Lycée Saint-Stanislas (Nantes)

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Lycée Saint-Stanislas
Généralités
Création 1829
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 47° 13′ 24″ N 1° 33′ 21″ O / 47.2233135, -1.5557671 ()47° 13′ 24″ Nord 1° 33′ 21″ Ouest / 47.2233135, -1.5557671 ()  
Adresse 2 rue Saint-Stanislas
44000 Nantes
Site internet saint-stanislas-nantes.paysdelaloire.e-lyco.fr/
Cadre éducatif
Type École privé
Localisation

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(Voir situation sur carte : Loire-Atlantique)
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Géolocalisation sur la carte : Nantes

(Voir situation sur carte : Nantes)
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Le lycée et collège Saint-Stanislas est un établissement nantais catholique d'enseignement général, secondaire et supérieur (MPSI, PCSI, MP, PC, PSI et TSI) situé à Nantes (Loire-Atlantique).

Historique[modifier | modifier le code]

La pension Orillard[modifier | modifier le code]

En 1829, la ville de Nantes possède seulement deux établissements scolaires où les enfants peuvent suivre des études classiques : le Lycée royal (lycée Clemenceau actuel) et le Petit Séminaire qui accueille les jeunes gens qui veulent devenir prêtres mais aussi ceux qui ne veulent pas fréquenter l’établissement laïc.

Afin de pallier la défaillance du petit séminaire, l’abbé Angebault, vicaire général, convainc son évêque d’ouvrir « une pension dirigée par des ecclésiastiques pour des enfants de milieu aisé où chacun recevrait une instruction élémentaire très solide et serait sérieusement préparé aux études classiques ». La direction de cette nouvelle école est confiée à l’abbé Orillard. La première rentrée scolaire s’effectue en octobre 1829, avec 17 élèves. Cette pension s’affirme comme la maison préférée des familles de l’ouest restées fidèles aux princes exilés après l’arrivée au pouvoir de Louis-Philippe Ier.

Le directeur, conquis par la personnalité de Stanislas Kostka, jeune jésuite polonais du XVIe siècle, canonisé au début du XVIII, déclaré plus tard patron de la jeunesse chrétienne, voue une grande dévotion à ce jeune saint et place la nouvelle école sous le patronage de saint Stanislas Kostka, malgré la réticence de nombreux Nantais.

L’établissement connaît un développement rapide, avec la construction de nouveaux bâtiments. On compte 117 élèves en 1835. Il sera ensuite cédé à l'évêque de Nantes après le départ de l'abbé Angebault.

L’essor[modifier | modifier le code]

Les autorités diocésaines veulent obtenir du gouvernement l’ouverture d’un collège secondaire. Après des négociations difficiles, le ministère de l’Instruction publique accepte mais sous certaines conditions : le corps professoral doit compter au moins deux licenciés et les classes supérieures doivent être implantées en dehors de la ville pour ne pas le concurrencer. Ainsi les classes de la 4e aux terminales sont installées à l’ancien monastère Notre-Dame des Couëts de Bouguenais près de Trentemoult. Dès lors, l’établissement se partage entre deux maisons, adoptant les mêmes usages, les mêmes méthodes, le même uniforme.

En 1850, la loi Falloux accorde la liberté de l’enseignement secondaire sans restriction ; ce qui favorise le développement de l’enseignement catholique. Cependant l’évêque ne juge pas utile de modifier le fonctionnement de Saint-Stanislas. En 1864, avec ses 200 élèves, l’établissement est surchargé. Il faut attendre 1867 pour qu’enfin soit construit le grand bâtiment surmonté d’une statue de la Vierge et que l’établissement devienne de plein exercice (classe de 6e à Terminale) sous la pression des parents qui refusent d'envoyer leurs enfants aux Couëts. En 1872, le collège présente, pour la première fois, ses douze premiers élèves au baccalauréat dont six sont reçus.

Dès lors, les effectifs ne cessent d’augmenter pour atteindre, à la veille de la Première Guerre mondiale, 300 élèves.

Le développement de l’école est marqué par de nombreuses constructions jusqu’à la fin du XIXe siècle, notamment sous la direction du chanoine Guillou : le réfectoire des professeurs achevé en 1877 et surtout l’actuelle chapelle néo-gothique due à l'architecte nantais François Bougoüin inaugurée en 1893 avec son orgue de treize jeux « Cavaillé-Coll », classé monument historique. Le porche et la galerie des arcades complètent l’ensemble et donnent à l’établissement sa physionomie actuelle.

Menaces et la tourmente de l’entre deux-guerres[modifier | modifier le code]

À la suite de la séparation de l’Église et de l’État en 1905, le collège est mis sous séquestre. Grâce à sa ténacité, le chanoine Guillou trouve l’argent nécessaire et la Société immobilière Saint-Stanislas, fondée à cette occasion, rachète le collège.

Les deux guerres perturbent la vie de l’établissement. En 1914, il est transformé partiellement en hôpital militaire. 141 anciens élèves et professeurs sont tués durant cette guerre. Dès la fin des hostilités, le chanoine Martin, le supérieur, s’emploie à cicatriser les plaies. Les parents sont de plus en plus nombreux à faire confiance à l’éducation donnée à Saint-Stanislas et les effectifs passent de 400 en 1919 à 570 à 1937. Hélas en 1939 de nombreux professeurs sont de nouveau mobilisés. Plusieurs sont faits prisonniers. Les locaux sont d’abord occupés par les réservistes du 65e Régiment d’Infanterie et l’établissement redevient hôpital militaire français puis allemand. Après les bombardements de septembre 1943, le collège est évacué et les élèves sont dispersés à la campagne angevine : Jallais, Piédouault et Beaupréau.

Après la guerre, tout rentre dans l’ordre. Sous les supériorats des chanoines Chaignon et Roul, une mutation sans révolution s’opère : la vie se libéralise et la discipline est moins sévère. L’élève devient le principal acteur de son avenir professionnel et est amené à y réfléchir.

Le contrat d'association avec l’État[modifier | modifier le code]

En application de la loi Debré (1959) qui fixe les rapports de l’État avec l’enseignement privé, le chanoine Paul Guiberteau, directeur de l’établissement signe un contrat d’association le 23 juin 1961. L’État, reconnaissant à l’enseignement catholique sa mission d’enseignement, rémunère les professeurs qualifiés (licence) devenus agents contractuels, non fonctionnaires et pourvoit au coût de fonctionnement appelé forfait d’externat. L’enseignement est dispensé suivant les règles et les programmes de l’enseignement public. L’État a le pouvoir de contrôle administratif, financier et pédagogique.

L’encadrement, assuré essentiellement par des ecclésiastiques avant 1960, se déconfessionnalise rapidement. Treize prêtres sont encore en activité 20 ans plus tard sur un effectif de 80 enseignants. Le dernier quittera son poste en 1993.

La période actuelle[modifier | modifier le code]

Au cours des 40 dernières années, l’école connaît encore de profonds changements. Ses effectifs doublent de 1961 à 1984 et atteignent 1 305 élèves. Elle ferme ses classes primaires en 1969. Établissement de garçons avec internat depuis sa création, il choisit officiellement la mixité 10 ans plus tard. Actuellement, les filles représentent 40 % des élèves.

Ce développement nécessite de nouvelles constructions. En 1972, l’abbé Alain Chantreau fait édifier un bâtiment de quatorze classes (appelé Jules-Verne) le long de la rue de la Distillerie puis, en raison des réformes, un bloc de laboratoire de sciences et une salle d’éducation physique.

En 1976, un laïc, Monsieur Dominique Pervenche devient directeur du collège et du lycée. Le fort accroissement des effectifs au cours des années 1980, la volonté d'améliorer les conditions de travail des élèves et l’ouverture d’un cycle de classes préparatoires aux grandes écoles en mathématiques supérieures et spéciales conduisent, en 1991 (1 630 élèves), à l’édification, avec l’aide du conseil régional des Pays de la Loire, d’une vaste salle polyvalente, sportive et culturelle et d’un important centre de documentation et d’information (CDI).

Les classes[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]