel on peut également classer Au fil des mots. Actuellement, il existe de nouvelles méthodes comme Les Syllamots ou Lire avec Léo et Léa ou Leçons de sons. La Méthode Alpha et La planète des alphas ont pour but d'apprendre à l'enfant à associer les sons et les lettres d'une manière ludique sans passer par des textes écrits.
Sommaire |
Méthode[modifier]
Histoire de la méthode[modifier]
Cette méthode a été mise au point par le pasteur Stuber en 1762, c'est une des premières méthodes de l'école moderne (XIXe siècle). Par la suite d'autres méthodes sont apparues : globale, mixte, phonétique, libre, etc. Avec la multiplication des méthodes, de multiples débats concernant la supériorité de telle ou telle autre sont apparus.
Description de la méthode[modifier]
Les progrès sont mesurables en nombre de leçons étudiées. On va du plus simple au plus complexe.
Critiques et soutiens[modifier]
Efficacité comparées des méthodes globale ou semi-globale et de la méthode syllabique[modifier]
Selon une étude du National Reading Panel, menée en 1998-1999, qui prend en compte 38 enquêtes, affirme que l'enseignement par la méthode syllabique est plus efficace, en particulier dans les milieux défavorisés, et qu'il est plus efficace du point de vue du déchiffrage mais aussi de la compréhension (soit la qualité habituellement attribuée à la méthode globale)[1].
En France[modifier]
Le ministre de l'éducation, Gilles de Robien, a déclaré en 2005 qu'il fallait « abandonner une fois pour toutes la méthode globale »[2]. Certains enseignants dénoncent cette mesure qu'ils estiment en contradiction avec la liberté de choix pédagogique d'une part, et d'autre part, le caractère démagogique de cette annonce, l'opposition globale/syllabique étant, pour eux, devenue stérile[3].
Selon un sondage de septembre 2006[4], 8 % des enseignants de CP déclarent utiliser uniquement une méthode purement syllabique, et 76 % une méthode mixte incluant partiellement la méthode syllabique.
Articles connexes[modifier]
Lien externe[modifier]
- La syllabique est-elle réactionnaire ?, article du sociologue Jean-Pierre Terrail sur la méthode syllabique.[PDF]
Références[modifier]
- Teaching children to learn ((en)), National reading panel report, 2000, cité dans La syllabique est-elle réactionnaire ?, Jean-Pierre Terrail, Revue du Mauss, 2e s., n°28, 2006, p. 136
- http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-814457@51-813045,0.html Le Monde 19/09/2006
- L'ukase ministériel sur la méthode globale, va-t-il pouvoir résoudre les difficultés des élèves en lecture ?
- Les enseignants de CP et l’apprentissage de la lecture – Sondage IFOP-SOS éducation - septembre 2006