Lycée Joffre
| Lycée Joffre | |||
Entrée principale du lycée Joffre |
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| Généralités | |||
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| Création | 1804 | ||
| Pays | |||
| Académie | Montpellier | ||
| Coordonnées | |||
| Adresse | 150, Allée de la Citadelle 34060 Montpellier |
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| Site internet | www.lyceejoffre.net/ | ||
| Cadre éducatif | |||
| Proviseur | Jean-Claude Narci | ||
| Proviseur-adjoint | Nadine Limouzin | ||
| Population scolaire | 4100 | ||
| Localisation | |||
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Géolocalisation sur la carte : France |
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Le Lycée Joffre (du nom du maréchal Joseph Joffre) est l'un des principaux lycées de Montpellier, en France. L'établissement forme une cité scolaire comprenant un collège, un lycée et des classes préparatoires aux grandes écoles. L'ensemble accueille près de 4 000 élèves de la classe de sixième aux classes préparatoires.
Le corps principal du bâtiment, d'une architecture avec couverture en ardoise date des années 1880 ; il s'agissait, à l'origine de l'ancienne « caserne du Polygone ». À ce sujet, on peut remarquer le trophée d'armes et de drapeaux au sein du fronton central. À partir de la fin du XVIIe siècle, sur ordre de Louis XIV, comme pour Nîmes, Alès ou Saint-Hippolyte-du-Fort, le site fut occupé par une citadelle destinée à surveiller la ville pendant les troubles des guerres de religion dont on peut encore voir les murailles « à la Vauban ».
Sommaire |
Histoire [modifier]
Le lycée impérial de Montpellier, futur lycée Joffre, fut inauguré le 7 mars 1804 et connut sa première rentrée le 3 novembre de cette même année[1]. Il prenait ainsi la suite de l'ancien collège royal de Montpellier fondé par les jésuites en 1629[2] et qui occupait les locaux de l'actuel musée Fabre.
Les origines du lycée de Montpellier peuvent être retracées jusqu'au XIIIe siècle, puisque le collège royal est lui même l'héritier direct et le continuateur de la faculté des arts de l'université de Montpellier, fondée le 26 octobre 1289 par la bulle papale « Quia Sapientia » du pape Nicolas IV. Il est donc l'un des plus anciens lycée de France et le seul lycée de province héritier de la tradition de l'enseignement médiéval.
Plus tard, le lycée impérial deviendra « Lycée de garçons de la ville de Montpellier »[1]. En 1947, il est transféré dans la citadelle bâtie de 1624 à 1627 sous le règne de Louis XIII et devient le lycée Joffre[1].
Géographie [modifier]
Le lycée Joffre est situé au cœur de Montpellier, près de la place de la Comédie et de l'Écusson, sur l'Esplanade et à côté du centre des congrès du Corum. La gare et le centre commercial « le Polygone » se trouvent également à proximité. Les grandes librairies de la ville, ainsi que la médiathèque sont proches. Concernant le tramway, le lycée Joffre est situé assez près des arrêts du Corum et de la Comédie.
Enseignement [modifier]
Organisation [modifier]
L'enseignement secondaire [modifier]
La cité scolaire comprend un collège dont l'entrée se situe sur l'allée Henri II de Montmorency, au sud-est de la Citadelle. Les bâtiments du lycée occupent l'espace central de celle-ci. Les bâtiments des classes prépas (dont l'internat) se situent à l'entrée, côté esplanade Charles de Gaulle, de chaque côté de l'allée des Droits de l'Homme.
Le collège ainsi que le lycée comportent une section dite OIE (option internationale espagnole) dans laquelle les élèves suivent des cours d'histoire et de littérature en langue espagnole.
Les deux établissements se partagent certains équipements, comme les terrains de sport à l'est de la cité et la cantine.
Les classes préparatoires [modifier]
Le Lycée Joffre comporte des classes préparatoires scientifiques (pour un effectif de 500 taupins), littéraires (pour un effectif de 200 khâgneux et hypokhâgneux) et commerciales (pour un effectif d'une centaine d'épiciers). On compte environ 800 élèves dans l'ensemble de la structure des classes préparatoires du Lycée. Environ deux cents places d'internat (moitié fille et moitié garçon) sont à la disposition des élèves en classes préparatoires.
Classes prépas scientifiques [modifier]
Les élèves de ces classes sont appelés taupins, et ce partout en France.
Il existe à Joffre six classes de Mathématiques Supérieures (1re année) : deux MPSI, trois PCSI et une classe d'agros (BCPST). Il existe huit classes de Mathématiques Spéciales (seconde année) : deux PSI (dont une PSI*), trois MP (dont une MP*), deux classes de PC (dont une PC*) et une classe d'Agros (BCPST).
Les classes étoilées (notées avec le symbole *) sont les classes recrutant les meilleurs éléments afin de leur fournir une préparation centrée sur les concours les plus difficiles (École Polytechnique, Écoles des mines, École normale supérieure...).
Les classes de 1re année ont, de plus, des surnoms non officiels qui persistent depuis la naissance de la prépa : HX1, HX2… jusqu'à HX5. Les numéros viennent en fait de l'emplacement géographique des salles de cours de chaque classe dans le bâtiment des prépas à leur création. Une autre explication est l'ordre de création des classes : la première créée a été la Sup1 (HX1), la deuxième la Sup2 (HX2), jusqu'à la Sup5 (HX5). Le « HX » qui précède est l'abréviation de Hypothétique X. Chaque taupin est en effet un hypothétique intégré à l'X, qui n'est autre que l'École Polytechnique, plus prestigieuse école d'ingénieurs de France. Ainsi la MPSI1 est par exemple la HX2. Les promotions successives se voient attribuer les couleurs jaune ou rouge (changeant chaque année) et un nombre désignant l'année de la promotion depuis la création de l'École Polytechnique. Un élève rentré en MPSI1 en 2008 peut ainsi par exemple se nommer : « HX2 215 {rouge} ». Le jargon utilisé par les élèves est également assez développé. Il est inspiré de l'argot étudiant, auquel s'ajoutent des expressions propres à la prépa Joffre.
Les élèves de deuxième année peuvent acheter avant les concours une coiffe qu'ils portent en de nombreuses occasions : le Kalal, notamment lors de la semaine d'intégration, consacrée aux nouveaux élèves de Sup, au début du mois de septembre. Ce nom vient de la boutade qui veut que le pluriel de kalal est « kalaux », en fait « calots ». Ces « kalaux » sont ornés de « pins » divers représentant l'origine, le passé, ou les goûts personnels de celui qui le revêt.
Classes prépas littéraires [modifier]
Ces classes sont également appelées Hypokhâgne et khâgne.
Environ 200 élèves suivent ces cours. Ils sont répartis dans les classes suivantes :
- 2 classes de 1ères années (hypokhâgnes) LS1 et LS2
- 2 classes de 2èmes années : K2M pour lettres modernes et K2C pour lettres classiques
Les élèves passent généralement à l'issue des deux ans les concours de l'École normale supérieure, mais aussi les concours des instituts d'études politiques (Sciences Po) ou des écoles de commerce.
En 2008, les élèves des classes préparatoires littéraires du Lycée Joffre ont organisé le premier Festival de Khâgnes, du 18 au 20 juin, avec pour parrain le comédien Michel Galabru, ainsi que l'écrivain et scénariste Jean-Claude Carrière. Il s'agit du seul événement de ce genre organisé dans une classe préparatoire française. Chaque année depuis, les élèves de khâgne prennent en charge l'organisation du Festival de Khâgnes.
Classes prépas commerciales [modifier]
Il s'agit de classes commerciales filière scientifique. Il existe une classe pour chaque année (ECS1 et ECS2).
Les concours visés sont ceux des écoles de commerce, notamment HEC.
Bureau des élèves [modifier]
Les préparationnaires ont fondé « les Kalaux du Clapas », aussi appelé « le Bural » ou « Très Vénérable Bural » (sous-entendu « bureau des élèves »). Ici encore, ce nom est obtenu à partir du pluriel « bureaux ». Cette association a un statut légal. Elle s'occupe de la gestion du budget destiné à organiser des soirées diverses, parmi lesquelles le Gala des Prépas de Joffre, ainsi que des commandes de kalaux. Le budget de l'association repose, entre autres, sur le bénéfice réalisé lors des commandes de kalaux et des ventes de tickets lors des soirées.
Le Bural est composé de 24 élèves de toutes les filières. Ses membres étaient, jusqu'en 2010, élus par les élèves taupins de deuxième année, les élèves requins (HEC), agros (BCPST) et hypokhâgneux (littéraires) de première année. Mais les conditions pour pouvoir voter ont changé en 2011. Parmi ces postes, onze sont élus exclusivement par les taupins, deux par les agros, deux par les requins et deux par les khâgneux. Les sept autres sont élus par tous les élèves faisant partie du corps électoral.
Résultats [modifier]
| Année | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 |
|---|---|---|---|---|
| Bac L | 93 % | 99 % | 98 % | 98 % |
| Bac ES | 92 % | 95 % | 86 % | 93 % |
| Bac S | 88 % | 95 % | 97 % | 97 % |
| Bac STG | 78 % | 87 % | 91 % | 92 % |
Personnalités célèbres [modifier]
Professeurs [modifier]
- Paul Villard[4], physico-chimiste, agrégé de sciences physiques, découvreur des rayons gamma en 1900 au laboratoire de chimie de l'École normale supérieure et membre de l'académie des sciences;
- Édouard Roche[5], astrophysicien, professeur à l'Université de Montpellier et membre correspondant de l'académie des sciences;
- Emmanuel Leroy-Ladurie[1], agrégé d'Histoire, professeur émérite au Collège de France ;
- Régis Messac, écrivain (1929-1936) ;
- Robert Verdier, député SFIO, fondateur du PSA et du PSU ;
- Jean Joubert, écrivain et poète, professeur d'anglais
- Patrick Loubatière[6], écrivain ;
- Jean-Paul Brighelli[7], écrivain ;
- Jean-Claude Michéa, philosophe ;
- Jesus Gutierrez Flores, historien, écrivain espagnol[8] ;
- Pilar Medina[réf. nécessaire], Miss International 1977, professeur d'espagnol
Élèves [modifier]
- Auguste Comte[1], philosophe, dont une citation est lisible à l'entrée du lycée : « L'univers doit être étudié non pour lui-même mais pour l'homme. » ;
- Paul Valéry[1], poète, professeur au Collège de France et académicien;
- Georges Charpak[1],[9], physicien, Prix Nobel de Physique en 1992, chercheur au CERN et professeur à l'ESPCI ParisTech;
- Antoine-Jérôme Balard[10], chimiste, découvreur du brome (Royal Medal de la Royal Society de Londres en 1830),professeur à l'Ecole Normale Superieure et au Collège de France;
- Joseph Boussinesq[11], mécanicien des fluides et mathématicien, professeur à la Sorbonne et membre de l'académie des sciences;
- Édouard Roche[12], astrophysicien, professeur à l'Université de Montpellier et membre correspondant de l'académie des sciences;
- Antonin Besse[13], entrepreneur et philanthrope, fondateur du St Antony's College de l' Université d'Oxford ;
- André Gide[1], écrivain ;
- André Chamson[1], écrivain ;
- Marius Roustan[14], homme politique, sénateur de l'Hérault (1920-1940), Ministre de l'Éducation nationale (1935-1936) ;
- Alain Peyrefitte[15], homme politique, diplomate et écrivain, plusieurs fois ministre et académicien ;
- Michel Galabru[16], acteur ;
- Georges Frêche[17], homme politique, élève en CPGE ;
- Fabrice Bellard[18], informaticien, mathématicien ;
Notes et références [modifier]
- Un peu d'histoire, sur Lycée Joffre
- Notice historique sur le Collége Royal de Montpellier, sur Google Books
- Le Figaro - Palmarès des Lycées 2011 - Lycée Joffre, lefigaro.fr. Consulté le 20 novembre 2011
- Paul Villard, sur Wikipédia
- Édouard Roche
- Le Parisien, article du 30 janvier 2012
- La prépa, ascenseur social ?, sur Lycée Joffre, 2006
- Présentation de la section internationale espagnole sur le site du Lycée Joffre
- Georges Charpak (1924-2010), sur Lycée Joffre. Consulté le 2 décembre 2011
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine-J%C3%A9r%C3%B4me_Balard, sur Wikipédia
- Joseph Boussinesq
- Édouard Roche
- Besse, Antonin (1877–1951), entrepreneur and benefactor by T. A. B. Corley, sur Oxford DNB
- Marius Roustan
- Michel Héluwaert, Pour l'éducation populaire, Editions L'Harmattan, 2004, 266 p. (ISBN 2747559262) [lire en ligne], p. 75
- Ces étudiants qui ont fréquenté Montpellier, sur lacitoyennete.com/. Consulté le 2 décembre 2011
- Fiche de Georges Frêche sur le site de Montpellier Agglomération
- Fabrice Bellard, sur L'univers de Pi. Consulté le 2 décembre 2011
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Citadelle de Montpellier
- Argot scolaire
- Système éducatif français
- Lycée en France
- Classe préparatoire aux grandes écoles
- Joseph Joffre, Maréchal de France.