Météorite du cap York
| Météorite du cap York | |
Fragment dit « Ahnighito ». Il pèse 31 t et est exposé à l'American Museum of Natural History, à New York |
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| Caractéristiques | |
|---|---|
| Type | Ferreuse |
| Groupe | IIIAB |
| Classification structurelle | Octaédrite |
| Composition | 7,58% Ni, 36,0 ppm Ge, 19,2 ppm Ga, 5.0 ppm Ir |
| Observation | |
| Localisation | Groenland |
| Chute observée | Non |
| Date | 10 000 ans |
| Découverte | < XIXe siècle |
| Masse totale connue | 58,2 t |
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La météorite du cap York est une météorite qui a percuté la Terre il y a environ 10 000 ans. Elle porte le nom du cap York, lieu de sa découverte, au Groenland. Il s'agit de l'une des météorites ferreuses les plus grandes au monde.
Sommaire |
Caractéristiques[modifier]
La météorite du cap York est une météorite ferreuse de groupe IIIAB ; divisée en plusieurs fragments, sa masse totale est estimée à 58,2 t[1].
La météorite est composée de 92 % de fer et de 8 % de nickel, avec des traces de germanium, gallium et iridium.
Historique[modifier]
Utilisation inuite[modifier]
À l'origine, trois masses de fer appartenant à la météorite sont connues des Inuits : Ahnighito (la Tente), pesant 31 tonnes, la Femme, 3 tonnes, et le Chien, 400 kg[2]. Pendant plusieurs siècles, les Inuits vivant près des météorites les utilisent comme source de métal pour leurs outils et leurs harpons[3],[4].
Découverte européenne[modifier]
Les premières rumeurs d'existence de la météorite atteignent les cercles scientifiques européens en 1818. Entre 1818 et 1883, cinq expéditions échouent à trouver la source du fer. Elle est localisée en 1894 par l'explorateur américain Robert Peary, avec l'aide d'un guide local qui l'amène à l'île Saviksoah, au large du cap York.
Peary passe trois ans à charger les météorites sur des navires. Le chargement nécessite la construction de l'unique chemin de fer du Groenland. Peary vend les morceaux pour 40 000 $ à l'American Museum of Natural History de New York, où elles sont toujours visibles. Le fragment principal, Ahnighito, mesurant 3,4 m de long sur 2,1 de large et 1,7 de haut, est installé dans le hall Arthur Ross. Plus grosse météorite jamais transportée, elle nécessite la construction d'un support spécial directement placé sur le substrat rocheux sous le musée.
Découvertes ultérieures[modifier]
En 1963, un 4e fragment important est découvert par Vagn F. Buchwald près d'Agpalilik. Cette météorite, nommée Agpalilik ou l'Homme, pèse 20 t et est exposée au Musée géologique de l'Université de Copenhague, au Danemark.
D'autres fragments plus petits sont également découverts au fil du temps, comme Savik I en 1911 (3 t) et Tunorput en 1984 (250 kg).
Fragments[modifier]
Les fragments les plus importants de Cap York ont chacun leur nom.
| Fragment | Masse (kg) | Date de découverte | Lieu de découverte | Géolocalisation |
|---|---|---|---|---|
| Ahnighito (la Tente) | 30 900 | 1884-1897 | Meteorite Island | |
| La Femme | 3 000 | 1897 | Saveruluk | |
| Le Chien | 400 | 1897 | Saveruluk | |
| Savik I | 3 400 | 1913 | Savequarfik | |
| Thulé | 48 | 1955 | Thulé | [5] |
| Savik II | 8 | 1961 | Savequarfik | |
| Agpalilik (l'Homme) | 20 000 | 1963 | Agpalilik | |
| Tunorput | 350 | 1984 |
Annexes[modifier]
Liens internes[modifier]
Liens externes[modifier]
- (en) Cape York Meteorite (American Museum of Natural History)
- (en) Cape York (Meteorite Studies)
- (en) Cape York (Meteoritical Bulletin Database)
Références[modifier]
- (en) Cape York, The Meteoritical Society. Consulté le 7 décembre 2009
- (en) Discovery of Cape York (Agpalilik) Iron Meteorite, Northwest Greenland, Meteoritical Bulletin, n° 28, Moscou, 1963. Consulté le 7 décembre 2009
- (en) T. A. Rickard, « The Use of Meteoric Iron », The Journal of the Royal Anthropological Institute of Great Britain and Ireland, vol. 71, no 1/2, 1941, p. 55–66 [texte intégral, lien DOI]
- V. F. Buchwald, « On the Use of Iron by the Eskimos in Greenland », Materials Characterization, vol. 29, no 2, 1992, p. 139–176 [lien DOI]
- Meteoritical Bulletin Database: Thule