Mésothérapie

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La mésothérapie est une technique médicale mise au point en 1952 par le docteur français Michel Pistor. Elle est basée sur l'administration à l'aide d'une aiguille de doses faibles de médicaments à l’endroit où le trouble ou la douleur sont ressentis.

Ce traitement local permet une action plus rapide, tout en consommant moins de médicaments que par voie orale. La devise du Dr Pistor était : « Injecter peu, rarement, au bon endroit[1]. »

Selon l'INSERM la mésothérapie n'a pas fait la preuve de son action, celle de son innocuité ni celle de son efficacité. Son rapport bénéfice/risque n'est pas actuellement évaluable par manque d'études publiées[2].

Indications[modifier | modifier le code]

La mésothérapie est principalement utilisée pour :

Pour raisons d’hygiène, les seringues utilisées sont à usage unique. L’injection peut être effectuée à la main (mésothérapie dite « manuelle ») ou à l’aide d’un injecteur électronique, appelé Pistolet de mésothérapie [3].

Les médicaments que l’on injecte sont tous utilisés en médecine générale et disponibles en pharmacie. Les doses délivrées le sont en quantité très faible.

On peut associer la mésothérapie à toute autre thérapie, elle permet d’utiliser moins de médicaments par voie orale.[réf. souhaitée]

Les contre-indications et les effets secondaires sont rares[4].

La mésothérapie a connu une avancée significative en 2004, avec la mise en place d'un diplôme inter-universitaire de mésothérapie[réf. souhaitée]. La pratique de la mésotherapie nécessite une formation. L'importance de connaître les différents techniques et les produits utilisés permet au medecin de pratiquer la mésotherapie avec assurance et résultat.

En France, elle fait maintenant partie de la classification commune des actes médicaux mais elle n'est pas encore tarifée. Elle est remboursée par la Sécurité sociale sur la base d'une consultation dans le domaine de la douleur mais elle n'est pas remboursée dans le domaine de l'esthétique[5].

À la suite d’effets indésirables observés sur plusieurs patients d’un même mésothérapeute, un décret fut publié le 11 avril 2011 en France pour interdire « la pratique d’actes de lyse adipocytaire à visée esthétique » (mésothérapie esthétique).

Ce décret fut suspendu le 17 juin 2011 par le Conseil d’État. Il a été souligné au cours de l’audience que les effets indésirables n’étaient pas dus à la mésothérapie elle-même, mais au fait qu’elle avait été pratiquée dans de mauvaises conditions qui ne respectaient les principes d’hygiène[6].

Champs d’application de la mésothérapie[modifier | modifier le code]

Traitement de la douleur[modifier | modifier le code]

En France, la mésothérapie a été validée comme traitement de la douleur par l’ANAES (maintenant Haute Autorité de Santé) en 2001[réf. souhaitée]. Elle permet de traiter les douleurs accompagnant les rhumatismes dégénératifs comme l'arthrose, à tout âge et dans toutes leurs localisations, même chez les malades ne supportant pas les anti-inflammatoires administrés par les voies traditionnelles.

Les pathologies traitées par cette technique sont essentiellement rhumatologiques. Les produits utilisés sont des médicaments (anti-inflammatoire non stéroïdiens, décontracturants, vasodilatateurs… mais jamais de cortisone) ou des produits homéopathiques.

Médecine du sport[modifier | modifier le code]

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La mésothérapie est utilisée par la médecine du sport afin de traiter des sportifs de haut niveau, dans le but d'être rapidement rétablis et de pouvoir reprendre l'entraînement sans consommer de médicaments par voie générale et sans infiltration de cortisone.

Les affections traumatiques articulaires (ex : entorse de la cheville, tendinites du coude ou de l'épaule), les élongations musculaires et les déchirures musculaires peuvent être traités par mésothérapie, à différentes phases du traitement[7],[8],[9].

Mésothérapie esthétique[modifier | modifier le code]

À l’origine utilisée pour une optique strictement médicale, la mésothérapie est désormais également utilisée dans un but esthétique. Elle peut par exemple servir à revitaliser le visage et combler les rides[10].

Les produits utilisés sont alors un mélange nutritif et revitalisant que choisit le médecin selon le type de peau. Il contient des vitamines, oligo-éléments et minéraux, des produits stimulant la microcirculation, l’oxygénation et la fabrication de collagène dans la peau, et donc le « rajeunissement » cutané.

Récemment, une nouvelle mode s’est développée concernant de supposées vertus amaigrissantes de la mésothérapie. Mais en réalité les résultats sur la perte de poids sont très faibles[11].

Risques[modifier | modifier le code]

La mésothérapie est une technique non anodine puisque consistant en une série d'injections intra-dermiques. De nombreuses précautions sont donc prises pour éviter toute infection virale ou bactérienne (port de gants, de masque et utilisation de matériel à usage unique stérile). Elle reste mal étudiée. Pour la mésothérapie à visée thérapeutique elle ne démontre pas son mécanisme d'action, elle ne garantit pas sa sécurité, et ne prouve pas son efficacité. Il est impossible à partir de données factuelles de démontrer un rapport bénéfice/risque favorable[2]. Pour la mésothérapie à visée esthétique la validation est encore plus inexistante, la pratique non dénuée de risques et l'utilité encore hypothétique[12].

Indications[modifier | modifier le code]

Liste des principales indications[13] :

Quelques pathologies de médecine générale peuvent bénéficier en complément du traitement médical de référence d'un traitement par mésothérapie à visée antalgique :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Pistor Un défi thérapeutique - Matériel et techniques, Ed. Maloine 1986 p. 22-23
  2. a et b Rapport 2010 de l'INSERM sur la mésothérapie thérapeutique
  3. Définition de la mésothérapie mise en ligne le 13 mai 2011 sur le site Internet de la société française de mésothérapie consulté le 24 mars 2012.
  4. Définition de la mésothérapie mise en ligne le 13 mai 2011 sur le site Internet de la société française de mésothérapie consulté le 24 mars 2012.
  5. Historique de la mésothérapie mis en ligne le 10 avril 2009 sur le site Internet de la société française de mésothérapie consulté le 24 mars 2012.
  6. Ordonnance du 17 juin 2011 du Conseil d'État,suspendant l’exécution du décret n° 2011-382 du 11 avril 2011, consultée le 24 mars 2012.
  7. Christian Bonnet, Denis Laurens, Jean-Jacques Perrin (2012), Fiche 36 - Déchirure musculaire: phase inflammatoire J1 à J10 Guide Pratique De Mésothérapie (2e édition), 2012, Pages 82-83
  8. Christian Bonnet, Denis Laurens, Jean-Jacques Perrin (2012), Fiche 37 Déchirure musculaire: phase de cicatrisation J10 à J21 Guide Pratique De Mésothérapie (2e édition), 2012, Pages 84-85
  9. Christian Bonnet, Denis Laurens, Jean-Jacques Perrin (2012), Fiche 38 Déchirure musculaire : phase de récupération J21 à J45 ; Guide Pratique De Mésothérapie (2e édition), Pages 86-87 ; résumé)
  10. Le mésolift expliqué sur le site SantéAZ-auféminin par le Dr Nicolas Evrard et Claire Lavarenne le 23 avril 2010, site consulté le 24 mars 2012.
  11. Article La mésothérapie pour maigrir ou diminuer la cellulite : arnaque publié le 18 novembre 2009 sous la responsabilité éditoriale du Dr Pierrick Horde, sur le site SantéMédecine.net consulté le 24 mars 2012.
  12. Rapport 2010 de l'INSERM sur la mésothérapie esthétique
  13. La mésothérapie en bref, sur le site internet de la société suisse de mésothérapie, consulté le 24 mars 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]