Lycophron (sophiste)

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Lycophron est un sophiste contemporain d'Aristote.

Seul Aristote et ses commentateurs le citent.

Biographie[modifier | modifier le code]

La vie de Lycophron est quasiment inconnue. Aristote et ses commentateurs ne rendent compte que de ses doctrines. Toutefois, la philologie moderne a pu identifier, par extrapolation, deux informations biographiques hypothétique.

Il pourrait avoir compté parmi les élèves de Gorgias. La Rhétorique cite en effet à deux reprises Lycophron en même temps que Gorgias et l'un de ses élèves, Alcidamas[1].

Dans sa deuxième Lettre, Platon fait état d'un Lycophron séjournant à la cour de Denys le jeune, qui a été généralement identifié avec le sophiste critiqué par Aristote : « concernant aussi bien Lycophron que les autres, ceux qui sont auprès de toi, il y a longtemps que je te le dis, et je te le répète maintenant : en ce qui concerne la dialectique, tant par ton naturel que par ta façon de conduire les arguments, tu l'emportes de beaucoup sur eux »[2].

Le recoupement de ces deux informations non confirmées laisse à entendre que la vie de Lycophron a pris place au cours de la première moitié du IVe siècle.

Théories philosophiques[modifier | modifier le code]

De lui nous connaissons cette citation "la science est la communion du savoir et de l'âme."[3]

Idem "la loi est une convention, une garantie de droits réciproques."[4]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources antiques
Éditions modernes
Études modernes
  • Michel Marcy, « Lycophron », dans Richard Goulet (dir.), Dictionnaire des philosophes antiques, CNRS éditions, Paris, 2005, t. IV, p. 203-205 Document utilisé pour la rédaction de l’article.

Références antiques[modifier | modifier le code]

  1. Aristote, Rhétorique, III, 3, 2-3
  2. Platon, Deuxième lettre, 314, d, 1
  3. Aristote métaphysique H,VI,1045 b10
  4. Aristote politiques III,IX,1280 b8