Mécanicien automobile

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Mécanicien automobile
Image illustrative de l'article Mécanicien automobile
Un mécanicien automobile

Appellation mécanique d'auto
Secteur d'activité garage automobile
Niveau de formation BAC-CAP, CFC
Professions voisines mécanicien d'aéronefs, mécanicien cycle et motocycle, mécanicien poids lourds
Code ROME (France) I1604

Le mécanicien automobile est un technicien d’atelier qui assure l’entretien, la maintenance (prévention des pannes), la réparation et le réglage des véhicules automobiles. C’est le responsable des organes mécaniques constituant l’essentiel d’un véhicule : moteur, boîte de vitesses, embrayage, suspension, direction... Il possède des notions pointues dans les domaines électrique, hydraulique, pneumatique ou encore électronique. Il peut aussi être amené à intervenir sur des activités de vente de voitures neuves ou d’occasion, notamment en effectuant des inspections préalables à la vente ou à la revente ainsi que l'installation d’accessoires divers.

France[modifier | modifier le code]

  • CAP maintenance des véhicules automobiles Option Véhicules particuliers : Le titulaire de ce CAP, après deux années de formation, doit être capable de participer à un diagnostic, de réaliser seul des opérations d’entretien et de réparation sur des véhicules particuliers.
  • Bac Pro 3 ans maintenance automobile : Lors de sa formation, l’élève devra être capable de mener à bien les activités suivantes : accueillir et conseiller des clients, établir un diagnostic, élaborer une méthode de réparation, élaborer un processus d’entretien, exécuter les réparations, intégrer une démarche qualité, s’impliquer dans la gestion générale de l’atelier. Il existe 3 options :
  1. option motocycles
  2. option voitures particulières
  3. option véhicules industriels

Au Québec[modifier | modifier le code]

D.E.P. (Diplôme d'études professionnelles) en mécanique automobile.

Au Québec, le métier de mécanicien automobile est régi par le Comité paritaire de l'industrie de l'automobile.

Le D.E.P. en mécanique automobile permet au diplômé d'accéder au poste d'apprenti mécanicien 2e année après seulement 300 heures de travail. En fait, le diplôme susmentionné vaut pour 1700 heures d'exercice aux yeux du comité paritaire. À défaut d'une telle formation, l'apprenti-mécanicien qui est embauché à ce titre dans un garage, débute comme apprenti-mécanicien 1ere année. Il deviendra apprenti 2e année après avoir complété 2000 heures d'exercice. Par la suite, à chaque tranche de 2000 heures complétée par l'apprenti-mécanicien, ce dernier «gradue» d'une année supplémentaire quant à ses cartes de compétences. L'apprenti-mécanicien 4e année, après avoir complété 2000 heures à ce titre, est admissible à l'examen de qualification du comité paritaire. Tout dépendant du résultat y obtenu, l'apprenti-mécanicien se verra attribué le statut de mécanicien compagnon classe A, B, ou C. S'il échoue, il demeurera apprenti-mécanicien 4e année et demeurera admissible à l'examen de qualification[1].

Dans un atelier de mécanique automobile québécois, un mécanicien compagnon est requis pour chaque apprenti-mécanicien qui y travaille. Cette norme vise à ce que les apprentis soient bien encadrés et que leur formation pratique se continue sur le terrain.

En Suisse[modifier | modifier le code]

En Suisse il y a les assistants en maintenance (formation en 2 ans), les mécaniciens en maintenance (formation en 3 ans) et les mécatroniciens (formation en 4 ans). L'apprentissage se déroule 4 jours par semaine en atelier et 1 jours de cours théoriques en école professionnelle. Chaque année l'apprenti doit également suivre 1 ou 2 semaines de cours interentreprises. Ces formations conduisent à l'obtention d'un CFC (Certificat Fédéral de capacité).

Perspectives professionnelles[modifier | modifier le code]

Les possibilités de promotion sont de deux types. Le mécanicien peut devenir chef d’atelier, ou s’installer à son compte après quelques années de pratique.

Pathologies professionnelles[modifier | modifier le code]

Ce métier peut exposer au bruit[2], à des brûlures et aux brûlures chimiques (ex : acide de batterie), coupures, écrasements, ainsi qu'à certains produits mutagènes et/ou cancérigènes[3] (par inhalation et exposition percutanée d'hydrocarbures[4] et d'amiante principalement)[5] et à des métaux lourds toxiques (chrome, plomb, mercure[6], nickel, argent..., à des produits sensibilisants ou allergènes source de dermite de contact[7]; 31,3% des mécaniciens en développent, « réparties en dermites de contact allergiques ou irritatives, tatouages[8], boutons d'huile. D'autres dermites moins spécifiques sont notées : callosités et intertrigos mycosiques des pieds. Cette prévalence relativement élevée est due à une négligence voire une ignorance des mesures préventives. » Les tests cutanés montrent de fréquentes allergies ou sensibilisations aux parabènes, à la paraphénylène-diamine (PPD), au fragrance-mix[7].

A une certaine époque, de nombreux mécaniciens ont aussi été exposés au plomb (de l'essence), puis au benzène (qui remplace encore le plomb dans l'essence)[9], au [10] et à l'amiante (Selon E. Imbernon, & al. (2005), « Le scénario le plus réaliste suppose que tous les mécaniciens ont été exposés à l’amiante à un niveau se situant entre 0,06 et 0,25 fibres/ml hebdomadaires en moyenne pendant la période antérieure à 1997, et entre 0,01 et 0,06 pendant la période allant de 1998 à 2010. »[5], avec des effets discutés (une étude ne relevant pas d'augmentation du risque de mésothéliome (à tabagisme égal)[11]. Le savon d'atelier est parfois aussi source d'allergies importantes[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.cpamontreal.ca/
  2. S. Vallet, L. Avisse, J.-P. Gilbert, M. Courtois (), Étude comparative du risque sonore dans les garages et les carrosseries ; Archives des Maladies Professionnelles et de l'Environnement, Volume 71, n°2, Mai 2010, Pages 127-128
  3. S. Godfrin, C. Kolczynski, B. Van Den Abbeele (2012), Le risque chimique et cancérogène dans les garages et carrosseries : une réalité Archives des Maladies Professionnelles et de l'Environnement, Vol 73, n°3, Juin 2012, Page 303
  4. Y. Goujon, A. Hou, J. Daviaud, M.J. Faye, G. Guidon, B. Jary, M. Magne, M.P. Talavera, M.H. Trezeguet, J. Velly (2004), Environnement chimique et évaluation de l’exposition aux hydrocarbures des mécaniciens automobile ; Archives des Maladies Professionnelles et de l'Environnement, Vol 65, n°2–3, Mai 2004, Pages 99-100
  5. a et b E. Imbernon, J.-L. Marchand, L. Garras, M. Goldberg (2005), Évaluation quantitative du risque de cancer du poumon et de mésothéliome pleural chez les mécaniciens de véhicules automobiles , Revue d'Épidémiologie et de Santé Publique, Volume 53, n°5, Nov 2005, Pages 491-500 (résumé)
  6. Les contacteurs (qui par exemple allument une ampoule quand un coffre est ouvert) contiennent souvent du mercure
  7. a et b M. Bichara, C. Verger, A. Caubet, A. Maani, C.H. Laraqui (2000), Prévalence des dermites de contact chez les mécaniciens automobiles ; Revue Française d'Allergologie et d'Immunologie Clinique, Volume 40, n°6, Oct 2000, Pages 612-617 (résumé)
  8. Ils'agit ici de tatouages accidentels issus de blessures dans lesquelles des suies ou matières pigmentées sont entrées
  9. P. Robinet (2006), Exposition au benzène chez les mécaniciens automobiles, quelle réalité ? ; Archives des Maladies Professionnelles et de l'Environnement Volume 67, Issue 2, May 2006, Pages 177 ; Communications affichées
  10. G. Cuveillier, D. Beaumont, V. Haufroid, R. Garnier (2004), Exposition au n-hexane des mécaniciens automobiles. Résultats d’une triple enquête conduite en Ile-de-France ; Archives des Maladies Professionnelles et de l'Environnement vol65, n°2–3, Mai 2004, Pages 179 ; Poster
  11. M. Matrat, P. Andujar, C. de Clavière, J.-C. Pairon (2005), Chez les mécaniciens de véhicules automobiles, à tabagisme égal, il n’a pas été démontré d’excès de risque de mésothéliome ou de cancer bronchopulmonaire ; Revue des Maladies Respiratoires, Vol 22, Supplément 2, juin 2005, Pages 79-80
  12. C. De Laulanié, M.N. Crépy, D. Choudat (2007), Attention au savon d’atelier ; Archives des Maladies Professionnelles et de l'Environnement, Volume 68, Issue 3, July 2007, Pages 253-257 (résumé + illustrations)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]