Médecine mongole traditionnelle

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La médecine mongole traditionnelle est une médecine traditionnelle qui s'est développée depuis de nombreuses années parmi les Mongols. De nombreux médecins mongols (emchis) sont devenus si éminents qu'ils sont devenus très connus au Tibet et en Chine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Mongols ont développé un système médical selon leurs propres culture et croyance. La médecine mongole traditionnelle est devenue célèbre, et certains dalaï-lamas comptaient des emchis parmi leurs médecins personnels.

En Chine, les empereurs mandchous utilisaient des emchis, à qui étaient réputés être habiles en diagnostic, examinant les fèces, l'urine et les pouls pour porter un diagnostic.

Aujourd'hui, la Mongolie est un des rares pays à soutenir officiellement son système de médecine traditionnelle[1]. Cependant, la Mongolie-Intérieure, administrée par la République populaire de Chine, ne soutient pas la médecine mongole traditionnelle, et a même emprisonné des personnes qui la pratiquaient[2].

En 2001, Batzangaa, un Mongol de nationalité chinoise, a créé l’Ordos Mongol-Tibetan Medical School à Ordos en Mongolie-intérieure. L'école a formé plus de 1 000 étudiants mongols qui ont commencé à pratiquer la médecine mongole, offrant à un prix abordable, parfois même gratuitement, un traitement médical pour les communautés rurales pauvres. Il a ensuite créé un hôpital affilié[3].

Le 3 octobre 2009, Batzangaa, sa femme et sa fille de 9 ans ont été arrêtés par la police chinoise à Oulan-Bator, en Mongolie, alors qu’ils s’apprêtaient à entrer dans une agence de l’ONU pour les réfugiés[3].

Thérapies[modifier | modifier le code]

Minéraux[modifier | modifier le code]

La littérature médicale mongole mentionne l'utilisation de minéraux en médecine, principalement sous la forme de métaux ou de pierres réduites en poudre.

Herbes[modifier | modifier le code]

Les herbes étaient le fer de lance de la médecine mongole; d'après la légende, toutes les plantes pourraient être utilisées en tant que médicament. On peut notamment citer les paroles d'un emchi:

« Toutes ces fleurs, sur lesquelles les papillons butinent, sont une médecine toute prête pour le soin de diverses maladies. N'importe qui peut ingérer de telles fleurs sans hésitations. Une fleur qui serait rejetée par les papillons est nocive, mais elle peut devenir un remède, si elle est correctement traitée ».

Moxibustion[modifier | modifier le code]

La tradition mongole de la moxibustion (bruler de l'armoise sur des points d'acupuncture) a été développée en Mongolie, puis ajoutée a posteriori dans la médecine tibétaine traditionnelle[4].

Eau[modifier | modifier le code]

Un des aspects usuels de la médecine mongole est l'utilisation de l'eau comme remède. L'eau était collectée à partir d'une source quelconque, incluant la mer, et stockée pendant des années avant d'être prête à l'emploi. Les acidités ou les autres maux d'estomacs étaient décrits comme traitables par le biais de ce type de médecine.

Relations avec la médecine tibétaine[modifier | modifier le code]

Selon Xi Haiming, président du Parti du peuple de Mongolie intérieure, « il n'y a pas vraiment de différence entre la médecine tibétaine et la médecine mongole »[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Growth in traditional medicine, Mongol Messenger, 29 octobre 2003
  2. IMPP Members Protest Hu Jintao in Germany, SMHRIC, 11 novembre 2005
  3. a, b et c Dissident Detained in Mongolia, RFA, 21 octobre 2009.
  4. George Lane, Daily life in the Mongol empire, p. 139

Voir aussi[modifier | modifier le code]