Mésothérapie
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
|
|
Cet article ou cette section ne s'appuie pas, ou pas assez, sur des sources secondaires ou tertiaires (mars 2012).
Pour améliorer la vérifiabilité de l'article, merci de citer les sources primaires à travers l'analyse qu'en ont faite des sources secondaires indiquées par des notes de bas de page (modifier l'article).
|
La mésothérapie est une technique médicale mise au point en 1952 par le docteur français Michel Pistor. Elle est basée sur l'administration à l'aide d'une aiguille de doses faibles de médicaments à l’endroit où le trouble ou la douleur sont ressentis.
Ce traitement local permet une action plus rapide, tout en consommant moins de médicaments que par voie orale. La devise du Dr Pistor était : « Injecter peu, rarement, au bon endroit[1]. »
Sommaire |
Indications [modifier]
La mésothérapie est principalement utilisée pour :
- le traitement de la douleur ;
- la médecine du sport ;
- la médecine esthétique.
Pour d’évidentes raisons d’hygiène, les seringues utilisées sont à usage unique. L’injection peut être effectuée à la main (mésothérapie dite « manuelle ») ou à l’aide d’un injecteur électronique, appelé Pistolet de mésothérapie [2].
Les médicaments que l’on injecte sont tous utilisés en médecine générale et disponibles en pharmacie. Les doses délivrées le sont en quantité très faible.
On peut associer la mésothérapie à toute autre thérapie, elle permet d’utiliser moins de médicaments par voie orale.[réf. souhaitée]
Les contre-indications et les effets secondaires sont rares[3].
La mésothérapie a connu une avancée significative en 2004, avec la mise en place d'un diplôme inter-universitaire de mésothérapie[réf. souhaitée]. En France, elle fait maintenant partie de la classification commune des actes médicaux mais elle n'est pas encore tarifée. Elle est remboursée par la Sécurité sociale sur la base d'une consultation dans le domaine de la douleur mais elle n'est pas remboursée dans le domaine de l'esthétique[4].
À la suite d’effets indésirables observés sur plusieurs patients d’un même mésothérapeute, un décret fut publié le 11 avril 2011 en France pour interdire « la pratique d’actes de lyse adipocytaire à visée esthétique » (mésothérapie esthétique).
Ce décret fut suspendu le 17 juin 2011 par le Conseil d’État. Il a été souligné au cours de l’audience que les effets indésirables n’étaient pas dus à la mésothérapie elle-même, mais au fait qu’elle avait été pratiquée dans de mauvaises conditions en ne respectant les principes d’hygiène[5].
Champs d’application de la mésothérapie [modifier]
Traitement de la douleur [modifier]
En France, la mésothérapie a été validée comme traitement de la douleur par l’ANAES (maintenant Haute Autorité de Santé) en 2001[réf. souhaitée]. Elle permet de traiter les douleurs accompagnant les rhumatismes dégénératifs comme l'arthrose, à tout âge et dans toutes leurs localisations, même chez les malades ne supportant pas les anti-inflammatoires administrés par les voies traditionnelles.
Les pathologies traitées par cette technique sont essentiellement rhumatologiques. Les produits utilisés sont des médicaments (anti-inflammatoire non stéroïdiens, décontracturants, vasodilatateurs... mais jamais de cortisone) ou des produits homéopathiques.
Médecine du sport [modifier]
La mésothérapie est utilisée par la médecine du sport afin de traiter des sportifs de haut niveau, dans le but d'être rapidement rétablis et de pouvoir reprendre l'entraînement sans consommer de médicaments par voie générale et sans infiltration de cortisone. Les affections traumatiques articulaires (telles que les entorses de la cheville) ainsi que les tendinites du coude ou de l'épaule et les élongations musculaires peuvent être traités par mésothérapie.
Mésothérapie esthétique [modifier]
À l’origine utilisée pour une optique strictement médicale, la mésothérapie est désormais également utilisée dans un but esthétique. Elle peut par exemple servir à revitaliser le visage et combler les rides[6].
Les produits utilisés sont alors un mélange nutritif et revitalisant que choisit le médecin selon le type de peau. Il contient des vitamines, oligo-éléments et minéraux, des produits stimulant la microcirculation, l’oxygénation et la fabrication de collagène dans la peau, et donc le « rajeunissement » cutané.
Récemment, une nouvelle mode s’est développée concernant de supposées vertus amaigrissantes de la mésothérapie. Mais en réalité les résultats sur la perte de poids sont très faibles[7].
Risques [modifier]
La mésothérapie est une technique non anodine puisque consistant en une série d'injections intra-dermiques. De nombreuses précautions sont donc prises pour éviter toute infection virale ou bactérienne (port de gants, de masque et utilisation de matériel à usage unique stérile). Elle reste mal étudiée. Pour la mésothérapie à visée thérapeutique elle ne démontre pas son mécanisme d'action, elle ne garantit pas sa sécurité, et ne prouve pas son efficacité. Il est impossible à partir de données factuelles de démontrer un rapport bénéfice/risque favorable[8]. Pour la mésothérapie à visée esthétique la validation est encore plus inexistante, la pratique non dénuée de risques et l'utilité encore hypothétique[9].
Indications [modifier]
Liste des principales indications[10] :
- Traumatologie du sport :
- Rhumatologie :
- conflits sous-acromiaux de l'épaule,
- pathologies arthrosiques,
- syndrome du canal carpien,
- maladie de Morton...
- Pathologies rachidiennes :
- lumbago, torticolis, sciatiques et cruralgies,
- lombalgies communes,
- cervicalgies communes...
Quelques pathologies de médecine générale peuvent bénéficier en complément du traitement médical de référence d'un traitement par mésothérapie à visée antalgique :
- migraines, céphalées,
- vertiges,
- insuffisance veineuse,
- colopathies fonctionnelles,
- dermatologie : alopécie, cicatrices fibreuses.
Notes et références [modifier]
- Michel Pistor Un défi thérapeutique - Matériel et techniques, Ed. Maloine 1986 p 22, 23
- Définition de la mésothérapie mise en ligne le 13 mai 2011 sur le site Internet de la société française de mésothérapie consulté le 24 mars 2012.
- Définition de la mésothérapie mise en ligne le 13 mai 2011 sur le site Internet de la société française de mésothérapie consulté le 24 mars 2012.
- Historique de la mésothérapie mis en ligne le 10 avril 2009 sur le site Internet de la société française de mésothérapie consulté le 24 mars 2012.
- Ordonnance du 17 juin 2011 du Conseil d'État,suspendant l’exécution du décret n° 2011-382 du 11 avril 2011, consultée le 24 mars 2012.
- Le mésolift expliqué sur le site SantéAZ-auféminin par le Dr Nicolas Evrard et Claire Lavarenne le 23 avril 2010, site consulté le 24 mars 2012.
- Article La mésothérapie pour maigrir ou diminuer la cellulite : arnaque publié le 18 novembre 2009 sous la responsabilité éditoriale du Dr Pierrick Horde, sur le site SantéMédecine.net consulté le 24 mars 2012.
- Rapport 2010 de l'INSERM sur la mésothérapie thérapeutique
- Rapport 2010 de l'INSERM sur la mésothérapie esthétique
- La mésothérapie en bref, sur le site internet de la société suisse de mésothérapie, consulté le 24 mars 2012.