Mécanique de répétition

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Depuis l'invention du piano, cet instrument était confronté à la difficulté de rejouer une note rapidement après l'avoir jouée.

En 1821, Érard invente une modification de la mécanique d'échappement, permettant de raccourcir ce délai, permettant même de rejouer une note sans avoir entièrement relâché la touche, c'est le levier de répétition.

Les limites de l'échappement simple[modifier | modifier le code]

Tous les pianos équipés d'un échappement simple ne peuvent rejouer une note sans que la mécanique qui a permis de jouer la note ne soit entièrement remise en place, ce qui prend du temps.

En effet, pour jouer une note, le bâton d'échappement pousse le marteau vers le haut, et, une fois le marteau arrivé près des cordes (le point d’échappement), le bâton d'échappement atteint une butée qui le fait basculer en arrière, ce qui libère le marteau, qui termine sa course sur son élan, rebondit sur la corde, et repart en arrière pour se bloquer dans l'attrape.

Il faut alors que le bâton d'échappement repasse sous le marteau pour pouvoir rejouer la note, ce qui nécessite la remontée complète de la touche.

Toutefois ce principe s’avère inexact sur un piano droit, étant donné que, sur ce type de mécanique, le marteau oscille sur son centre de gravité. Certaines mécaniques bien dimensionnées, permettent lors du jeu rapide, le retour du doigt d’échappement plus rapidement que le retour du marteau en produisant une sorte de sautillement. On arrive alors à produire sur un piano droit une vitesse de répétition presque identique à celle d'un piano à queue. D'une manière générale, le toucher de la mécanique d'un piano droit est plus léger que celui d'un piano à queue, ce qui permet de se passer d'un système de répétition.

La mécanique de piano à queue équipée de leviers de répétition en fonctionnement[modifier | modifier le code]

Liste des pièces :

  1. manche du marteau
  2. rouleau
  3. levier de répétition
  4. bâton d'échappement
  5. ressort de levier de répétition
  6. chevalet

Principe de la mécanique d'un piano à queue équipée d'un levier de répétition[modifier | modifier le code]

Une fois que la note a été jouée, la mécanique est dans une position où le bâton d'échappement(4) est plus haut que le rouleau du marteau(2). Le marteau est lui-même bloqué dans l'attrape pourvu que sa vitesse ait été suffisante.

Au moment où l'on commence à relâcher la touche, d'une part le marteau(1) est libéré de l'attrape, et d'autre part, le ressort de répétition(5) pousse vers le haut le levier de répétition(3), qui, lui-même, pousse le marteau vers le haut, et pousse vers le bas le bâton d'échappement.

Ceci permet au bâton d'échappement de se remettre rapidement en place sous le rouleau du marteau, alors même que la touche n'est pas encore entièrement remontée.

Pannes et réglages[modifier | modifier le code]

Le ressort de répétition est pourvu d'une vis de réglage sur certain modèles de mécanique (sur d'autres il faut agir par fléchissement d'un des brins du ressort), de manière à ce que le marteau ne remonte trop vite (risque de refrapper la corde, d'où grelottage), ou trop paresseusement (absence d'efficacité). Réglage standard : remontée lente mais nette du marteau.

Les autres réglages sont semblables à tous les autres pianos : hauteur de l'échappement, attrapage, etc.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]