Mélanie la Jeune

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Icone de sainte Mélanie la Jeune

Mélanie la Jeune est une sainte chrétienne née en 383 ; son prénom était Valéria Mélania.

Hagiographie[modifier | modifier le code]

Originaires d'Espagne, ses parents, Publicola et Albina, souhaitent la voir mariée à l'âge de 14 ans, alors qu'elle désire suivre la vie monastique comme sa grand-mère paternelle Mélanie l'Ancienne. Après avoir eu deux enfants, morts en bas âge, elle vit avec son mari, Pinien (un riche patricien), comme avec un frère.

Après avoir fait un rêve (le franchissement d'un mur élevé avant de passer la porte étroite pour parvenir au Royaume des Cieux), Mélanie et son mari vendent leurs biens, sur les conseils de Mélanie l'Ancienne. Ces immenses propriétés s'étendent de la Bretagne à l'Espagne. La vente se fait au profit de nombreux monastères et églises et Mélanie affranchit en plus tous ses esclaves, au nombre de huit mille (trois pièces d'or leur aurait été données à chacun). Cela se fait malgré les désaccords de nombreux membres de leur famille et de politiciens pour ne pas compromettre l'économie de l'État.

Mélanie et Pinien fuient en 410, lors de l'invasion des Goths d'Alaric Ier. Ils sont accompagnés d'Albina et de Mélanie l'ancienne, et s'enfuient en Italie du nord, puis en Sicile avec soixante vierges et trente moines, et s'établissent à Tagaste, en Afrique, pour vivre en "véritable serviteurs du Christ[1]".

Mélanie et sa famille restent environ sept ans en Afrique. Elle y pratique un véritable dévouement au culte de Dieu, puis part pour la Terre sainte où elle rencontre saint Cyrille de Jérusalem[2].

En 417, Ils arrivent à Jérusalem où la grand-mère avait déjà vécu.

C'est en 431, que meurt sa mère Albina, puis son mari Pinien (432/435). Tous deux sont enterrés près de la grotte où le Christ avait prédit la fin de Jérusalem[réf. souhaitée]. Après la mort de ses proches, elle fonde, comme sa grand-mère, un monastère (de femmes) et un monastère d'hommes (près de l'église de l'Ascension), l'un et l'autre au Mont des Oliviers.

En 436, elle se rend à Constantinople, au chevet de son riche oncle Volusien, qui fort malade accepte le baptême malgré ses convictions païennes. Au vu de la situation politique, Mélanie le convertit.

L'Impératrice Eudocie, en pèlerinage en 437, lui demande conseil pour de nombreux dons aux Églises et monastères.

Et c'est en 439,lors de la fête de la Nativité qu'elle tombe malade et rassemble les siens pour faire ses recommandations. Elle meurt le 31 décembre[1],[3].

Son monastère est entré dans le lectionnaire de Jérusalem comme station liturgique. Il sera détruit vers 614 lors des invasions perses.

Gérontios, son biographe, écrivit sa vie en grec. On trouve aussi des éléments biographiques dans l' Histoire lausiaque de Pallade de Galatie et la Vie de Pierre l'Ibère.

Fête liturgique[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Vie de sainte Mélanie, trad. de D. Gorce, Sources chrétiennes, 90.
  • Tous les Saints du Calendrier, de Jacques Chabannes, Librairie académique Perrin, 1970.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b acques Chabannes, Tous les Saints du Calendrier, de Janvier à Juin, J, Librairie Académique Perrin, 1970.
  2. Sainte-Mélanie la Jeune (+439) et son époux, Saint Pinien (+432) — Au bout de sept ans en Afrique, elle partit pour un pèlerinage en Terre Sainte avec sa mère et son époux, devenu son frère spirituel, en s'arrêtant à Alexandrie pour rendre visite à Saint Cyrille. À Jérusalem, elle passait toutes ses journées dans la basilique de la Résurrection et, quand on fermait les portes au coucher du soleil, elle se rendait au Golgotha pour y passer la nuit.
  3. Abbé Souiry, Études Historiques sur la vie et les écrits de saint Paulin, évêque de Nole, Sagnier et Bray,‎ 1853 (résumé)
  4. Sainte Mélanie la Jeune sur nominis.cef.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]