Lynn Margulis

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Lynn Margulis

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Lynn Margulis le 9 novembre 2005.

Naissance 5 mars 1938
Chicago, Illinois (États-Unis)
Décès 22 novembre 2011 (à 73 ans)
Amherst, Massachusetts (États-Unis)
Domicile Amherst, Massachusetts
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Champs Biologie évolutive
Institutions Université du Massachusetts à Amherst
Diplôme Faculté des sciences de Paris
Renommée pour Travaux sur la théorie endosymbiotique
Distinctions Prix William Procter

Lynn Margulis (née le 5 mars 1938 à Chicago et morte le 22 novembre 2011 à Amherst) est une microbiologiste américaine, professeure à l'université du Massachusetts à Amherst.

Elle est connue pour avoir présenté, dans les années 1960, sa théorie endosymbiotique qui propose que les cellules eucaryotes seraient le résultat d’une suite d’associations symbiotiques avec différents procaryotes. À l'époque, on considérait que les cellules eucaryotes étaient les descendantes des procaryotes qui se seraient peu à peu complexifiés après de nombreuses mutations génétiques. Après l'avoir initialement considérée avec méfiance, la communauté scientifique a maintenant validé cette théorie.

Elle est également, avec le scientifique anglais James Lovelock, coauteure de l'hypothèse Gaïa qu'elle a ensuite approfondie pour créer les théories Gaïa dans laquelle elle soutient que la Terre n'est pas homéostatique mais homéorhétique : en d'autres termes, que les composants atmosphérique, hydrosphérique et lithosphérique sont régulés autour de points homéostatiques, mais que ces points changent au cours du temps… Gaïa serait une symbiose vue de l'espace.

Elle meurt le 22 novembre 2011 à l'âge de 73 ans[1].

Recherche[modifier | modifier le code]

Théorie endosymbiotique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hypothèse de l'endosymbiose.

Lynn Margulis fut inscrite à l'Université de Chicago, obtint son master à l'Université du Wisconsin-Madison en 1960 et son doctorat en 1963 à l'Université de Berkeley. En 1966, alors qu'elle était un jeune membre de faculté à l'Université de Boston, elle écrivit un article théorique intitulé The Origin of Mitosing Eukaryotic Cells[2] (L'origine des cellules eucaryotes). Cependant, l'article fut "rejeté par une cinquantaine de journaux scientifiques", comme le rappela Lynn Margulis[3]. Il fut finalement accepté par Journal of Theoretical Biology (en) et est considéré jusqu'à aujourd'hui comme un repère dans la théorie endosymbiotique moderne. Bien que cette théorie s'inspire fortement des idées émises auparavant par des scientifiques du milieu du XIXe siècle ainsi que par Konstantin Merezhkovsky (1905) et Ivan Wallin (1920) au début du XXe siècle, la formulation de la théorie de Lynn Margulis est la première à reposer sur des observations microbiologiques directes (contrairement aux observations paléontologiques ou zoologiques sur lesquelles reposaient auparavant les nouveaux travaux en biologie évolutive). Bien que constamment critiquée pour cette idée pendant des années, Lynn Margulis, reconnue pour sa ténacité, persista dans cette voie malgré l'opposition à laquelle elle a dû faire face à cette époque.

Le thème sous-jacent de cette théorie endosymbiotique, comme formulée en 1966, était l'interdépendance et la coopération de multiples organismes procaryotes : un organisme en phagocytant un autre, les deux survivant et évoluant durant des millions d'années au sein de cellules eucaryotes. Son livre, Origin of Eukaryotic Cells, discute en détail de ces travaux préparatifs concernant sa théorie de l'apparition des organites. Actuellement, la théorie endosymbiotique est reconnue comme l'explication de l'apparition de certains organites et elle est largement acceptée par les principaux courants scientifiques. Cette théorie fut confortée par des résultats obtenus dans les années 1980, lorsqu'il fut révélé que le matériel génétique des mitochondries et des chloroplastes était très différent de l'ADN nucléaire des cellules hôtes[4].

En 1995, l'éminent biologiste en évolution Richard Dawkins dit ceci à propos de Lynn Margulis et de son travail :

« J'admire beaucoup le courage et la persévérance dont a fait preuve Lynn Margulis pour soutenir sa théorie de l'endosymbiose, la portant pour en faire d'une théorie non orthodoxe, une théorie orthodoxe. Je fais souvent allusion à la théorie selon laquelle la cellule eucaryote est une union symbiotique de cellules procaryotes primitives. C'est l'une des grandes réalisations de la biologie évolutive du XXe siècle et je l'admire énormément pour cela[3]. »

Théorie des interactions symbiotiques moteur de l'évolution[modifier | modifier le code]

Elle formula plus tard une théorie expliquant comment les interactions symbiotiques entre organismes provenant souvent de différents phyla ou règne sont le moteur de l'évolution. Les modifications génétiques proviendraient principalement du transfert horizontaux de matériels génétiques entre bactéries ou virus et cellules eucaryotes. Tandis que ses idées sur l'origine des organites sont largement acceptées, celles sur les interactions symbiotiques comme origine d'introduction des modifications génétiques sont considérées comme des idées marginales.

Cependant, elle axa sa théorie quasi exclusivement sur la compétition entre organismes, combattant ainsi une vision négative de certaines interprétations néo-darwinistes, puisqu'elle pensait que l'histoire jugerait finalement ce mouvement comme « une secte religieuse mineure du XXe siècle au sein de la persuasion religieuse tentaculaire de la biologie anglo-saxonne »[5]. Elle pensa également que les partisans de la théorie standard "vautrés dans leur interprétation de Darwin du point de vue de la zoologie, du capitalisme, de la compétition, des coûts-bénéfices - les avaient perdus… Le néo-darwinisme, qui insiste sur [l'accumulation lente de mutations par la sélection naturelle au niveau du gène], est une théorie de trouillard"[5].

Elle s'opposa aussi aux visions évolutionnistes de la compétition orientée, soulignant l'importance des interactions symbiotiques ou coopérative entre espèces.

Classification taxonomique du vivant[modifier | modifier le code]

En 1968, elle propose un système à quatre règnes basé sur le modèle de Copeland. À la différence de Copeland, le règne Protoctista de Margulis incluait les algues vertes, qu’elle ne considérait pas comme des plantes[6].

En 1971, elle adopte le système à cinq règnes proposé par Whittaker. Toutefois, le règne Protista de Margulis différait de celui de Whittaker en ce qu’il contenait toutes les algues eucaryotes (incluant les algues vertes, brunes et rouges), limitant les plantes aux seules embryophytes[7].

En 1974, elle propose le rang taxinomique de superrègne Prokaryota pour les procaryotes et Eukaryota pour les eucaryotes[8].

En 1978, elle recherche un compromis avec Whittaker dans la classification entre les protistes et les protoctistes en retenant un règne Protista étendu (incluant les algues vertes, les oomycètes et les myxomycètes mais excluant les algues rouges et brunes)[9].

Dans les trois éditions de Five Kingdoms (1982, 1988, 1998), écrites avec la biologiste américaine Karlene V. Schwartz, elle élabore une classification du vivant en cinq règnes : animaux, végétaux (plantes), bactéries (procaryotes), champignons et protoctistes. Elle émet des réserves concernant le règne des protistes établi selon Whittaker et réunit les micro-organismes eucaryotes unicellaires avec leurs descendants multicellulaires en tant que protoctistes, modifiant le schéma à cinq règnes de Whittaker. Le règne Protoctista a d'ailleurs été fortement préconisé par Margulis auprès de la communauté des protistologistes dans un manuel (1990) et un glossaire (1993) comme l'un des « cinq règnes » qu'elle a popularisé.

La microbiologiste discute le bien-fondé de l'approche à trois domaines de Woese pour la classification du vivant[10]. Elle s'oppose à l'abandon du terme « procaryote » qu'elle considère toujours valide au regard des avancées de la biologie[11].

Dans l'ouvrage qui devait être la quatrième édition de Five Kingdoms, les biologistes Margulis et Chapman (2009)[12]proposent une classification taxonomique du vivant où le domaine est une division du règne et dont l'articulation entre taxons se résume ainsi :

Controverses[modifier | modifier le code]

En 2009, Lynn Margulis est l'un des sept auteurs de l'article indiquant qu'« une recherche détaillée qui corrèle l'histoire des spirochètes symbiotiques aux changements du système immunitaire des vertébrés est grandement nécessaire » et exhortant une « nouvelle recherche de l'histoire naturelle des mammifères et des tiques ainsi que de la transmission vénérienne des spirochètes en relation avec la détérioration du système immunitaire humain »[13]. Elle fera valoir plus tard qu'« il n'y pas de preuve que le VIH est un virus infectieux » et que les symptômes du SIDA « se superpose[nt] […] complètement » à ceux de la syphilis[14]. Seth Kalichman (en) cita son article de 2009 comme un exemple du négationnisme du SIDA "florissant"[15] et soutiendra que son "appui du négationnisme VIH/SIDA défie l'entendement". Il fera aussi remarquer son positionnement en tant que « demandeuse de la vérité sur les attentats du 11 septembre »[16].

Toujours en 2009, via le processus standard de soumission d'articles connu sous le nom de "soumission communiquée", elle joua un rôle dans la publication au sein des Compte-rendu de l'Académie des Sciences Américaines (PNAS) d'un article de Donald I. Williamson (en) rejetant « l'hypothèse darwinienne selon laquelle les formes larvaires et les formes adultes correspondantes ont évolué à partir d'un ancêtre commun »[17],[18]. L'article de Williamson provoqua une réponse immédiate de la communauté scientifique, comprenant un contre article dans PNAS[19]. Conrad Labandeira du Muséum National d'Histoire Naturelle du Smithsonian a dit : « Si j'avais été rapporteur de l'article de Williamson, je l'aurais probablement rejeté mais je ne dis pas que c'est une mauvaise chose qu'il ait été publié. Il permet d'élargir la discussion sur le fonctionnement de la métamorphose et […] [sur] l'origine de ces cycles de vie véritablement radicaux ». Mais le biologiste en développement de l'insecte de l'Université de Duke, Fred Nijhout, affirme que l'article était plus adapté pour le « National Enquirer que le National Academy »[20]. En septembre, il a été annoncé que PNAS abandonnerait les soumissions communiquées en juillet 2010 mais PNAS indiqua que cette décision n'avait rien à voir avec la controverse Williamson[18].

Reconnaissance professionnelle[modifier | modifier le code]

Éducation et vie familiale[modifier | modifier le code]

Elle entra à l'Université de Chicago à l'âge de 14 ans "parce qu'elle souhaitait y aller et qu'on l'a laissée entrer"[26].

Elle poursuit ses études à l'Université du Wisconsin (1957-1960) et à l'Université de Californie à Berkeley (1960-1963).

À 19 ans, elle se maria avec l'astronome Carl Sagan. La biologiste publie ses travaux universitaires sous le nom de Lynn Sagan à l'époque où elle était son épouse.

Ses enfants sont le populaire journaliste scientifique et coauteur Dorion Sagan (en), le développeur et fondateur de Sagan Technology (en), Jeremy Sagan (en), l'avocat de la défense à New York Zachary Margulis-Ohnuma, et la professeure et auteur Jennifer Margulis.

Sa sœur Joan Alexander est mariée au lauréat du Prix Nobel Sheldon Lee Glashow ; son autre sœur, Sharon, est mariée au mathématicien Daniel Kleitman (en).

Décès[modifier | modifier le code]

Lynn Margulis décéda le 22 november 2011 chez elle à Amherst (Massachusetts) cinq jours après avoir été victime d'un accident vasculaire cérébral[27].

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Lynn Margulis, Michael J. Chapman, Kingdoms and Domains : An Illustrated Guide to the Phyla of Life on Earth, Academic Press, Boston, 2009, 731 p. (ISBN 978-0-12-373621-5)
  • Lynn Margulis, Dorion Sagan ; Avant-propos par Ernst Mayr, 2002, Acquiring Genomes: A Theory of the Origins of Species, (ISBN 978-0-465-04391-0)
  • Margulis, Lynn, et al., 2002, The Ice Chronicles: The Quest to Understand Global Climate Change, University of New Hampshire, ISBN 1-58465-062-1
  • Margulis, Lynn, 1998, Symbiotic Planet : A New Look at Evolution, Basic Books, ISBN 0-465-07271-2
  • Margulis, Lynn and Dorion Sagan, 1997, Slanted Truths: Essays on Gaia, Symbiosis, and Evolution, Copernicus Books, ISBN 0-387-94927-5
  • Lynn Margulis, "Archaeal-eubacterial mergers in the origin of Eukarya : Phylogenetic classification of life", Proc. Natl. Accad. Sci. USA, Vol.93, No.3, February 6, 1996, p. 1071-1076. DOI:10.1073/pnas.93.3.1071
  • Sagan, Dorion and Lynn Margulis, 1993, The Garden of Microbial Delights: A Practical Guide to the Subvisible World, Kendall/Hunt, ISBN 0-8403-8529-3
  • Lynn Margulis, Heather I. McKhann & Lorraine Olendzenski (ed.), Illustrated Glossary of Protoctista, Jones and Bartlett Publishers, Boston, 1993, 288 p. ISBN 0-86720-081-2
  • Margulis, Lynn, 1992, Symbiosis in Cell Evolution: Microbial Communities in the Archean and Proterozoic Eons, W.H. Freeman, ISBN 0-7167-7028-8
  • Margulis, Lynn, ed, 1991, Symbiosis as a Source of Evolutionary Innovation: Speciation and Morphogenesis, The MIT Press, ISBN 0-262-13269-9
  • Margulis, Lynn and Dorion Sagan, 1991, Mystery Dance: On the Evolution of Human Sexuality, Summit Books, ISBN 0-671-63341-4
  • Lynn Margulis & Ricardo Guerrero, "Kingdoms in turmoil", New Scientist, Vol.129, No.1761, March 23, 1991, p. 46-50. PMID : 11538109
  • Lynn Margulis, John O. Corliss, Michael Melkonian & David J. Chapman (ed.), Handbook of Protoctista : The structure, cultivation, habitats and life histories of the eukaryotic microorganisms and their descendants exclusive of animals, plants and fungi, Jones and Bartlett Publishers, Boston, 1990, 914 p. ISBN 0-86720-052-9
  • Mitchell B. Rambler, Lynn Margulis & René Fester (ed.), Global Ecology : Towards a science of the biosphere, Academic Press, Boston, 1989, 204 p. ISBN 0-12-576890-7
  • Margulis, Lynn and Dorion Sagan, 1987, Microcosmos: Four Billion Years of Evolution from Our Microbial Ancestors, HarperCollins, ISBN 0-04-570015-X
traduit de l'anglais par Gérard Blanc, avec la collaboration d'Anne de Beer, L'univers bactériel, coll. « Points Sciences » 148, Éditions du Seuil, Paris, 2002, 339 p. ISBN 2-02-052568-2
  • Margulis, Lynn and Dorion Sagan, 1986, Origins of Sex : Three Billion Years of Genetic Recombination, Yale University Press, ISBN 0-300-03340-0
  • Lynn Margulis & Dorion Sagan, « L’origine des cellules eucaryotes », La Recherche, no 163, février 1985, p. 200-208.
  • Margulis, Lynn, 1982, Early Life, Science Books International, ISBN 0-86720-005-7
  • Lynn Margulis & Karlene V. Schwartz, Five Kingdoms : An Illustrated Guide to the Phyla of Life on Earth, W.H. Freeman & Co, San Francisco, 1982, 338 p. ISBN 0-7167-1212-1
  • R.H. Whittaker & L. Margulis, "Protist classification and the kingdoms of organisms", Biosystems, Vol.10, No.1-2, April 1978, p. 3-18. DOI:10.1016/0303-2647(78)90023-0
  • L. Margulis & J.E. Lovelock, "Biological Modulation of the Earth's Atmosphere", Icarus, Vol.21, No.4, April 1974, p. 471-489. DOI:10.1016/0019-1035(74)90150-X
  • J.E. Lovelock & L. Margulis, "Atmospheric homeostasis by and for the biosphere : The Gaia hypothesis", Tellus, Vol.26, No.1-2, February 1974, p. 2-10. DOI:10.1111/j.2153-3490.1974.tb01946.x
  • J.E. Lovelock & L. Margulis, "Homeostatic tendencies of the Earths atmosphere", Origins of Life, Vol.5, No.1-2, 1974, p. 93-103. DOI:10.1007/BF00927016
  • Lynn Margulis, "Whittaker's Five Kingdoms of Organisms : Minor Revisions Suggested by Considerations of the Origin of Mitosis", Evolution, Vol.25, No.1, March 1971, p. 242-245. JSTOR 2406516
  • Margulis, Lynn, 1970, Origin of Eukaryotic Cells, Yale University Press, ISBN 0-300-01353-1
  • Lynn Margulis, "Evolutionary criteria in Thallophytes : A radical alternative", Science, Vol.161, No.3845, September 6, 1968, p. 1020–1022. DOI:10.1126/science.161.3845.1020
  • Lynn Sagan, "On the origin of mitosing cells", Journal of Theoretical Biology, Vol.14, No.3, March 1967, p. 225–274, DOI:10.1016/0022-5193(67)90079-3

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Kieran Mulvaney, « Evolutionary Biology Pioneer Lynn Margulis Dies », sur http://news.discovery.com,‎ 24 novembre 2011
  2. (en) Lynn Sagan, « On the origin of mitosing cells », J Theor Bio., vol. 14, no 3,‎ 1967, p. 255–274 (liens PubMed? et DOI?)
  3. a et b (en) John Brockman, « The Third Culture »,‎ 04 décembre 2011
  4. (en) « "Acceptance Doesn't Come Easy" » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 15 juillet 2006
  5. a et b Mann, C. (1991) "Lynn Margulis: Science's Unruly Earth Mother, " Science, 252, 378-381
  6. (en) Lynn Margulis, "Evolutionary criteria in Thallophytes : A radical alternative", Science, Vol.161, No.3845, September 6, 1968, p. 1020–1022. DOI:10.1126/science.161.3845.1020
  7. (en) Lynn Margulis, "Whittaker's Five Kingdoms of Organisms : Minor Revisions Suggested by Considerations of the Origin of Mitosis", Evolution, Vol.25, No.1, March 1971, p. 242-245. JSTOR 2406516
  8. (en) Lynn Margulis, « The classification and evolution of procaryotes and eucaryotes », in Robert C. King (ed.), Handbook of genetics, Vol.1 : Bacteria, bacteriophages and viruses, Plenum Press, New York, 1974, p. 1-41.
  9. (en) Robert Harding Whittaker & Lynn Margulis, « Protist classification and the kingdoms of organisms », Biosystems, Vol.10, No.1-2, April 1978, p. 3-18. DOI:10.1016/0303-2647(78)90023-0
  10. (en) Lynn Margulis & Ricardo Guerrero, "Kingdoms in turmoil", New Scientist, Vol.129, No.1761, March 23, 1991, p. 46-50. PMID : 11538109
  11. (en) Michael F. Dolan & Lynn Margulis, "Advances in biology reveal truth about Prokaryotes", Nature, Vol.445, January 4, 2007, p. 21. DOI:10.1038/445021b
  12. (en) Lynn Margulis & Michael J. Chapman, Kingdoms & Domains : An Illustrated Guide to the Phyla of Life on Earth, Academic Press, Boston, 2009, 731 p. ISBN 978-0-12-373621-5
  13. (en) Syphilis, Lyme disease & AIDS: Resurgence of “the great imitator”?, SYMBIOSIS Vol. 47, No. 1 (2009), p. 51-58
  14. (en) Teresi D, « Lynn Margulis: Q & A », Discover Magazine,‎ April 2011, p. 66–70 (lire en ligne)
  15. (en) Seth C. Kalichman, « “There is no Proof that HIV Causes AIDS”: AIDS Denialism Beliefs among People Living with HIV/AIDS », J. Behav. Med., vol. 33, no 6,‎ 2010, p. 432–440 (lien DOI?, lire en ligne)
  16. (en) Seth C. Kalichman, Denying AIDS: conspiracy theories, pseudoscience, and human tragedy By Seth C. Kalichman, Springer,‎ 2009 (ISBN 978-0-387-79475-4, lire en ligne), p. 182
  17. (en) www.pnas.org Caterpillars evolved from onychophorans by hybridogenesis, PNAS (2009)
  18. a et b (en) [1] Controversial caterpillar-evolution study formally rebutted, Scientific American Online
  19. (en)http://www.pnas.org/content/early/2009/10/22/0910229106] Caterpillars did not evolve from onychophorans by hybridogenesis, PNAS (2009)
  20. (en) Brendan Borrell, « National Academy as National Enquirer ? PNAS Publishes Theory That Caterpillars Originated from Interspecies Sex », Scientific American (consulté le 2011-11-23)
  21. (en) Guest Lecturers
  22. (en) « Lynn Margulis | World Academy of Art & Science », Worldacademy.org,‎ 2011-11-18 (consulté le 2011-11-23)
  23. (en) « Lynn Margulis Scatters the Evolution Industry », Darwinthenandnow.com,‎ 2011-05-01 (consulté le 2011-11-23)
  24. (en) « Launches Sciencewriters Imprint », Chelsea Green,‎ 2006-07-22 (consulté le 2011-11-23)
  25. <http://davincithinking.org/inductees.html>
  26. BBC Radio 4 "A Life With…(Series 5) - A life with Microbes, Broadcast 16 July 2009"
  27. (en) Lynn Margulis, Evolution Theorist, Dies at 73, http://www.nytimes.com/2011/11/25/science/lynn-margulis-trailblazing-theorist-on-evolution-dies-at-73.html

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