Médias en Algérie

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Les médias en Algérie couvrent plusieurs champs de diffusions. Dans l'audio visuel, l'État garde le monopole depuis 1962 jusqu'en 2012.

Champs audiovisuel[modifier | modifier le code]

La télévision[modifier | modifier le code]

La télévision algérienne s'est démocratisée avec la nouvelle constitution de 1989. L'Entreprise nationale de télévision (ENTV) est l'entreprise nationale algérienne qui assure le service public de télévision. Elle gère cinq chaines de télévision:

Elles achètent plusieurs émissions faites par des producteurs privés indépendants pour les diffuser. Le Canal Algérie — principale « vitrine » du pays — est également diffusé par satellite et en streaming sur internet, sans interruption[1].

Berbère Télévision (chaîne berbère qui diffuse avec 60 % en kabyle et 40 % en français), qui diffuse ses programme à partir de la France, va sans doute bientôt s'ajouter à la liste précédente[réf. nécessaire].

De nouvelles chaînes devraient apparaître après que l'ASAL ait fait les dernières retouches sur les nouveaux satellites (ALSAT3A et ALSAT3B) qui sont en cours de la construction par l'agence spatiale algérienne.

Depuis début 2012, sous la pression populaire et effet du Printemps arabe, le gouvernement promet une libéralisation de l'audiovisuel. Le texte de loi est publié au Journal officiel. Cependant, son application reste toujours tributaire de la bureaucratie et de l'agenda politique du gouvernement algérien.

Depuis de nombreuses chaînes se sont créées[2]:

  • Ennahar TV : Chaîne d'information du quotidien arabophone Ennahar, disponible sur le satellite Nilesat.
  • Echourouk TV : Chaîne généraliste du quotidien arabophone Echorouk, disponible sur les satellites Nilesat et Hot Bird.
  • Al Magharibia : Chaîne d'information maghrébine basée à Londres.[Slogan : parce que la liberté n'a pas de limites ]
  • El Djazairia  : Chaîne généraliste basé à Alger, disponible sur le satellite Nilesat. [ Slogan  : La télé de tous les Algériens ],
  • Dzair Shop : Chaîne publicitaire.
  • Numidia News TV: Chaîne d'information, disponible sur le satellite Nilesat.
  • L'Index Algérien TV : Chaîne généraliste, disponible sur le satellite Nilesat.
  • Al Atlas TV  : Chaîne généraliste, disponible sur les satellites Nilesat et Hot Bird et Arabsat et sur certains bouquets de télévision français
  • Hogar TV : Chaîne généraliste, disponible sur le satellite Nilesat.
  • Dzair TV: Chaîne majoritairement sportive, disponible sur le satellite Nilesat.
  • Djurdjura : Chaîne pour enfants, disponible sur le satellite Nilesat.
  • Al Asr: Chaîne d'information et religieuse, disponible sur le satellite Nilesat.
  • Samira TV: Chaîne destiné aux femmes algériennes, disponible sur le satellite Nilesat.
  • Jil TV: Chaîne destinée aux jeunes, rien à voir avec la radio Jil Fm

Avril 2013, le ministère de la Communication confirme l'octroi d'agrément aux chaînes de télévision Echourouk TV, Ennahar TV et El Djazairia TV. Il faut savoir que ces autorisations administratives sont provisoires et celles-ci sont valables jusqu'au 31 décembre 2013. Tout dérapage politique et médiatique entraînera la correction ou le retrait de ce fameux agrément, affirme le communiqué du ministère de la Communication avec une «lancinante» précision. Le ministre de la Communication, Mohamed Saïd, avait indiqué que le secteur de la communication franchira, à l'aube de l'année 2014, une nouvelle étape dans le processus de son développement avec l'ouverture du champ audiovisuel[3].

Les chaînes satellitaires (arabophones ou francophones) sont très prisées de la population, qui s'est équipée en conséquence. Le nombre de paraboles serait de 20 millions[4]. Cependant, un projet de loi serait à l'étude pour interdire les paraboles sur les façades de maison qui donnent sur les rues et les boulevards[4]. Plusieurs opérateurs sont sur place, Camagraph, Stream System, Magenta, Condor. Canal+ vient de signer un accord spécial avec l'Algérie[5].

La radio[modifier | modifier le code]

La presse écrite[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Presse en Algérie.

La presse écrite algérienne comprend trois langues : l'arabe, le français et le tamazight. La majorité de la presse écrite est privée. Cette presse est publiée sur le Net quotidiennement sauf pour le vendredi (jour férié)[6].

La presse écrite algérienne se diffuse massivement sur le net. Cependant, le potentiel commercial n'est pas encore pleinement exploité. En effet, certains journaux diffusent à titre gracieux leurs articles et les bannières publicitaires sont peu sollicitées. En 2003, le pays comptait 80 fournisseurs agréés mais seulement une vingtaine d’opérationnels ce qui explique pourquoi ce moyen de diffusion soit si peu démocratisé[7].

L’Algérie a connu ces derniers mois, l'apparition de la presse gratuite : le Magazine N'TIC spécialisé en nouvelles technologies est distribué chaque mois dans les rues de la capitale.

Algérie Presse Service est l'agence de presse nationale algérienne. Elle est née le 1er décembre 1961, dans le sillage de la Guerre de libération nationale, pour en être le porte-drapeau sur la scène médiatique mondiale. Ses évolutions successives dès ses origines en font une agence de presse moderne proposant des services en ligne et par satellite.


Internet[modifier | modifier le code]

Sites d'information en ligne[modifier | modifier le code]

Depuis le développement d'Internet en Algérie et l'extension du réseau, plusieurs médias en ligne ("pure player") ont été créés. Parmi eux, on peut citer TSA Algérie, créé en 2007, DNA (Dernières nouvelles d'Algérie), créé en 2010 et interrompu en 2013, Algerie-Focus.com, créé en 2008, et le dernier-né des médias en ligne, vidéo et participatif celui-ci : chouf-chouf.com, créé en 2013.

Les sites internet d'information sur l'Algérie bénéficie en général d'une audience importante et croissante mais peinent à se développer en raison de contraintes économiques et commerciales fortes (publicité).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Autres pays

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]