Mémoires d'outre-tombe
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| Mémoires d'outre-tombe | |
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François-René de Chateaubriand, peint par Girodet-Trioson, au début du XIXe siècle.
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| Auteur | François-René de Chateaubriand |
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| Genre | Autobiographie |
| Pays d'origine | |
| Lieu de parution | Paris |
| Éditeur | Penaud frères |
Mémoires d'outre-tombe est une autobiographie de François-René de Chateaubriand, dont la rédaction commence en 1809, sous le titre Mémoires de ma vie, et s'achève en 1841. L'édition originale des Mémoires d'outre-tombe, titre final du projet, sera publiée en 12 volumes entre 1849 et 1850 chez Penaud frères (Paris), après une diffusion en feuilleton dans le journal La Presse.
Sommaire |
Conception[modifier]
Chateaubriand n'avait premièrement pas l'intention d'écrire ses mémoires, comme il le signale dans le premier livre des Mémoires de ma vie, mais c'est lors d'une promenade au parc de Montboissier en 1817 qu'il entend le chant d'une grive, ce qui lui rappellera toute son enfance et le poussera à se mettre à l'ouvrage.
Résumé[modifier]
On divise cette œuvre en quatre parties distinctes :
- livres 1 à 12, carrière de soldat et de voyageur ;
- livres 13 à 18, carrière littéraire ;
- livres 19 à 34, carrière politique ;
- livres 35 à 42, retraçant la fin de sa vie.
Enfance et jeunesse[modifier]
Chateaubriand commence son récit par une longue explication sur ses origines familiales et plus particulièrement sur les déboires de ses oncles et de son père. Celui-ci a en effet réussi à redorer le blason de sa famille et à rétablir sa situation économique. Rigoureux, entêté, le père de Chateaubriand lui a néanmoins laissé un souvenir ému et respectueux.
Le jeune René passa son enfance entre Saint-Malo et le château de Combrais que son père avait décidé de réinvestir après des années de semi-abandon.
La Révolution[modifier]
Chateaubriand raconte ensuite en détail son séjour à Paris alors que cette ville connaît les bouleversements liés à la Révolution française.
Voyage en Amérique[modifier]
Afin d'échapper à la Révolution qui décimera une partie de sa famille, Chateaubriand prend la mer pour se rendre en Amérique afin de trouver un passage par le nord entre l'Atlantique et l'Océan Pacifique.
Napoléon[modifier]
Chateaubriand obtient d'abord une place à l'Ambassade de France à Rome : Napoléon cherche en effet à obtenir les faveurs des monarchistes en favorisant ainsi un noble comme Chateaubriand.
Bien qu'opposé à Napoléon dès l'assassinat du Duc d'Enghien, Chateaubriand consacre de longues pages à l'empereur où se mêlent la fascination pour le génie du général et la méfiance envers une mégalomanie qu'il juge funeste.
Analyse[modifier]
S'ils comportent des traits qui les rapprochent du genre littéraire des « Mémoires » (au sens classique du terme, comme les Mémoires de Saint-Simon), les Mémoires d'outre-tombe s'inspirent également des Confessions de Rousseau, dans le sens où Chateaubriand traite — outre les événements politiques et historiques auxquels il assiste — de détails de sa vie privée et de ses aspirations personnelles. L'auteur traite donc des événements historiques majeurs dont il fut témoin (Révolution, République, Empire, Restauration, Monarchie de Juillet) mais en même temps nous dévoile son moi intérieur, peu perceptible dans ses autres œuvres.
Chateaubriand méprise les auteurs de mémoires, car il pense que leurs raisons ne seraient que vanité et plaisir. Il accuse ses prédécesseurs de mettre en cause autrui et de compromettre la paix des familles.
C'est également dans cet ouvrage que l'on trouvera quelques-uns des meilleurs exemples de prose poétique, un genre où Chateaubriand excellait. D'autre part la mélancolie de l'œuvre contribuera à faire de Chateaubriand l'idole de la jeune école de romantiques français, dont Victor Hugo qui, étant enfant, écrira dans ses cahiers : « Je veux être Chateaubriand ou rien. »[réf. nécessaire]
Éditions[modifier]
Il exista une contrefaçon des Mémoires, parue à Bruxelles en vingt tomes à la Librairie de Tarride, les quatre premiers tomes dès 1848, un an donc avant l’édition dite originale [1].