Médaille de saint Benoît

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Croix de saint Benoît

La médaille de saint Benoît est une médaille très ancienne, gage de la protection du saint.

Apparence[modifier | modifier le code]

Avers de la médaille[modifier | modifier le code]

Gravé à l'effigie de saint Benoît, généralement entourée de la légende Sanctus Benedictus monachorum Patriarcha, signifiant Saint Benoît, Patriarche des moines.

Revers de la médaille[modifier | modifier le code]

Y figure la croix dite de saint Benoît accompagnée de plusieurs séries de lettres :

  • C S P B : « Crux Sancti Patris Benedicti » : Croix du saint Père Benoît.
  • C S S M L : « Crux Sacra Sit Mihi Lux » : La croix sacrée doit être ma lumière.
  • N D S M D : « Non Draco Sit Mihi Dux » : Le dragon ne doit pas être mon guide.
  • V R S N S M V : « Vade Retro Satana, Numquam Suade Mihi Vana » : Arrière Satan, ne me tente jamais par la vanité.
  • S M Q L I V B : « Sunt Mala Quae Libas, Ipse Venena Bibas » : Ce que tu offres, ce n'est que du mal, Bois toi-même tes poisons.

PAX est parfois remplacé par IHS : Iesus Homo Salvator ou, de façon plus communément admise : Iesus, Hominum Salvator (« Jésus Sauveur des hommes »).

Origine et emploi[modifier | modifier le code]

Le plus vieux manuscrit y faisant allusion date de 1415. Les formules de conjuration remontent à d'anciennes représentations de Benoît qui s'attaque au démon, tenant la croix de la main droite et prononçant la formule Vade retro Satana... (voir aussi le début de l'hymne bénédictine Signifer). Les médailles et croix de saint Benoît ont été utilisées comme des talismans pour écarter les influences diaboliques, pour protéger les hommes et les animaux, les maisons et les champs. Elles ont été quelquefois encastrées dans des constructions ou au sommet des tours pour en écarter les calamités naturelles[1].

Méprise à éviter[modifier | modifier le code]

Cette médaille est parfois appelée « Croix de saint Benoît ». Ce nom peut prêter à confusion avec le crucifix-médaille, invention relativement récente d'un fabricant qui a produit en 1932 un crucifix - dit de la bonne mort - présentant en son centre une médaille de saint Benoît, à la demande du père bénédictin Gaspar Lefebvre.

Cette invention a rencontré un succès indéniable et l'objet est très répandu dans les boutiques d'articles religieux . Sa dimension la plus courante est d'environ 7,5cm, vient ensuite la croix de 18,5cm et même un modèle de 2,5cm, choix absurde car la médaille elle-même n'a plus qu'une taille de quelques millimètres et les inscriptions y sont totalement illisibles, lui ôtant toute valeur.

Folklore[modifier | modifier le code]

Si l'on en croit la légende, la médaille de saint Benoît est la seule protection efficace contre le cheval Mallet.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jan Karel Steppe, Saint Benoît père de l'Occident : Saint Benoît dans les arts plastiques, t. Chapitre 2, Anvers, Fonds Mercator,‎ 1980, 477 p.
  • Léo Moulin, Saint Benoît père de l'Occident : La vie bénédictine quotidienne hier et aujourd'hui, t. Chapitre 4, Anvers, Fonds Mercator,‎ 1980, 477 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Steppe 1980, p. 58-59