Lycaon (Arcadie)
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Dans la mythologie grecque, Lycaon (en grec ancien Λυκάων / Lykáôn) était le fils d'Arès ou de Pélasgos (suivant les versions) et de l'Océanide Mélibée (ou de la naïade Cyllène qui selon d'autres auteurs, en est l'épouse), et le père de notamment de Callisto. Mais certaines traditions font de lui un autochtone (enfant spontané de la terre), voire, selon certains exégètes de langue latine, un fils de la Terre et de Titan, frère d'Astraeos, de Briarée, de Coeos, de Japet, d'Encelade, de Typhon et de l'Aurore (source : Officinae epitome de Johannes Ravisius).
Roi d'Arcadie, il était réputé pour son mépris des dieux. Zeus, pour le mettre à l'épreuve, se présenta à lui sous les traits d'un mendiant. Lycaon le reçut à sa table et lui fit servir de la chair humaine (son propre petit-fils Arcas dans certaines versions). Indigné, Zeus foudroya ses cinquante fils (et ressuscita Arcas, qui monta ensuite sur le trône) et changea Lycaon lui-même en loup.
Une autre version rapporte que c'est un prisonnier Molosses qu'il fit cuire or ce peuple était apparenté à Zeus.
Selon une autre version, il sacrifia un enfant à Zeus sur le mont Lycée, ce qui provoqua l'ire du dieu. Selon une autre version Lycaon était innocent.
D'après le récit d'Ovide (Métamorphoses, I, 163-241), c'est l'impiété de Lycaon qui déclencha le Déluge, auquel survécurent Deucalion et Pyrrha : « Lorsque le père des hommes, fils de Saturne, a vu ce spectacle, il gémit et, se rappelant un crime trop récent encore pour avoir été divulgué, l'horrible festin servi à la table de Lycaon, il en conçoit au fond du cœur un courroux terrible, digne de Jupiter [...] »
[modifier] Bibliographie
- André Baïche, La naissance du baroque français, Toulouse, Presses de l’Université de Toulouse-Le Mirail, 1976.
- Jean-Claude Ternaux, « Agrippa d'Aubigné et Ovide : la fable de Lycaon (Les Tragiques, III, 187-190) » in Ovide, actes du colloque de Reims, Paris, Les Belles Lettres, 2002, p. 281-286.
- LEROUX Georges, Platon La République, Paris, GF Flammarion, 2004, 801 pages. Page 437 (République 565d-565e).

