Malaga

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Malaga
Blason de Malaga
Héraldique
Drapeau de Malaga
Drapeau
Image illustrative de l'article Malaga
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Statut Municipio
Communauté autonome Andalousie Andalousie
Province Province de Malaga Province de Malaga
Comarque Área metropolitana de Málaga
District judic. Malaga
Budget 740 413 701 € (2012)
Maire
Mandat
Fco. de la Torre Prados (PP)
2011-2015
Code postal 29.001 à 29.018
Distance de Madrid 620 km
Démographie
Gentilé Malagueño, malacitano
Population 567 433 hab. (2012)
Densité 1 436 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 43′ 15″ N 4° 24′ 54″ O / 36.72095, -4.4150636° 43′ 15″ Nord 4° 24′ 54″ Ouest / 36.72095, -4.41506  
Altitude 56 m
Superficie 39 513 ha = 395,13 km2
Rivière(s) Le Guadalmedina et le Guadalhorce
Bordée par la Mer Méditerranée
Divers
Saint patron Sainte Paule, Saint Ciriac et la Vierge de la Victoire
Localisation

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Liens
Site web www.malaga.eu

Malaga (en espagnol : Málaga) est une ville espagnole, capitale de la Province de Malaga faisant partie de la Communauté autonome d'Andalousie. Malaga est située à l'extrémité ouest de la mer Méditerranée et dans le sud de la péninsule ibérique, à environ 100 kilomètres à l'est du Détroit de Gibraltar.

Située au centre d'une baie entourée de chaînes de montagnes, son district couvre une superficie de 395 km2 s. On retrouve deux rivières, le Guadalhorce et la Guadalmedina.

Avec 568 202 habitants selon le recensement de 2012, Malaga est la sixième plus grande ville d'Espagne, la deuxième de l'Andalousie et la 46e en Europe. En comptant sa zone urbaine et sa périphérie, la ville couvre quasiment un million d'habitants.

Malaga fut fondée par les Phéniciens au VIIIe siècle av. J.-C., ce qui en fait l'une des plus anciennes villes d'Europe. Au XIXe siècle, la ville a connu une activité notable sur les plans industriel et révolutionnaire qui en a fait la première ville industrielle d'Espagne, et lui a valu les titres « Toujours intrépide » et « La première dans le danger de la liberté ». Récemment, la ville a subi la première étape des épisodes les plus sanglants de la guerre civile espagnole et l'explosion du boom touristique dans les années 1970.

Aujourd'hui, Malaga est un important centre économique et culturel, et un nœud de communication important sur la côte Méditerranéenne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bien qu'on indique souvent comme étymologie de Malaga le mot phénicien pour le sel (cf. hébreu מֶלַח melaḥ, arabe ملح milḥ), le consonantisme différent avec rend cette théorie peu probable.

Linguistiquement, la théorie la plus acceptée est celle d'une forme de la racine sémitique * m-l-k « roi, régner », ce qui est peut-être une indication de la présence à Malaga d'un temple dédié à une déesse, probablement Astarté appelée « reine des cieux » dans la mythologie sémitique. Au XVIIe siècle, l'historien Martin de Roa indiquait déjà que le nom Malaca venait de l'hébreu malacha « reine », se basant sur la citation de Strabon qui considérait la ville comme « princesse parmi les autres de cette côte », et utilisant aussi l'argument philologique qu'en arabe la ville avait cette même signification.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Située à l’embouchure du Guadalmedina, cette vaste agglomération toute blanche est dominée par le Gibralfaro, la « colline du phare », couronné de murailles du XIVe siècle. La situation de Malaga, face à la côte marocaine et au débouché des voies terrestres descendant des hautes terres de Grenade et du Guadalquivir, en a fait la principale ville du littoral méditerranéen de l’Andalousie.

Climat[modifier | modifier le code]

Malaga possède un climat subtropical méditerranéen avec une température moyenne annuelle de 18 degrés. L'hiver est doux et la température ne baisse jamais au-dessous de 0 °C. L'été chaud et nettement sec, les journées sont les plus ensoleillées et les plus longues de l'année.

Si la ville reçoit seulement entre 500 mm et 600 mm de pluie annuellement, elle compte tout de même 59 jours de pluie par an. Novembre, décembre et janvier sont les mois les plus pluvieux ; c'est en novembre qu'il pleut le plus tandis que décembre et janvier ont le plus grand nombre de jours de pluie, huit. À l'opposé, juillet et août ont en moyenne un seul jour de pluie.

Relevé météorologique de Malaga-(période: 1971-2000)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 7,3 7,9 9 10,4 13,4 17,1 19,7 20,5 18,2 14,3 10,8 8,4 13
Température moyenne (°C) 12 12,8 14,1 15,6 18,7 22,2 24,8 25,4 23,1 19 15,4 12,9 18
Température maximale moyenne (°C) 16,6 17,7 19,1 21 23,8 27,3 29,9 30,3 27,9 23,7 20 17,4 23
Précipitations (mm) 81 55 49 41 25 12 2 6 16 56 95 88 526
Nombre de jours avec précipitations 8 6 6 7 5 2 1 1 2 6 7 8
Source : Le climat à Malaga (en °C et mm, moyennes mensuelles) worldweather.org


Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

Malaga fut fondée par les Phéniciens au VIIIe siècle av. J.-C. sous le nom de Malakka au pied de la colline du Gibralfaro.

Malaga vient du mot mellah qui signifie "sel" en hébreu et arabe langues sémitiques (en Hébreu : מלח mélaḥ) et (en arabe : ملح malaḥ) et désigne également un lieu où on conserve des produits avec le sel, mais dans chaque ville il est utilisé pour désigner le quartier juif.

En 573 av. J.-C., la ville passe sous le contrôle des Carthaginois et le reste jusqu'en -219 où elle devient romaine suite aux guerres puniques. La ville se développe, notamment grâce à son port. Sous Auguste, premier empereur romain, elle se dote d'un théâtre. La ville est connue pour ses exportations de garum vers Rome.

Suite à la décadence de la puissance romaine, Malaca est prise par les Vandales du roi Gondéric (vers 411 ap. J.-C.), puis par les Wisigoths du roi Wallia (vers 416)[1].

Au VIe siècle, la ville est reconquise par l'empereur byzantin Justinien, vainqueur du roi wisigoth Agila Ier (551), puis reprise par les Wisigoths du roi Sisebut en 615.

La Conquete de Malaga par les Arabes[modifier | modifier le code]

La Alcazaba

Prise une première fois en 716 par les arabes, la ville est définitivement conquise en 743 et annexée à l'Émirat de Cordoue en 755. (en arabe : مالقة Mālaqah)

858, Malaga est pillée par le chef viking Hasting[2].

La période musulmane voit le développement de la ville et de ses campagnes, grâce à l'amélioration de l'irrigation ébauchée par les Romains. Les forteresses de l'Alcazaba (à partir du XIe siècle) et du Gibralfaro (XIVe siècle) sont construites.

La ville traverse les troubles politiques en renforçant sa puissance grâce à son port, son chantier naval, les Atarazanas. Les Génois installent un comptoir dans la ville qui devient, avec le renouveau des liaisons entre la mer Méditerranée et le nord de l'Europe, une étape importante des lignes de commerce.

La Reconquista et l'incorporation à l'Espagne[modifier | modifier le code]

La ville est reconquise par les chrétiens le 19 août 1487, après de durs combats. Le Royaume de Grenade perd son principal débouché maritime et tombera cinq ans plus tard.

La province est colonisée par des castillans et des bas andalous. Les rois participent au développement de la cité, qui stagne cependant jusqu'au XVIIIe siècle et souffre d'inondations, de guerres et d'épidémies.

Malaga de 1800 à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La ville est occupée par les troupes napoléoniennes de janvier 1810 à août 1812 son gouverneur était le général Jean-Baptiste Breton, dit Berton. Par la suite, Malaga devient la ville pionnière de la Révolution industrielle en Espagne (ensuite doublée par Barcelone), spécialisée notamment dans la sidérurgie. Le train de Cordoue atteint la ville en 1865.

Comme dans l'ensemble de l'Espagne, les troubles sont nombreux au XIXe siècle, ce qui n'empêche pas la ville de jouir d'une certaine prospérité grâce à ses activités industrielles et à l'exportation des produits agricoles (huile, vin et raisins secs principalement).

Le premier député communiste d'Espagne est élu à Malaga en 1933. En 1937, Franco et les troupes nationalistes prennent la ville.

La crise des années 1940 cède la place à l'émigration dans les années 1950, puis au développement économique grâce au tourisme à partir de 1960. L'université est créée en 1972.

Le métro de Malaga est actuellement en construction.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville a subi des changements importants depuis les années 1970, en raison de son développement économique, concentré sur la frange littorale. La prépondérance du secteur des services, le haut pourcentage de construction et la faible industrialisation ont constitué les grands traits caractéristiques de ce développement. La pêche préserve toutefois une importance relative au sein de l’économie locale, au même titre que l'agriculture (vin et industrie agroalimentaire). Les secteurs de l’hôtellerie, du commerce, des transports et de la communication sont aujourd’hui ceux qui connaissent un développement régulier dans la région du fait que celle-ci tend à devenir une des plus touristiques de la Méditerranée. Le port de Malaga a une activité de pêche, de commerce et de transport importante.

L’aéroport de Malaga se trouve à huit kilomètres de la ville de Malaga et à 5 km de Torremolinos, parfaitement relié aux principales villes de la Costa del Sol et de l’arrière-pays. Plus de 80 compagnies internationales opèrent dans cet aéroport, lequel a enregistré au cours des dernières années un flux de 13 millions de passagers en moyenne. Le trafic aérien se concentre principalement sur l’Union Européenne ; Londres-Gatwick est la destination ayant le plus de voyageurs.

Le port de Malaga compte une ligne régulière de ferrys rejoignant quotidiennement Melilla et représente le deuxième port péninsulaire, derrière Barcelone, en termes de destination de croisières. Dans l’actualité, l’enceinte portuaire se livre à un ambitieux projet dans lequel le port fera partie de la ville et comptera des espaces ouverts avec jardins, des installations culturelles, de restauration et de loisirs. Malaga entra dans le XXe siècle avec un notable déclin économique qui s’accentua jusqu’à ce que, dans les années 1960, le tourisme international découvre la côte de Malaga et s’y établisse pour en faire une référence touristique mondiale.

La gare María Zambrano reçoit les trains de banlieue et interprovinciaux, lesquels relient la capitale malaguène aux autres villes de la péninsule. La ligne à grande vitesse (train AVE), inaugurée en 2007, accomplit le trajet Malaga-Madrid en 2h30. Depuis la mise en service du train AVE Madrid-Barcelone, le trajet Malaga-Barcelone peut se faire en train à grande vitesse sans avoir à changer de train à Madrid, ce qui raccourcit la durée du trajet entre les deux villes. Actuellement, les travaux du métro de Malaga avancent à un bon rythme, notamment ceux de la ligne 2, à laquelle s'ajouteront bientôt deux autres lignes qui relieront les plus importants quartiers de la ville.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le secteur hôtelier de la province de Malaga compte actuellement plus de 1300 établissements au total et accueille près de la moitié du tourisme de la communauté autonome d'Andalousie ; au cours des dernières années, la région a fait un saut quantitatif et qualitatif.

La province de Malaga compte plusieurs parcs d’attractions aquatiques et de loisirs tels que le Selwo Aventura à Estepona, où les animaux vivent en semi-liberté, le parc Selwo Marina, le parc Telecabina ou encore le Tivoli World, tous trois à Benalmádena. Fuengirola accueille l’un des plus remarquables parcs zoologiques d’Espagne. Sans oublier d’autres comme le Crocodriles Park de Torremolinos ou le Lobo Park.

Par ailleurs, la gastronomie est sans doute l’un des grands attraits de la province de Malaga, laquelle compte une offre gastronomique variée allant du célèbre « pescaíto » à d’autres plats plus consistants de l’arrière-pays, sans oublier l’art du « tapeo », la dégustation de tapas dans n’importe quel établissement, du plus simple au plus luxueux. Dans l’actualité cinq restaurants font partie du célèbre guide Michelin: Café de París (Malaga), Tragabuches (Ronda), ainsi qu'El Lago, Skina et Calima à Marbella.

La Costa del Sol compte aussi onze ports de plaisance, ce qui place la province de Malaga à la tête d’Andalousie en ce qui concerne ce genre d’installations. Les ports les plus grands sont les suivants : Puerto Banús à Marbella et Puerto Marina à Benalmádena, lesquels accueillent aussi différentes zones de loisirs qui favorisent une importante activité nocturne et commerciale.

Sur la Costa del Sol, également connue sous le nom de Costa del Golf en raison des nombreux terrains de golf de la province (plus de 70 installations au total), la commune de Marbella est celle à avoir le plus grand nombre de terrains de golf après Mijas.

De nombreuses festivités sont organisées dans la province tout au long de l’année, parmi lesquelles on remarque notamment la Semaine sainte et la Feria de Malaga qui rassemble plus de cinq millions de personnes. Les foires de San Miguel à Torremolinos et Vélez-Málaga, celle de Fuengirola, la foire de San Bernabé à Marbella ou encore celle d’Antequera, sans oublier celle de Ronda, sont autant de festivités à ne pas manquer.

Par ailleurs, la capitale malaguène a connu un véritable essor au cours des dernières années en ce qui concerne son offre de musées.Mentionnons par exemple le musée Picasso de Malaga, le musée d’art précolombien de Benalmádena, celui de la gravure espagnole de Marbella ou le musée municipal d’Antequera. Les derniers courants d’arts plastiques peuvent être admirés au centre d’art contemporain (CAC Malaga) à Malaga capitale.

D’autre part, le musée Carmen Thyssen Bornemisza, lequel accueillera la collection de la baronne et sera situé au palais de Villalón (bâtiment du XVIe siècle en plein quartier historique de Malaga), ouvrira sous peu ses portes au public.

Galerie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à Malaga[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Malaga :

  • Salomon ibn Gabirol
  • Ibn al-Baitar (ابن البيطار)
  • José de Salamanca, marquis de Salamanca (1811-1883) était un homme politique, financier et entrepreneur célèbre, pionnier des chemins de fer espagnols.
  • Antonio Cánovas del Castillo (1828-1897) : Était un historien et homme politique espagnol.
  • Salvador Rueda (1857-1933) : Poète espagnol auteur, notamment, des « Chants de Castille ».
  • Pablo Picasso (1881-1973) : Peintre, sculpteur, graveur et céramiste espagnol ; l'enfant prodige de Malaga a été le grand artisan de la naissance du cubisme. De sa maison natale de la « Plaza de la Merced » où il fit ses premiers croquis, la ville a mis en place un parcours initiatique retraçant le passage du peintre dans la cité andalouse. La ville compte un Musée Picasso.
  • Manuel Altolaguirre (1905-1959) : Poète, éditeur, dramaturge et cinéaste. Il fut également critique littéraire et d'arts plastiques, biographe et chroniqueur. Il édita de nombreuses revues et livres d'auteurs classiques comme modernes, dans de nombreux pays notamment lors de son exil, motivé par la guerre d'Espagne, à La Havane et à Mexico. Au théâtre il fut metteur en scène et au cinéma scénariste, producteur et directeur.
  • Ángel Caffarena (1914-1998) : Poète et éditeur appartenant à la Génération de 27. Il fonde dans les années 1950 la maison d'édition Librería Anticuaria El Guadalhorce, avec laquelle il édite des livres de poésie d'auteurs débutants, dont Pere Gimferrer. Il est académicien de la Real Academia de Bellas Artes de San Telmo (es).
  • Antonio Banderas : Réalisateur, acteur et producteur de cinéma. Il a joué dans Zorro ainsi que dans d'autres films.
  • Pablo Puyol : Chanteur et acteur, et danseur il a également joué dans la série Un, dos, tres qui fut un succès.
  • Javier Conde : Matador
  • Pablo Alborán, chanteur de pop espagnole.
  • José Moreno Villa, archiviste, bibliothécaire, poète, écrivain, journaliste, critique d'art, critique littéraire, historien de l'art, documentaliste, dessinateur et peintre.
  • Alberto Jiménez Fraud, pédagogue espagnol. Il dirige la Résidence d'étudiants de Madrid.
  • Adelfa Calvo, actrice.

Autres personnalités :

Sports[modifier | modifier le code]

Football[modifier | modifier le code]

Basket-ball[modifier | modifier le code]

Arrivées du Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Historia de Malaga, http://www.malagahistoria.com
  2. Michel Dillange, Les comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine : 778-1204, Mougon, Geste éd., coll. « Histoire »,‎ 1995, ill., couv. ill. en coul. ; 24 cm, 303 p. (ISBN 2-910919-09-9, ISSN 1269-9454, notice BnF no FRBNF35804152), p. 57-58.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]