Mésothérapie

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La mésothérapie est une technique médicale mise au point en 1952 par le docteur français Michel Pistor. Elle est basée sur l'administration à l'aide d'une aiguille de doses faibles de médicaments à l’endroit où le trouble ou la douleur sont ressentis.

Ce traitement local permet une action plus rapide, tout en consommant moins de médicaments que par voie orale. La devise du Docteur Pistor était : « Injecter peu, rarement, au bon endroit » [1]


Les pathologies traitées par cette technique sont essentiellement rhumatologiques. Les produits utilisés sont des médicaments (anti-inflammatoire non stéroïdiens, décontracturants, vasodilatateurs... mais jamais de cortisone) ou des produits homéopathiques.

Depuis quelques années, on utilise également cette technique dans des traitements à visée esthétique telle que le mésolift.

La mésothérapie a connu une avancée significative en 2004, avec la validation d'un diplôme inter-universitaire de mésothérapie. En France, elle fait maintenant partie de la classification commune des actes médicaux mais elle n'est pas encore tarifée. Elle est remboursée par la Sécurité Sociale sur la base d'une consultation dans le domaine de la douleur mais elle n'est pas remboursée dans le domaine de l'esthétique.

Sommaire

[modifier] Risques

La mésothérapie est une technique invasive puisque consistant en une série d'injections intra-dermiques. De nombreuses précautions sont donc prises pour éviter toute infection virale ou bactérienne (port de gants, de masque et utilisation de matériel à usage unique stérile).

La mésothérapie est une pratique empirique non évaluée. La direction générale de la santé a passé en décembre 2008 une convention d'étude avec l'INSERM pour en évaluer l'intérêt.

[modifier] Indications

Traumatologie du sport :

  • tendinopathies,
  • entorses,
  • contractures, élongations, claquages,
  • periostites,
  • algodystrophie...

Rhumatologie :

  • conflit sous-acromiaux de l'épaule,
  • pathologies arthrosiques,
  • syndrome du canal carpien,
  • maladie de Morton...

Pathologies rachidiennes :

  • lumbago, torticolis, sciatiques et cruralgies,
  • lombalgies communes,
  • cervicalgies communes...

Quelques pathologies de médecine générale peuvent bénéficier en complément du traitement médical de référence d'un traitement par mésothérapie à visée antalgique :

  • migraines, céphalées,
  • vertiges,
  • insuffisance veineuse,
  • colopathies fonctionnelles.
  • dermatologie : alopécie, cicatrices fibreuses.

[modifier] Notes et références

  1. PISTOR Michel : Un défi thérapeutique - Matériel et techniques - Ed. Maloine 1986 p 22, 23

[modifier] Liens externes

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